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Santé guinée : situation spécifique du VIH et des IST - 02/12/2012 - Guinée Conakry Info - GuinéeEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

En Guinée, le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) reconnaît les relations réciproques de cause à effet entre la pauvreté et le VIH, deux fléaux dont les impacts conjugués risquent de compromettre tous les efforts de développement du pays si le Gouvernement ne leur accorde pas une priorité de premier ordre. Le DSRP de la Guinée prend largement en compte le VIH comme un secteur à part entière.

Il reste à traduire cet engagement en actes concrets de nature à changer la situation de la pandémie. Le pays s’est doté d’un cadre stratégique 2003-2007 de lutte contre le VIH et les IST en 2002. Ce cadre stratégique « CSN » 2003-2007 a fait l’objet d’une revue conjointe en novembre 2007. La Loi L025/2005 portant sur la prévention, la prise en charge et le contrôle du VIH a été promulguée et fait l’objet de textes d’application. Tirant les leçons de cette expérience, le Gouvernement de Guinée avec l’appui des Partenaires ...

Tirant les leçons de cette expérience, le Gouvernement de Guinée avec l’appui des Partenaires techniques et financiers s’est engagé dans le processus d’élaboration du Cadre Stratégique de Lutte contre le VIH et les IST pour la période

Situation spécifique du VIH et des IST

La situation du VIH et des IST est caractérisée par :

2.4.1. - Séroprévalence du VIH

Les résultats de l’EDSGIII+ en 2005 montrent une séroprévalence nationale de 1,5% au sein de la population générale avec des variations par groupes cibles, et environ 93 000 [70 000 – 112 000] personnes vivent avec le VIH. On note une féminisation de l’infection à VIH avec un taux de séroprévalence chez les femmes de 15-49 ans de 1,9% contre 0,9% chez les hommes de la même tranche d’âge.

La prévalence moyenne du VIH dans les milieux urbains est plus élevée que celle des milieux ruraux (2,4% contre 1%); elle est presque deux fois plus élevée chez les hommes des milieux ruraux que chez ceux des centres urbains (1,1% contre 0,6%). Chez les femmes, la situation est contraire car on remarque une plus grande proportion de femmes infectées en milieu urbain qu’en milieu rural (3,9% contre 0,9%).

Selon l’Enquête de surveillance comportementale et biologique (ESCOMB) 2007, la prévalence du VIH est de 34,4% chez les professionnel(le)s du sexe, 6,5% chez les hommes en uniforme, 5,2% chez les miniers, 5,5% chez les routiers, et 5,6% chez les pêcheurs.

Au plan géographique, les résultats de l’EDSG III+ 2005 révèlent que les régions de Conakry (2,1%), Labé (1,8%), N’Zérékoré (1,7%) et Faranah (1,6%) enregistrent des prévalences qui se situent au dessus de la moyenne nationale (1,5%). Par contre, les régions de Boké (1,2%), Kankan (1,2%), Kindia (0,9%) et Mamou (0,7%) ont des prévalences inférieures à la moyenne nationale.

2.4.2. - Autres Infections Sexuellement Transmissibles (IST)

Le rapport SNIGS annuel 2005 indique que les IST sont classées au 7ème rang des causes de morbidité et touchent les sujets de 15 ans et plus avec un taux d’incidence de 1,8%.

La faible notification des cas syndromiques des IST dans les formations sanitaires publiques et privées rend difficile la disponibilité des données fiables sur les IST au plan national.

2.4.3. - Principaux facteurs de la transmission du VIH et des IST

Les comportements sexuels à risque persistent notamment les rapports sexuels non protégés, le multi-partenariat, les viols, les rapports précoces chez les adolescents. L’EDSG III+ 2005 confirme le multi-partenariat comme facteur de risque d’infection par le VIH. Parmi les femmes enquêtées, on note une prévalence de 16% chez celles ayant eu entre 5 et 9 partenaires sexuels. Il faut noter par ailleurs l’absence d’un système national de marketing social du préservatif féminin.

