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La déclaration d'Abuja du 25 Avril 2000 s'est fixée comme
objectif une couverture efficace de prévention antipalustre
d'au moins 60% chez les femmes enceintes et les bébés.
Cette prévention antipalustre fait appel non seulement à la
chimioprophylaxie mais également à tous les autres moyens
de lutte antivectorielle notamment la moustiquaire imprégnée.
En Côte d'Ivoire, il s'agit d'un paludisme stable donc présent
toute l'année avec des périodes de recrudescence. La femme
enceinte court 3 à 4 fois plus de risque de contracter le
paludisme.
Selon le programme national de lutte contre le paludisme,
la chimioprophylaxie classique ne se justifie plus, car mal
faite, à l'origine d'échec et de chimiorésistance.
Une nouvelle stratégie appelée traitement préventif intermittent
(TPI) est utilisée depuis cette année alors qu' elle l'est
depuis 2 à 3 ans dans les pays d'Afrique de l'Est et
du Sud.
Le choix de la Cote d'Ivoire s'est porté sur la Sulfadoxine
- Pyriméthamine à raison de 2 doses séparées d'au moins 1
mois d'intervalle à prendre à partir des premiers mouvements
du fœtus jusqu'à la 26ème semaine de grossesse.
La dernière cure ne doit être faite après la 35ème semaine.
Nul doute que cette stratégie qui marque une rupture d'avec
l'ancienne est porteuse d'espoir.
Pour plus d'efficacité, il est nécessaire que tous les agents
de santé y adhèrent.
Docteur Raphaël ABAULETH
Abidjan, le 21 octobre 2003
Yao Raphaël Abauleth abauleth@hotmail.com
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