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L'observation de la littérature scientifique médicale internationale
des dernières années montre une marginalisation de fait des
articles des chercheurs africains donnant la désagréable impression
d'absence d'activité de recherche.
A notre avis, cela est peut-être dû aux différences importantes
des moyens mis au service de la recherche scientifique et
à la qualité méthodologique de nos travaux. Mais ceux-ci s'améliorent
considérablement depuis quelques années, depuis que la notion
de « publier ou périr » s'introduit progressivement dans nos
profils respectifs de carrières. Cela me paraît également
en rapport avec les différences entre pays riches et moins
riches dans les points d'intérêts et les problèmes rencontrés
dans l'exercice de la médecine. En effet, il existe des pathologies
proprement tropicales et des aspects tropicaux de pathologies
ubiquitaires.
Ainsi, en pathologie digestive, les derniers développements
de la radiofréquence dans les cancers du foie ou de chimio
hyperthermie dans le carcinoses péritonéales n'ont pas le
même intérêt que la prise en charge des pathologies digestives
chez le patient atteint du VIH-SIDA pour un chercheur ivoirien.
Il est de ce fait fréquent au cours des rencontres scientifiques
internationales qui se déroulent dans les pays occidentaux
auxquelles nous assistons, de voir au cours des pauses, des
regroupements spontanés de participants africains pour échanger
sur les réalités locales.
Il est donc important de développer des rencontres sud-sud
de tous les scientifiques africains. Ces rencontres, à défaut
d'être réelles pourraient être virtuelles. La communication
par Internet est l'outil idéal pour échanger et se rencontrer
sans avoir à se déplacer, avec des confrères plus nombreux.
Je voudrais de ce fait remercier le Staff de Santé tropicale
d'avoir mis à notre disposition un cadre performant d'échanges
et de rencontre entre chercheurs d'un même pays (qui ignorent
souvent les travaux les uns des autres, fautes de publications)
et chercheurs de pays africains différents.
Il nous appartient aujourd'hui d'animer cet espace :
- en proposant des communications riches et variées qui seront
lues par des milliers de confrères,
- en l'utilisant comme support d'information pour les rencontres
et activités scientifiques et professionnelles
- et comme forum de discussions et d'échanges sur des préoccupations
quotidiennes où nous pourrons profiter de l'expérience des
autres.
Voici ainsi définies les rubriques que nous souhaiterions
voir développer sur ce site.
A très bientôt.
Abidjan, le 19 mars 2002
Docteur Brahima Diarra diarrab@santetropicale.com
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