La persistance de ces comportements à risque est souvent liée à des situations de vulnérabilité qui constituent les causes sous-jacentes de la transmission du VIH. En Guinée, des études et recherches ont mis en évidence entre autres les facteurs suivants :

  • la pauvreté et la précarité économique qui poussent certaines jeunes filles et femmes au commerce du sexe et aux rapports des hommes avec des personnes du même sexe;
  • le statut inférieur de la femme guinéenne qui lui ôte tout pouvoir de négociation dans les rapports sexuels, notamment le port du préservatif ;
  • l’ignorance du statut sérologique, la non perception du risque et la présomption d’être séronégatif qui font qu’aucune précaution n’est prise en cas de rapports sexuels occasionnels ;
  • les relations sexuelles précoces entre adolescentes et adultes beaucoup plus âgés.

2.4.4. - Impacts

Les conséquences de cette pandémie ont des manifestations diverses. Au niveau individuel et familial, le VIH est une source de déstabilisation familiale avec des répercussions sur les dépenses du ménage et le bien-être des enfants. A l'échelon communautaire et au plan professionnel, les personnes infectées par le VIH sont l'objet de stigmatisation, voire de rejet. Au niveau de la société guinéenne, le nombre important de PVVIH, environ 93 000 [70.000–112.000], dont 23 250 auraient besoin d’un traitement ARV, constitue une charge énorme. De même, le nombre d’orphelins est passé de 20 000 en 2003 à 41 000 en 2007 (UNGASS). Selon l’étude du CNLS appuyée par le PNUD intitulée « Impact socioéconomique du VIH en République de Guinée, 2004 », le nombre d’enfants qui seraient orphelins à cause du sida en 2015 se situerait entre 82 000 et 102 000. Au plan macroéconomique, l’impact d’une baisse de la force de travail liée au VIH sur le Produit Intérieur Brut du pays pourrait être de l’ordre de 0,4 à 0,6% en 2015 (PNUD, 2004).

Au niveau du secteur de la santé, en plus de la perte des agents due à la maladie, le nombre de lits d’hôpitaux pour la prise en charge médicale des personnes malades du VIH risquent d’atteindre en 2015 entre 39% et 67% de la capacité hospitalière actuelle du système public de santé. De plus, les charges financières pour la prise en charge médicale seraient excessives par rapport au niveau actuel de financement de la santé.

2.4.5. - Riposte nationale

En Guinée, le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) reconnaît les relations réciproques de cause à effet entre la pauvreté et le VIH, deux fléaux dont les impacts conjugués risquent de compromettre tous les efforts de développement du pays si le Gouvernement ne leur accorde pas une priorité de premier ordre. Le DSRP de la Guinée prend largement en compte le VIH comme un secteur à part entière. Il reste à traduire cet engagement en actes concrets de nature à changer la situation de la pandémie.

Le pays s’est doté d’un cadre stratégique 2003-2007 de lutte contre le VIH et les IST en 2002. Ce cadre stratégique « CSN » 2003-2007 a fait l’objet d’une revue conjointe en novembre 2007. La Loi L025/2005 portant sur la prévention, la prise en charge et le contrôle du VIH a été promulguée et fait l’objet de textes d’application.

Tirant les leçons de cette expérience, le Gouvernement de Guinée avec l’appui des Partenaires techniques et financiers s’est engagé dans le processus d’élaboration du Cadre Stratégique de Lutte contre le VIH et les IST pour la période 2008-2012.

2.5. - Etat de mise en œuvre du CSN 2003-2007

La revue participative du cadre stratégique national 2003-2007 (CSN 2003-2007) qui s’est déroulée du 25 juillet au 20 décembre 2007 a offert l’occasion (i) d'examiner le processus, les mécanismes et les résultats obtenus à travers le CSN 2003-2007, (ii) d'en apprécier les performances et les insuffisances, tout en capitalisant sur les acquis enregistrés depuis le début de sa mise en œuvre, (iii) d’en tirer les leçons utiles pour l’élaboration d’un nouveau cadre stratégique national 2008-2012.

Cette analyse très participative (les membres du gouvernement, les partenaires techniques et financiers, les ONG nationales et internationales, tous les autres acteurs sur le terrain etc.) a notamment porté sur la prévention de la transmission du VIH, la prise en charge médicale et psychosociale, la réduction des impacts socio-économiques et le cadre institutionnel et de gouvernance. Chacun de ces axes comporte un certain nombre de domaines d’action dont les objectifs et les stratégies ont été définis, les forces et faiblesses dégagées et des recommandations formulées en vue d’aboutir à une meilleure riposte nationale à l’épidémie du VIH.

