| Du "bon niveau de santé"
comme objectif et critère de performance des systèmes
des soins
L’amélioration de l’état de santé
général de la population est de toute évidence
le principal objectif d’un système de santé.
Pour l’OMS en effet, un bon système de soins est avant
tout « celui qui contribue à instaurer un bon niveau
de santé » (2000). Toute la question est de savoir
ce qu’on entend par « bon niveau de santé ».
Pour une analyse comparative et cohérente des systèmes
de soins de nos pays, il importe de réduire le caractère
équivoque du concept. L’idée de « niveau
de santé » fait référence à la
moyenne. Quel est par exemple le niveau moyen de mortalité
ou de morbidité d’un groupe de population (P)
dans un espace (E) à un temps (T)
? Si ce taux est élevé par rapport au groupe voisin,
il sera admis que la population (P) ne jouit pas
d’un « bon niveau de santé ». L’amélioration
de la santé de cette population passera alors par l’adoption
des mesures visant à faire évoluer ce taux vers le
bas. Lire la suite
Docteur Alain-Rispal MOUBELE
alrim11@yahoo.fr Population, santé
et développement en milieu tropical (26 janvier
2007)
L’idée de rapprocher les concepts de milieu (au sens
d’œcoumène ou espace habité), de population,
de santé et de développement semble d’emblée
porter équivoque eu égard à l’abondance
des représentations qu’ils suggèrent et à
l’amplitude du champ des connaissances qu’ils ballaient.
Ces notions étant elles mêmes aussi vastes que le terrain
qui projète les unifier. Mais pour le théoricien de
la santé tropicale, ainsi puis-je me définir, les
phénomènes sanitaires ne peuvent révéler
pleinement leurs significations qu’à l’intérieur
du triangle formé par le milieu, la population et le développement.
Le point commun à tous ces éléments reste en
effet leur synergie : le développement est intrinsèquement
lié à l’état de santé des populations
qui, lui aussi, dépend des conditions du milieu et de la
manière dont il est mis en valeur. Le processus d’encadrement
sanitaire, pour être efficace, implique des acteurs et une
volonté politique, même dans des conditions où
les ressources financières semblent abondantes : le cas du
Gabon pourrait être illustratif. Lire
la suite
Docteur Alain-Rispal MOUBELE
alrim11@yahoo.fr
Système alimentaire et risques sanitaires
(9 octobre 2006)
L'Organisation Mondiale de la Santé estime que 60% des
56 millions de décès annuels viennent de maladies
chroniques (cardio-vasculaires, diabètes, cancers). Les causes
? L'hypertension, l'hypercholestérolémie, une trop
faible consommation de fruits et légumes, l'obésité,
la sédentarité et le tabagisme, affirme l’OMS
dans son rapport de 2002 . Celui-ci souligne que cinq de ces facteurs
de risque sont liés à l'alimentation. De ce qui précède,
on en viendrait à la conclusion logique que la « mal
bouffe » tue. Et pas seulement en Occident où le nombre
d'obèses a explosé (il a triplé en l'espace
de vingt ans aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne) ; le phénomène
s’étend aux pays sous développés du monde
tropical, y compris au sein des couches les plus défavorisées.
Selon Libération, rapportant les propos de Jane Voûte,
présidente de la Fédération mondiale des maladies
cardio-vasculaires, « les maladies cardio-vasculaires font
17 millions de morts chaque année, dont 80% dans le tiers-monde.
20% des enfants de Pékin sont obèses. Les conséquences
sanitaires d'une alimentation déséquilibrée
sont devenues un problème planétaire ». Lire
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Docteur Alain-Rispal MOUBELE
alrim11@yahoo.fr
Epreuve de rattrapage (11 juillet
2005)
L’utilisation optimale des nouvelles technologies
de l’information peut permettre aux pays africains de rattraper
leur retard dans le domaine de la santé. Bien sûr le
développement dans ce domaine comme dans d’autres demande
l’implication totale et sincère des politiques, des
hommes de science et de la population.
Par la faute des mauvaises politiques initiées après
les indépendances, la couverture sanitaire des populations
africaines s’est dégradée de jour en jour. Cette
dégradation s’est accélérée avec
la baisse du pouvoir d’achat imposée par le remboursement
d’une dette colossale induite par une aide au développement
non planifiée et des programmes d’ajustements structurels
à l’avantage des bailleurs de font. Les africains vivent
alors dans un état de pauvreté extrême qui entraîne
à leur niveau une perte des repères et une crise identitaire
aiguë. Lire la suite
Docteur Benoît Mba Mezui
benmezui@yahoo.fr
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