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Fermeture prochaine des cabinets médicaux illégaux et destruction des kiosques de vente des médicaments à Pointe-Noire - 04/06/2010 - Les dépêches de Brazzaville - Congo-BrazzavilleEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le ministre de la Santé, Georges Moyen, a annoncé ces mesures le mardi 1er juin 2010. Georges Moyen s'est entretenu avec le préfet de Pointe-Noire, Alexandre Honoré Paka, les médecins de l'hôpital de Loandjili ainsi qu'avec les pharmaciens et leur syndicat à la Direction départementale de la santé. Ces mesures ont été prises pour mettre fin à l'exercice illégal des professions de médecin et de pharmacien ainsi qu'à la vente illicite des médicaments contrefaits vendus à l'étalage par les « Bâna bilongo ».

En effet, en matière de vente de médicaments, un phénomène spécifique de la capitale économique se développe : celui des kiosques de vente de produits pharmaceutiques. Ces pharmacies parallèles exerceraient avec la complicité de certains pharmaciens légaux qui leur fournissent des médicaments, selon le ministre. Pour s'opposer à la présence persistante de ces kiosques malgré leurs revendications, les pharmaciens de Pointe-Noire avaient d'ailleurs prévu une grève, à laquelle ils ont renoncé lorsque le ministre leur a promis de les accompagner et de les assister pour réglementer la situation.

Il ressort du contrôle effectué par le département de la santé que 90% des cabinets médicaux exercent leurs activités illégalement. Plusieurs d'entre eux sont tenus par des étrangers sans professions (Chinois, Congolais de RDC...) ; d'autres appartiennent à des chefs de services d'hôpitaux publics. Ainsi, bon nombre de médecins, encouragés par leurs chefs, abusent des largesses de l'État. Guidés par le gain, ils ont tendance à privilégier les officines privées au détriment des structures publiques, ce qui occasionne des absences aux postes de travail des médecins aux heures requises ainsi que le détournement des malades qui réduit le taux d'occupation dans les structures sanitaires publiques.

Pour remédier à tous ces aspects qui menacent la santé publique, il a été décidé de redynamiser la commission d'homologation des médicaments qui avait été mis en place, avec l'implication des directions départementales de la santé, de la défense, de l'intérieur, de la douane, etc. Il a aussi été décidé de la destruction des kiosques de vente de médicaments dans les plus brefs délais, puis interviendra l'interdiction de la vente des médicaments de contrefaçon. À cet effet, il est prévu une campagne d'information et de sensibilisation des populations sur les risques de la consommation des « médicaments de la rue ».

Pour ce qui est de la fourniture de médicaments aux pays limitrophes, comme le Cabinda, qui se ferait d'une manière tout aussi illégale, le ministre a déclaré : « Tous ceux qui se servent au Congo doivent se conformer aux lois nationales en la matière ». La fourniture des médicaments est donc soumise à la possession des documents légaux délivrés par le département de la santé.

La fermeture des cabinets médicaux exerçant illégalement se fera après contrôle. Un délai de trois mois a été accordé aux professionnels pour légaliser leurs structures. « Les autorisations d'ouverture ne seront remises qu'à ceux qui remplissent les conditions d'ouverture et d'exercice de la profession », a déclaré le ministre.

Il a aussi été demandé aux médecins de choisir entre exercices privé et public de leur profession pour éviter le double emploi. Les chefs de service ont l'obligation d'augmenter les taux d'occupation au risque d'être sanctionnés. « J'entends protéger les structures légales, mais si elles entrent dans l'inégalité, elles seront sanctionnées : il faut appliquer la loi », a précisé Georges Moyen.

En outre, il a été demandé aux pharmaciens de pratiquer les mêmes prix sur les produits le jour et la nuit, cette habitude ayant fait l'objet de plaintes des populations.

Au cours de leur entretien avec le ministre, les médecins ont déploré leurs conditions ; ils ont par ailleurs suggéré d'organiser un séminaire sur l'éthique et la déontologie.

Lucie Prisca Condhet

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