2.5.1. - Prévention de la transmission du VIH

Dans le domaine de la prévention, les objectifs poursuivis étaient les suivants : i) promouvoir par la communication, la prise de conscience et l’appropriation de la lutte contre les IST et le VIH par les communautés ; ii) augmenter le taux d’utilisation correcte et systématique des préservatifs au sein des populations ; iii) améliorer le taux et étendre l’accès au conseil/dépistage volontaire du VIH ; iv) réduire la prévalence des IST au sein de la population ; v) assurer à 100% la sécurité transfusionnelle par rapport au VIH et minimiser la transmission du VIH lors des pratiques invasives et vi) réduire à moins de 15% la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

D’énormes efforts ont été déployés par les secteurs publics et privé et la société civile durant les 5 dernières années dans le cadre de l’IEC/CCC en direction de la population en général et des groupes vulnérables en particulier. Ainsi des activités d’IEC/CCC sur les IST et VIH ont été menées par des animateurs communautaires et des pairs éducateurs au niveau des gares routières, des zones minières, des maisons closes et des quartiers. Des activités IEC/CCC sont animées en direction des jeunes à travers 120 clubs stop sida qui ont été mis en place dans la plupart des écoles, des Instituts d’Enseignement Supérieur (IES) du pays et autour de 25 CECOJE implantés dans 15 communes.

Malgré ces résultats, les données ci-dessous de l’ESCOMB 2007 indiquent que d’énormes efforts restent à faire dans l’amélioration des niveaux de connaissance sur le VIH et les IST. En effet, la proportion des groupes cibles possédant à la fois des connaissances exactes sur les moyens de prévenir la transmission sexuelle du VIH et qui rejettent les principales idées fausses concernant les modes de transmission du virus se présente comme suit : jeunes âgés de 15 à 24 ans (16,2%) ; professionnel(le)s du sexe (4,3%) ; hommes en uniforme (24,8%) ; miniers (18,6%) ; routiers (3,8%) et pêcheurs (7,8%).

Dans le domaine de la promotion du préservatif, les principales activités ont permis d’avoir entre autres résultats : la vente de 8 829 960 préservatifs en 2006 par PSI/Guinée ; la distribution gratuite de 16 858 préservatifs en 2005 et 25 780 en 2006 par les projets SBC de l’AGBEF; la distribution de 12 400 préservatifs en 2004 et 36 200 en 2005 par les projets jeunes AGBEF de Conakry et Labé. L’UNFPA a mis à la disposition du MSP 1 229 000 préservatifs et 33 000 fémidons. Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Mano river Union de lutte contre le VIH, 273 000 fémidons ont été également mis à disposition au niveau du site du projet de N’Zérékoré.

En matière de dépistage volontaire, les stratégies et actions prioritaires ont été renforcées en 2007 par la gratuité du test afin d’améliorer l’accès au dépistage. L’extension du réseau des Centres de Dépistage Volontaires (CDV) a été initiée avec l’appui des différents partenaires pour pallier l’insuffisance d’accessibilité et de couverture. Ainsi, à la date du 30 Juin 2007, les efforts ont permis d’atteindre les résultats suivants : l’adoption par le MSP d’une politique nationale en matière de CDV, la mise au point de normes et procédures en matière de CDV et des outils de formation pour le CDV (USAID/FHI, etc.) au niveau national, la couverture de 22 des 38 districts sanitaires avec au moins un CDV.

Dans le domaine des IST, malgré l’insuffisance des moyens mis en place, les efforts ont porté essentiellement sur :

  • i) l’intégration de l’approche syndromique dans le paquet minimum d’activités de 269 structures de santé publiques et privées ;
  • ii) la création de 8 services adaptés pour la prise en charge gratuite des IST chez les PS ;
  • iii) l’amélioration de la qualité de la prise en charge des IST, de 7% à 79% tels que mesurée par les IP6 et IP7 et de 10% à 87% pour les traitements efficaces ;
  • iv) l’introduction de l’approche syndromique à la faculté de médecine (département de santé publique, dans le cours de Gestion des Programmes) et dans les écoles de formation des agents de santé de Labé et de Kindia ;
  • v) l’introduction de molécules anti-IST à dose unique et du gel lubrifiant sexuel dans la liste nationale des médicaments essentiels et la création d’une "Cellule de réflexion sur l’implication des travailleurs du sexe dans la lutte contre les IST et VIH en Guinée".

