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La formation, goulot d'étranglement pour le système - 01/11/2012 - Les dépêches de Brazzaville - Congo-BrazzavilleEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La formation des personnels médicaux et paramédicaux s'avère un point central du vaste programme d'amélioration du système de santé au Congo. La délégation spéciale des professionnels de santé de la diaspora en séjour de travail du 20 au 29 dans le pays en a fait le constat.

Un des cas typiques de l'état déplorable de l'offre nationale de formation en santé est l'école paramédicale Jean-Joseph-Loukabou. La mission des médecins congolais de la diaspora a visité cet établissement et eu des échanges avec ses responsables. Elle en est sortie avec un goût amer, résumé par ce commentaire d'un des membres : « une formation à revoir de fond en comble ».

Selon le docteur Arsène Bikoué qui conduisait ce groupe de professionnels congolais venus de France, il est important de marier deux aspects essentiels pour que la formation soit rigoureuse, à savoir la théorie et la pratique. Par exemple, au plan théorique il faudrait envisager une réforme totale des programmes, revoir leurs contenus, le volume horaire et probablement aussi la durée de la formation sur les différentes spécialités, notamment celles d'infirmière, de sage-femme, d'assistance sanitaire.

« On constate vite au premier contact avec les personnels hospitaliers que la formation paramédicale est mauvaise. Nous nous sommes rendu compte sur place dans cette école qu'il n'y avait pas de programme à proprement parler, il y a juste une liste des matières à étudier, mais sans contenu réel ; pas non plus d'enchaînement logique entre les matières de la première à la deuxième année. Personne n'a pu donner de réponse là-dessus, et même les enseignants eux-mêmes ne le savent pas », a déclaré en substance le chef de la délégation spéciale des professionnels de santé de la diaspora. Une formation somme toute bâclée ou tout simplement inexistante.

Cette opinion est appuyée par la simple visite de l'école paramédicale et médico-sociale de Brazzaville. L'image donne de bons arguments à une tendance de l'opinion qui estime que cet établissement est à fermer. Des structures profondément délabrées, des salles de classe misérablement équipées, un personnel essentiellement sous-qualifié (composé à 98% de vacataires), etc. On peut se demander comment dans ces conditions contrer les antivaleurs tant décriées et former des paramédicaux aptes à relever les énormes défis du système sanitaire national.

Et la faculté des sciences de la santé ?

À quelques différences près, l'offre nationale de formation en matière médicale n'offre pas de meilleurs atouts au niveau supérieur. La faculté des sciences de la santé, où la mission de la diaspora a également eu des échanges, manque d'enseignants fondamentalistes, entre autres.

Par ailleurs, sur les trois filières de formation prévues dans cet établissement de l'université Marien-Ngouabi de Brazzaville, une seule filière fonctionne jusqu'à ce jour, il s'agit de la médecine. La pharmacie et la chirurgie dentaire ne sont jamais lancées. Là aussi se pose le problème de matériel didactique.

Ce manque d'une formation à la hauteur des exigences actuelles explique, selon les professionnels de santé de la diaspora, les nombreuses insuffisances observées dans les formations sanitaires du pays, à l'instar du centre hospitalier universitaire de Brazzaville. Des personnels manquant souvent de bases théoriques et des réflexes fondamentaux dans la pratique professionnelle. Par ailleurs, des équipements acquis à prix fort manquent parfois de spécialistes pour un usage optimal.

Accompagner l'amélioration du système

La délégation spéciale des professionnels de santé de la diaspora est une structure rattachée à l'association Synergie et Développement de l'Afrique. Sa dernière mission au Congo s'était fixée comme but d'enraciner son implication sur le terrain, approfondir ses contacts et assoir un cadre de travail en vue d'aider à l'amélioration du système sanitaire national.

Elle s'engage ainsi dans un programme qui devrait commencer par son institutionnalisation afin de répondre adéquatement aux exigences de cette ambition. « La délégation spéciale des professionnels de santé de la diaspora doit devenir une plaque tournante qui va travailler avec les différents ministères qui tous concourent directement ou indirectement à l'amélioration du système de santé du pays. De manière générale, elle propose de préparer un cadre avec lequel elle va travailler avec les différents ministères », a précisé Arsène Bikoué.

Sa dernière mission a justement été marquée par des contacts et concertations avec différents ministres et autres gestionnaires d'administrations et établissements publics en vue de mettre en place des cadres de travail et d'échange.

Au plan pratique la délégation prévoit l'installation de certains spécialistes de la diaspora dans deux centres de santé intégrés de référence, dont l'un dans la partie nord et l'autre dans la partie sud de Brazzaville. Objectif : encadrer les ressources humaines et disséminer la connaissance, le savoir scientifique et technique à travers d'autres hôpitaux à partir de ces pôles de référence. « L'essentiel pour nous est de faire qu'on puisse soigner au Congo comme on soigne ailleurs. Pour ce faire, il faut une stratégie, une orientation ascendante qui part de la base, donc, des CSI, et qui va remonter petit à petit vers les hôpitaux de base, les hôpitaux de référence et le CHU », a réaffirmé le docteur Arsène Bikoué.

Les professionnels de santé de la diaspora sont impliqués par le président de la République, Denis Sassou N'Guesso, dans le développement de la santé. Certains d'entre eux manifestent le désir de revenir travailler au Congo.

Thierry Noungou et Guillaume Ondzé

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