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Diabète : harmoniser les politiques de prise en charge des malades - 31/10/2011 - Le journal de Brazza - Congo-BrazzavilleEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

C'est le vœu des experts présents au premier sommet africain francophone sur le diabète à Brazzaville.

Les scientifiques et spécialistes africains et européens des questions du diabète, réunis du 27 au 29 octobre 2011, à Brazzaville, en premier sommet africain francophone, ont souhaité une harmonisation des politiques de prise en charge des malades au niveau des pays en vue de lutter contre le diabète en Afrique, cette Maladie Non Transmissible (MNT) qui place ce continent au premier rang. Intervenant au cours d’une conférence de presse marquant la clôture de ce sommet, en sa qualité de membre du comité scientifique, le Pr J.C. Mbanya du Cameroun, a souligné qu’en 20 ans plus de 450 millions de personnes ont les facteurs de risque du diabète surtout de type II et si l’on y prend garde, en 10 ans elles seront plusieurs milliards. Le Pr Mbanya a dénoncé le fait qu’en Afrique la question de prise en charge de cette maladie pose encore problème, alors qu’en Europe elle relève de la sécurité sociale.

© Fredolin Bayombé, pour Journaldebrazza.com
Les participants au premier sommet africain francophone sur le diabète

En Afrique, le diabète de type II, le plus fréquent apparaît entre 30 et 40 ans, tandis qu’en Europe il l’est autour de 60 ans, a-t-il indiqué, appelant les médias à intensifier les campagnes de sensibilisation des populations sur la maladie, afin de les amener à un réel changement de mentalités et permettre de diminuer le fardeau du diabète en Afrique en général et au Congo en particulier. Il a invité les médias à sensibiliser les populations sur les moyens de prévenir les facteurs de risque de cette maladie afin de donner une marge de vie aux malades du diabète. Parmi ces facteurs, il a cité l’obésité, les mauvaises habitudes d’alimentation et le manque du sport. Pour lui, «l’élévation du taux de sucre dans le sang n’est pas un véritable problème, mais les complications que cela entraîne pour l’organisme constitue un danger».Parmi ces complications figurent notamment le durcissement des vaisseaux, l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires, la cécité, le gonflement des membres inférieurs pouvant engendrer leur amputation, la faiblesse sexuelle, l’insuffisance rénale, la perte de sensibilité, et bien d’autres. La question de la lutte contre le diabète devrait impliquer tout le monde, ont souligné les spécialistes présents à cette conférence de presse, qui ont également invité les médias, les associations des patients à s’impliquer largement en vue d’accompagner les scientifiques dans la lutte contre cette maladie chronique qui menace plus de 360 millions de personnes dont 12 millions d’Africains au sud du Sahara.

Outre les questions liées à la sensibilisation des populations sur la maladie, les spécialistes ont soulevé aussi le problème de la formation accélérée du personnel sanitaire pour une meilleure prise en charge des malades. Pour cela, des cours de formation sur internet sont prévus tous les deux jeudis du mois. Ils ont souhaité que la prise en charge des maladies chroniques se fasse dans toutes les structures de santé tout en réorganisant les soins de santé primaires.

© lacroisette.org

Le 1er sommet africain francophone sur le diabète s'est tenu du 27 au 29 octobre 2011, à Brazzaville

Plusieurs spécialistes de la question ont échangé leurs expériences sur la manière dont est organisée la prise en charge du diabète dans leurs pays respectifs et sur les moyens de prévention de ce fléau. En Côte d’Ivoire, par exemple, le médicament lié au diabète, notamment l’insuline pour les malades du diabète du type I est pris en charge par l’Etat, donc gratuit, tandis qu’au Sénégal ce produit pris en charge aussi par l’Etat est vendu à 1500 FCFA. Au Congo, il est vendu à 5000 FCFA, indique-t-on. Les diabétologues africains et européens qui se sont déclarés satisfaits de la qualité des résultats émanant des différentes interventions et échanges d’expériences, ont décidé de se retrouver en 2012 à New York aux Etats-Unis d’Amérique et en 2013 à Bamako au Mali.

Par ailleurs, un prix de la Francophonie a été initié à cette occasion pour encourager les meilleurs posters. Le premier prix a été attribué à la Côte d’Ivoire et le deuxième est revenu au Congo. Ce premier sommet placé sous le thème: "Diabète et précarité: enjeux et potentiel médical" a été organisé par la Fédération Internationale du Diabète (FID) avec le soutien de l’OMS/AFRO, du ministère de la santé et de la population et des sociétés savantes africaines et européennes. Il avait pour objectif principal de contribuer à l’amélioration de la prise en charge du diabète en Afrique, s’appuyant sur l’échange d’expertise et des expériences réussies, reproductibles dans les pays à ressources limitées.

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