L’offre en matière de sécurité transfusionnelle a été améliorée à travers la construction et l’équipement du Centre National de Transfusion Sanguine à Conakry et de 7 Centres Régionaux de Transfusion Sanguine (CRTS), l’équipement de 14 unités de transfusion sanguine au niveau des hôpitaux préfectoraux. Par ailleurs, des directives sur la prophylaxie post-exposition ont été élaborées, de même qu’un guide de communication sociale et de prise en charge psychosociale et un répertoire national des tradithérapeutes sur financement du PMS (Banque Mondiale).

Les activités du programme de PTME ont démarré en 2003 avec la validation du document de politique et le lancement de la phase pilote qui a permis d’ouvrir 5 sites à Conakry et 2 à Forécariah. Depuis, 37 autres sites ont été mis en place.

Le nombre de femmes enceintes séropositives sous ARV prophylactique est passé de 70 en 2004 à 741 au 31 octobre 2007 et le nombre de nouveau-nés sous ARV prophylactique est passé de 13 en 2004 à 241 au 31 octobre 2007.

2.5.2. - Prise en charge médicale et psychosociale

Dans le domaine de la prise en charge, l’objectif du CSN était d’assurer une prise en charge correcte des PVVIH, au plan psychosocial, au niveau des IO et par les ARV.

Au niveau de la prise en charge psychosociale, les activités ont couvert essentiellement le renforcement des compétences à travers des activités de formation, la révision du guide de prise en charge psychosociale élaboré en 2002 et l’élaboration d’un guide de formation dans la prise en charge des soins à domicile.

Au niveau de la prise en charge des IO, 498 médecins et paramédicaux ont été formés au courant de l’année 2006, trois manuels de prise en charge en fonction des niveaux de la pyramide sanitaire ont été élaborés et diffusés depuis 2003, un module de prise en charge de la co-infection TB/VIH a été élaboré par le PNLAT. La formation de 25 formateurs et 165 prestataires au niveau national a été effectuée.

En ce qui concerne la prise en charge par les ARV, au delà de la formation des acteurs pour la prise en charge, les données nationales indiquent qu’en 2007, le nombre de PVVIH s’élève à environ 93 000 [70 000 – 112 000] et le nombre d’adultes et d’enfants atteints de l’infection à VIH à un stade avancé est de 23 250. Parmi eux, seuls 5 228 personnes étaient sous ARV à la date du 30 septembre 2007, soit 22,5%. Par ailleurs, la prise en charge par les ARV et le suivi médical ont été proclamés gratuits par le gouvernement. La disponibilité des ARV est assurée entièrement par les contributions financières des bailleurs de fonds.

2.5.3. - Réduction des impacts socioéconomiques du sida

L’objectif poursuivi à ce niveau est d’une part, de réduire le poids et l’impact socio-économique du VIH en Guinée et d’autre part de créer un environnement favorable pour la protection des droits et devoirs des PVVIH.

Malgré l’absence de stratégies spécifiques, des initiatives ont été mises en œuvre parmi lesquelles la gratuité des ARV dans toutes les structures et entreprises, l’appui nutritionnel et des activités génératrices de revenu en faveur des PVVIH, des personnes affectées et leurs familles, la scolarisation des orphelins par les ONG et le MASPFE.

La mise en œuvre du CSN 2003-2007 a connu une plus grande implication du secteur privé à travers des actions telles que la mise en place de CDV et des sites PTME par la chambre des Mines ; la réalisation de campagnes de communication, de mobilisation sociale et de dépistage volontaire auprès des routiers par les sociétés pétrolières Shell et Total ; la réalisation par l’entreprise Métal Guinée de séances de sensibilisation de son personnel et un soutien à la scolarisation des OEV.

