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Santé publique : le Dr Guylain Kaya plaide pour plus d'investissements dans la nutrition - 23/07/2018 - Les dépêches de Brazzaville - Congo-BrazzavilleEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Maladie grave due à un déséquilibre d'apport alimentaire ne répondant plus au besoin de l'organisme, la malnutrition affecte plus les enfants en République démocratique du Congo. La malnutrition est l'une de causes de mortalité infantile.

En dépit de multiples interventions appuyées par les partenaires pour changer la donne sur le terrain, la situation reste préoccupante au regard des récentes données qui révèlent que 43% d'enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique, soit presqu'un enfant sur deux. Quant à la malnutrition aiguë, elle touche plus de deux millions d'enfants de moins de 5 ans, soit un enfant sur dix.
Problème non seulement de santé publique mais aussi économique, la malnutrition est un obstacle au développement d'une nation qui se veut prospère. A en croire le directeur du Programme national de nutrition (Pronanut), le Dr Guylain Kaya, la nutrition doit être une priorité gouvernementale. " Il est temps que le gouvernement puisse investir davantage dans la nutrition". Il a tenu ces propos au cours d'un entretien avec les membres du Réseau des journalistes amis de l'enfant.

La situation de la malnutrition s'est aggravée, au Kasaï par exemple, avec les récents événements dûs aux miliciens Kamwuina Nsapu, a-t-il reconnu. Tout en espérant que cette situation sera améliorée, le directeur du Pronanut demande au gouvernement « d'investir dans la nutrition, parce qu'elle constitue la fondation d'un système sanitaire ».

Le Dr Guylain Kaya est d'avis qu'on ne peut pas vacciner ni donner des antituberculeux et antirétroviraux dans un environnement malnutri. Pour lui, la nutrition doit être une priorité du gouvernement pour contribuer à la fin de la mortalité infanto-juvénile. Ce fléau qui mine la vie des milliers d'enfants congolais constitue, a-t-il laissé entendre, une charge pour le gouvernement car chaque année, plus d'un milliard de dollars américains sont dépensés pour lutter contre cette maladie pourtant évitable en observant certaines bonnes pratiques de vie courante.

Il a indiqué, par ailleurs, qu'en dépit de cette situation alarmante, le gouvernement et ses partenaires se mobilisent pour changer les indicateurs sur le terrain. Il existe, a-t-il soutenu, des interventions préventives efficaces et à moindre coût, citant l'allaitement exclusif de l'enfant durant les mille jours, la consultation préscolaire pour le suivi de la croissance de l'enfant jusqu'à 5 ans, l'éducation communautaire et les aspects de la prise en charge... .

Selon l'Unicef, les conséquences de la malnutrition sont multiples. Sur le plan de la santé, elle est l'une des causes de décès chez les enfants, affaiblit le système immunitaire, rend l'enfant vulnérable à la maladie et freine la guérison. Elle entraîne aussi le retard de croissance. Sur le plan économique, elle accroît la prédisposition aux maladies et laisse les individus sans force et léthargiques, réduisant leur capacité de travail. Ainsi, elle abaisse la productivité, entrave la croissance économique et l'efficacité des investissements dans les domaines de la santé et de l'éducation et augmente la pauvreté.

On estime que dans certains pays, les pertes de vies, les infirmités et la chute de productivité consécutives aux carences nutritionnelles coûtent plus de 5 % du produit national brut. Aussi, longtemps tenue pour une cause de la malnutrition, la pauvreté est de plus en plus considérée comme l'une de ses conséquences. La malnutrition a également une incidence négative sur l'éducation car elle menace la scolarisation des enfants. Un enfant malnutri ne peut pas aller à l'école, ses facultés intellectuelles sont diminuées.

Par Blandine Lusimana

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