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Prison ferme pour des parents exciseurs en France, circoncision toujours autorisée aux adultes en Allemagne,
"Le sujet aliéné est fou dans la mesure où il se prend sans médiation pour ce à quoi il s'identifie."
Une fois de plus en matière d'excision, une cour d'assises a prononcé, contre toute une famille puisque les quatre victimes n'ont pas porté plainte, un verdict raciste, ethnocentriste, ignorant de la puissance des croyances religieuses et culturelles. Les deux parents ont écopé de cinq ans de prison. Un tel jugement impose la loi occidentale dans l'esprit impérialiste hérité du colonialisme.
En matière de circoncision, un jugement allemand a prononcé une décision qui fait grand bruit. Non punitive, elle affiche également des intentions d'apparence irréprochable. Le tribunal de Cologne a en effet déclaré : - "le droit fondamental de l'enfant à l'intégrité physique prime sur les droits fondamentaux des parents." - la circoncision est "une intrusion sévère et irréversible dans l'intégrité physique - "cette modification s'oppose à l'intérêt de l'enfant de décider de ses croyances reli-gieuses."
Les sacrifices humains sur la personne d'autrui sont bien évidemment intolérables. Pourtant, ces deux décisions n'appliquent pas la règle de droit. En effet, c'est un principe fondamental du droit pénal qu' "Il n'y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre." (art 121-3 du code pénal).
1/ Or les mutilations sexuelles (excision, circoncision) sont agies en amour et "pour le bien de l'enfant", ce qui explique la soumission des victimes. Elles respectent des tradi-tions ancestrales, millénaires et parfois religieuses. Elles sont donc opérées sous l'effet d'une puissante contrainte morale, "d'une force irrésistible s'imposant comme force majeure" (Jean Larguier, agrégé des facultés de droit). Il est impossible de condamner leurs auteurs.
2/ De plus, elles sont bien évidemment agies dans une véritable folie collective (syn-drome de Münchhausen par procuration transgénérationnel et collectif) ; n'étant pas sains d'esprit, ceux qui les perpètrent ne peuvent être condamnés.
Ces deux décisions sont donc des faux en écriture publique. Si l'on songe au nombre de juifs de l'histoire qui sont morts pour leur prétendu droit à mutiler leurs enfants, il est évident qu'elles seront inopérantes. Cependant, les mutilations sexuelles sont opérées dans la prétention insensée de rendre l'individu et le groupe moralement supérieur. Elles s'attaquent à la sexualité naturelle en martyrisant le corps de façon follement puritaine. La chose est bien connue depuis Maïmonide qui en faisait naïvement – voire traitreusement (?) – l'apologie au nom de l'ordre moral (sic) :
"Ce commandement n'a pas été institué pour corriger une déficience congénitale mais une déficience morale."
Mais derrière ce prétexte abject, l'excision et la circoncision sont bien évidemment agies dans le but de favoriser l'endogamie. Les choses sont particulièrement claires pour l'excision puisque les parents se justifient en disant : "Si nous n'excisons pas nos filles, elles ne trouveront pas de mari.", ce qui est chez nous ouvertement raciste. Mais il en est de même pour la circoncision ; les jeunes femmes croient fermement que les ainsi dénommés "non-circoncis" manquent d'hygiène et sont mauvais coucheurs, qu' "ils ne sont pas des hommes", selon le dicton africain.
Mais les mutilateurs sexuels discriminent leurs enfants, se discriminent et nous discrimi-nent dans un racisme artificiel pire que le racisme ordinaire ; c'est du Gobineau mis en œuvre par Mengele. Le seul moyen de les arrêter est de dénoncer le plus intolérable des racismes dont ils s'inspirent et qu'ils provoquent chez leurs enfants.
Les écrivains juifs Alina Reyes et Stéphane Zagdanski ont témoigné de ce quasi-racisme induit dans l'esprit du jeune juif :
"Dans ma tête de gamin, un pénis non circoncis, ça ressemblait à un sexe de chien, l'aspect irrégulier, le petit bout rouge vif... Ca ne me paraissait vraiment pas esthétique comparé à mon pénis à moi ou à celui de mes frères. Je me souviens d'une douche prise avec un ami en classe de neige, on avait quoi, neuf dix ans, et il m'avait montré à quoi ressemblait son pénis, m'expliquant comment il devait le laver, chaque jour, parce que sinon ça risquait de s'infecter ou de devenir sale. Il m'avait montré toute l'opération, j'étais assez étonné, je n'avais jamais vu cela de ma vie. Je n'avais jamais vu surtout un gland tout rouge comme ça, et ça m'a évoqué immédiatement, très subjectivement, un chien en érection – tel que j'avais pu en voir à la campagne ou même en ville. Sensation d'une grande différence, donc, d'une part entre moi et les femmes, anatomiquement, et entre moi et les non-Juifs, la majorité. Autrement dit entre moi et tous les autres. Avec tout de même un léger complexe de supériorité à cause de cette révélation-là, à savoir que les pénis des non-Juifs ressemblaient à des sexes de chiens."
Mais ces rituels barbares ne sont pas seulement condamnés par l'éthique naturelle de Saint Thomas d'Aquin :
"Mais une personne privée ne peut pratiquer une telle ablation, même avec le consentement du patient; ce serait commettre une injustice envers la société, à laquelle l'homme appartient avec tous ses membres."
Ils le sont aussi par :
1/ l'article 7 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'Organisation des Nations Unies :
"Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination."
2/ le principe 10 de la Déclaration universelle des droits de l'enfant de l'Organisation des Nations Unies :
"L'enfant doit être protégé contre les pratiques qui peuvent pousser à la discrimination raciale, à la discrimination religieuse ou à toute autre forme de discrimination."
Seulement voilà, une justice raciste, influencée par l'extrême-droite qui sévit tout particulièrement dans les milieux judiciaires, est incapable d'appliquer un principe antiraciste. Elle ne fait qu'opposer le racisme au racisme, la folie à la folie, la violence psychologique du faux en écriture publique à la violence de l'hypocrite et puritaine pédo-criminalité rituelle. Une telle justice nous mène à la catastrophe.
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de Sigismond
postée le 24/07/2012