| Epreuve
de rattrapage
L’utilisation optimale des nouvelles technologies
de l’information peut permettre aux pays africains de rattraper
leur retard dans le domaine de la santé. Bien sûr le
développement dans ce domaine comme dans d’autres demande
l’implication totale et sincère des politiques, des
hommes de science et de la population.
Par la faute des mauvaises politiques initiées après
les indépendances, la couverture sanitaire des populations
africaines s’est dégradée de jour en jour. Cette
dégradation s’est accélérée avec
la baisse du pouvoir d’achat imposée par le remboursement
d’une dette colossale induite par une aide au développement
non planifiée et des programmes d’ajustements structurels
à l’avantage des bailleurs de font. Les africains vivent
alors dans un état de pauvreté extrême qui entraîne
à leur niveau une perte des repères et une crise identitaire
aiguë.
Or chaque fois que les êtres humains ont
été confrontés à une crise identitaire,
ils se sont réfugiés dans l’irrationnel. C’est
cette situation qui est à l’origine de l’émergence
du charlatanisme et d’une médecine traditionnelle pratiquée
par les non-initiés.
Les informations que doivent véhiculer le
personnel médical pour une éducation sanitaire moderne,
sont malheureusement véhiculées par des charlatans
et les marabouts et autres émissaires illuminés, envoyés
de Dieu ou Allah. Ces marchands d’illusions prétendent
guérir le SIDA, le paludisme etc.
Seule la magie de l’informatique et des nouvelles
technologies de l’information est à même de faire
échec à la propension de ces forces obscures. Surtout
si elle est utilisée par les hommes de science honnêtes
et non par ceux qui se servent de la superstition des africains
pour leur faire accepter que l’état dans lequel ils
se trouvent découle de la volonté divine. Du coup
on fait croire au plus naïfs que leur remise en cause est impossible.
Une maladie aux yeux de ces charlatans n’est pas un désordre
physiologique ou anatomique, c’est un sort qui peut être
extirpé par la volonté de Dieu à l’aide
des incantations etc.
Pour sortir de cet état de fait auquel s’adapte
nos cultures, il est indispensable de promouvoir dans nos pays la
vulgarisation de l’éducation sanitaire par les nouvelles
technologie de l’information, car la collaboration internationale
pour l’échange de nos expériences et la formation
continue restent les principales voies de sortie pour l’avènement
d’une médecine moderne en afrique.
Docteur Benoît MBA MEZUI, le 11 juillet 2005
benmezui@yahoo.fr |