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Professeur Charles Gombé Mbalawa : « La lutte contre le cancer nécessite des apports tous azimuts » - 07/01/2010 - Les dépêches de Brazzaville - Congo-BrazzavilleEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

A l'occasion de la sortie de l'édition 2010 de la revue « Carcinologie pratique en Afrique », son rédacteur en chef, Charles Gombé Mbalawa, dresse le bilan des activités de lutte contre le cancer menées par le Service de carcinologie et radiothérapie du CHU de Brazzaville dont il a également la charge.

Les Dépêches de Brazzaville. La revue « Carcinologie pratique en Afrique » semble peu connue du grand public congolais. Pouvez-vous, professeur, nous la présenter ?

Charles Gombé Mbalawa : Il s'agit d'une publication biennale de diffusion des activités de lutte contre le cancer dans le monde. Elle intéresse tous ceux qui travaillent aussi bien à l'hôpital qu'en dehors de l'hôpital pour cette lutte. Les travaux de recherche effectués par différentes équipes nous sont envoyés, et sont ensuite analysés par le comité de lecture. D'éventuelles modifications sont ainsi portées, puis les travaux sont publiés intégralement dans la revue.

D.B. La 9e édition qui vient de paraître contient-elle des particularités ?

C.G.M. L'édition 2010 contient en effet deux particularités. La première est que l'une de nos bienfaitrices, Edith Lucie Bongo Ondimba, qui a aidé à la réalisation de plusieurs numéros, est décédée en 2009. Dans l'éditorial nous rendons donc honneur à cette grande dame africaine. La seconde particularité est que beaucoup de travaux sont signés du Mali et de Côte d'Ivoire. Des travaux qui concernent surtout le cancer de la tyroïde, le cancer du rein et certains cancers particuliers de la peau chez les Albinos. Ce dernier sujet est traité par notre équipe de Brazzaville. C'est cette diversité de provenance des articles qui a scellé le caractère international de la revue.

D.B. Quel est votre sentiment sur l'évolution et la lutte contre le cancer en Afrique aujourd'hui ?

C.G.M. Je pense qu'on peut retenir trois choses. D'abord, cette grave affection existe malheureusement en Afrique et touche tous les âges et tous les sexes. Le plus jeune patient recensé dans notre service n'avait que trois mois, alors que la plus âgée avait 88 ans. Ensuite, manifestement il faut faire quelque chose pour la lutte contre cette maladie. Parce que le traitement médical coûte horriblement cher. La troisième chose est qu'il faut entreprendre des recherches et, lorsque l'on a quelques résultats, les diffuser.

D.B. On a l'impression qu'il y a une solidarité manifeste dans ce domaine ici au Congo. N'est-ce pas ?

C.G.M. L'Union congolaise contre le cancer, une ONG que nous avons mise sur pied avec le soutien d'André Obami Itou qui en préside le conseil d'administration, travaille là-dessus. Nous travaillons également avec deux autres ONG que sont la Fondation Calissa Ikama et l'Association congolaise Accompagner, toujours dans le but d'aider les malades en essayant de diminuer le poids du coût du traitement.

D.B. Le service de cancérologie du CHU de Brazzaville que vous dirigez mène beaucoup de recherches. Quelles sont les principales données dont vous disposez sur cette maladie à Brazzaville ?

C.G.M. Ce service, qui s'appelle aujourd'hui Service de carcinologie et radiothérapie, existe depuis 1981. Depuis lors, nous avons réalisé un certain nombre de travaux qui nous ont permis, notamment avec le registre des cancers de Brazzaville, de donner au ministère de la Santé et à l'université Marien Ngouabi les informations sur l'incidence du cancer, sur le nombre de nouveaux cas que l'on voit dans la ville. Ainsi, nous avons déterminé qu'en moyenne, cinq cents nouveaux cancers sont vus dans la ville de Brazzaville chaque année, avec une prédominance féminine : 52% de femmes et 48% d'hommes.

D.B. Comment tous ces patients sont-ils pris en charge dans vos services ?

C.G.M. C'est la partie la plus difficile je dirais. Parce que les malades atteints de cancer, pour être traités médicalement, doivent débourser en moyenne une somme de 400 000 Fcfa par mois. Et, pour qu'un traitement soit efficace et complet, il doit être suivi pendant six mois. Vous comprenez bien que cela n'est pas à la portée de tout le monde. Donc, avec les ONG que je viens de mentionner, nous sensibilisons l'opinion, afin que de bonnes volontés et l'Etat congolais viennent en aide aux malades, afin d'alléger le coût des traitements.

D.B. Quels sont les apports internationaux dont vous bénéficiez dans cette lutte contre le cancer ?

C.G.M. Nous avons déjà les apports de tous nos collègues congolais et étrangers avec lesquels nous travaillons ensemble. Parce que l'on ne peut pas soigner le cancer seul. Par l'intermédiaire du Symposium brazzavillois de carcinologie, nous participons à la mise en commun de nos expériences. Une réunion aura d'ailleurs lieu du 11 au 14 mai 2010 à cet effet : le 5e Congrès euro-africain de cancérologie. Par ailleurs, par le biais des relations que nous entretenons avec des collègues à l'étranger, nos étudiants sont reçus en stage. Notre service a également des accords de recherche avec le Centre international de recherche sur le cancer basé à Lyon en France. Avec ce centre, nous avons mis en place ensemble le registre des cancers de Brazzaville et travaillons actuellement dans un programme de dépistage des cancers du col de l'utérus. Nous essayons de mettre en évidence les états précancéreux de ce cancer et de le traiter puisque nous avons le matériel nécessaire ici à Brazzaville.

D.B. Peut-on enfin dire, au regard de toutes ces activités, que Brazzaville est à la pointe dans la lutte contre le cancer, tout au moins au plan africain ?

C.G.M. Je dirais simplement que Brazzaville essaie, avec l'appui de ses fils et d'autres praticiens extérieurs, de tout mettre en œuvre pour lutter contre cette grave maladie qui est présente dans nos contrées et dans notre continent. Et pour lutter efficacement, il faut des apports, des appuis et des soutiens de tout le monde.

Propos recueillis par Thierry Noungou

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