De nombreuses initiatives ont été prises pour renforcer l’environnement juridique et éthique des PVVIH. Il s’agit notamment de la création d’une division Promotion et

Protection des Droits des Femmes au MASPFE; l’adoption de la Loi 025/AN 2005 relative à la prévention, la prise en charge et le contrôle du VIH ainsi que son décret d’application ; la création des associations de PVVIH et leur réseau (REGAP+) qui sont des cadres de solidarité et de défense des droits des PVVIH.

Conclusion

Nombre d’activités prévues par le CSN 2003-2007 ont été réalisées et certaines autres n’ont pas été exécutées complètement, par exemple la proposition de créer un fonds de solidarité pour appuyer les femmes dans leurs efforts de réduire l’impact socio-économique du VIH. Il convient toutefois de signaler également que d’autres activités qui n’étaient pas prévues dans le CSN 2003-2007 ont été réalisées.

Les principaux facteurs ayant déterminé les acquis sont entre autres, le dynamisme des organisations de la société civile y compris les ONG ; le développement des activités du secteur santé grâce à l’appui financier du Fonds Mondial qui, complétant les efforts du Programme Multisectoriel de lutte contre le sida (PMS) en la matière, a permis l’extension des traitements ARV et l’amélioration de l’accès à la prévention et aux soins ; l’appui relativement substantiel du PMS qui a permis d’impulser une dynamique à la réponse sectorielle autant qu’aux initiatives communautaires de base et en contribuant à la pérennisation des actions à travers le renforcement des capacités institutionnelles et des ressources humaines. Sans une bonne gouvernance de la riposte nationale, il n’y a pas de bonne performance. La revue a perçu ce dernier bilan comme globalement positif, et enfin souligne l’engagement du SE/CNLS et le professionnalisme de son personnel.

Les principaux obstacles relevés sont : au niveau du SE/CNLS, on note un organigramme relativement inadéquat, un effectif très réduit et des conditions de travail inappropriés dans des locaux exigus et peu fonctionnels. Les autres obstacles sont (1) l’absence de structures relais du SE/CNLS pour la coordination opérationnelle de la mise en œuvre des interventions au niveau des régions et des préfectures ; (2) la faible fonctionnalité des structures de coordination politique décentralisées que sont les Comités Régionaux de Lutte contre le Sida (CRLS) et les Comités Préfectoraux de Lutte contre le Sida (CPLS) ; (3) la faible capacité de gestion comptable et fiduciaire des acteurs communautaires ; (4) les difficultés de communication entre les collectivités décentralisées et le niveau central et vice versa ; (5) le seuil de financement bas des plans d’actions des collectivités et des microprojets des ONG qui les confine à des actions sans envergure ; (6) le retard dans la mobilisation des fonds de contrepartie ; (7) la faible implication du secteur privé ; et, (8) l’insuffisance sinon l’inexistence d’initiatives visant la réduction des impacts socio-économiques du VIH sur les personnes infectées ou affectées, de même que sur le développement sectoriel et macro-économique du pays.

Les résultats de la revue suggèrent que des efforts sont nécessaires pour :

  • i) assurer une couverture géographique plus équitable en matière de CDV et de PTME ;
  • ii) renforcer les compétences dans la prise en charge médicale, nutritionnelle et psychosociale dans le secteur public et privé ;
  • iii) assurer une coordination dans la promotion et l’approvisionnement en préservatifs ;
  • iv) combler les lacunes des mécanismes de suivi et évaluation des IST et du sida et, plus généralement les lacunes du système d’information sanitaire en Guinée ;
  • v) assurer une contribution effective de l’Etat dans le financement des activités de prise en charge globale (infections opportunistes, IST, nutrition, ARV etc.) ;
  • vi) promouvoir l’alignement de l’ensemble des partenaires sur le CSN ;
  • vii) renforcer les capacités des réseaux d’associations/ONG, de PVVIH, des femmes et des jeunes ;
  • viii) renforcer la synergie des rôles entre le CNLS et le CCM en matière de coordination de la réponse multisectorielle de l’épidémie de sida ;
  • ix) renforcer les moyens financiers, techniques et les ressources humaines du SE/CNLS afin qu’il joue efficacement son rôle dans la coordination nationale pour un respect effectif des "Trois Principes".

Source : Cadre Stratégique national 2008-2012

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