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Situation du VIH/SIDA sur l'axe fluvial Congo-Oubangui
L'analyse de la situation du VIH/SIDA sur l'axe fluvial Congo-Oubangui
par l'enquête réalisée à Brazzaville, à Kinshasa, et à Bangui en
décembre 2000 a révélé les points suivants : L'ampleur de l'épidémie
varie d'un pays à l'autre : 5 % chez les adultes, 6,5 % au Congo,
14 % en RCA. Mais dans les mêmes pays il existe des disparités entre
les régions, c'est ainsi qu'on trouve au Congo en 1996, le taux
de prévalence est de 6 à 8 % à Brazzaville et de 14% à Pointe-Noire
; en RCA, le taux atteint 20 % dans la capitale contre 14 % dans
certaines zones.
Sur le plan social, aux frontières fluviales, les différents usagers
de l'axe fluvial sont en interaction journalière avec les populations
riveraines et les employés des différents services représentés dans
les ports et les beachs. Il s'agit des porteurs/bagagistes, les
policiers/douaniers, les agents de la Croix Rouge et du service
d'hygiène, les prostituées et les réfugiés (125 000 au nord Congo
et plus de 30 000 en RCA) etc. A propos des facteurs de risque et
de vulnérabilité, on note une utilisation très faible utilisation
des préservatifs, l'absence de structure de distribution ou de vente
des préservatifs, d'infrastructures sanitaires de prise en charge
des malades dans les ports et ses environs malgré la forte concentration
des personnes dans les ports et ses environs ainsi que dans les
bateaux.
Le fleuve Congo et ses affluents, ainsi que le Chari sont des axes
importants de communication et d'interaction (environ 10000 passagers
par mois entre Kinshasa et Brazzaville).
Le contexte socio-économique est caractérisée par la conjugaison
de la pauvreté et la violence.
Absence de programme IST/SIDA dans les ports, les beachs et dans
les bateaux.
C'est cette situation qui a justifié la mise en place d'un plan
d'action pour la période 2000 à 2004 dont les missions principales
sont :
1. contribuer à la réduction des IST/VIH/SIDA et à l'atténuation
de leur impact socio-économique dans le bassin des fleuves Congo-Oubangui
et Chari par la promotion de la collaboration sous régionale ;
2. mettre en place des interventions pouvant générer une valeur
ajoutée aux efforts de chaque pays ;
Les principes directeurs de l'initiative sont :
a) approbation de l'initiative par les pays membres et les communautés
concernées ;
b) conformité des interventions avec les plans stratégiques nationaux
des pays membres ;
c) intervention avec l'environnement socio-culturel des pays membres
;
d) implication avec des personnes vivant avec le VIH dans la mobilisation
des communautés, la planification, la mise en œuvre et l'évaluation
des interventions ;
e) respect du genre et des droits de l'homme :
f) bannissement de toute forme de discrimination et de stigmatisation
à l'endroit des personnes vivant avec le VIH/Sida ;
g) transparence dans la gestion de l'initiative.
h) promotion du partenariat national, sous-régional et international
contre le sida.
Les principaux objectifs de l'initiative :
1 renforcer la collaboration et la coopération entre les pays membres
de l'initiative entre les pays membres de l'initiative et de tous
les partenaires pour une action coordonnée ;
2 promouvoir l'échange d'expériences réussies, des résultats de
recherche et de meilleures pratiques entre les pays membres de l'initiative
et leur assurer une large diffusion ;
3 assurer le plaidoyer pour une réponse renforcée dans les pays
de l'initiative. Source : Le Caducée, 2001 (2): 16-17.
Rapport transmis le 29 mars 2002 par le Docteur Pascal TALANI
talanip@yahoo.fr
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