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Histoire d'Ebola : cette version à prendre au sérieux... - 27/12/2016 - Guinée Conakry Info - GuinéeEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Ebola revient à la Une de grands internationaux depuis l’annonce par l’OMS de la fabrication d’un vaccin à 100% efficace contre Ebola. Cependant à notre humble avis et de celui de nombreux Guinéens, cette histoire d’Ebola qui commence subitement avec un garçonnet fébrile de deux ans, qui contamine par extrapolation le monde entier, parait sinon incomplète, mais plutôt séquentielle.

A GuineeConakry.Info, nous avons toujours trouvé très intéressante la version de Dr Raphael Dembadouno, parue dans le « Rapport de l’étude socio-anthropologique en appui à la riposte nationale à la maladie a virus Ebola », réalisée par le Ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, l’ONG Club Tradition et Développement, et l’appui financier de l’UNFPA, en décembre 2014. Les pistes que soulève l’étude, semblent avoir été abandonnées ou négligées par les chercheurs... Cependant, la lecture de cette version interpelle tout esprit critique, tout esprit scientifique... Jusqu’à preuve du contraire... Extraits.

1. Circonstances d’apparition et d’évolution de l’épidémie

Selon Dr Raphael Dembadouno, médecin chargé de l’Alerte à Médecins Sans Frontières à Guéckédou, l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola que la Guinée connaît aujourd’hui a eu pour point de départ le territoire sierra léonais.

En effet, en novembre 2013, un ancien militaire Léonais travaillant initialement en République Démocratique du Congo qui avait déjà été affecté par l’épidémie de Fièvre Ebola, est rentré dans son pays, précisément à Sokoma, un village frontalier avec la Guinée, à deux kilomètres de Nongoa (une sous-préfecture de Guéckédou).

A deux semaines de son arrivée à Sokoma, il tombe malade, dans un tableau clinique de fièvre, de diarrhée, de vomissements et de saignement. Les parents inquiétés accusent les sorciers. En pays Kissi, toute maladie se manifestant par un saignement est attribuée à la sorcellerie. Il est fait appel à des guérisseurs traditionnels dans les villages voisins pour diagnostiquer le mal et le traiter. Malheureusement, il meurt après quelques jours.

Une semaine plus tard, bon nombre des personnes qui ont eu contact avec lui tombent malades. Certains d’entre eux trouvent la mort. Parmi ces contacts, une femme nommée Fanta de Sokoma est atteinte. Elle se rend chez un parent, Saa Jonas Koundouno, infirmier-major du service de médecine générale de l’hôpital de Guéckédou pour des soins.

Après quelques jours de traitement, la maladie persiste. L’infirmier l’oriente vers un guérisseur du nom de Lansana Kamano à Méliandou, un village de la sous-préfecture de Tiékoulo. Le guérisseur n’ayant pas de place pour l’héberger chez lui, sollicite assistance à sa voisine Ouélé Koumba Ouamouno qui accepte de recevoir la patiente dans la chambre avec ses enfants. Après cinq jours de traitement traditionnel, l’état de Fanta s’aggrave. Elle est alors retournée chez l’infirmier-major Saa Jonas Koundouno à Guéckédou. Le 7 décembre 2013, Fanta de Sokoma rend l’âme.

Entre temps, quelques membres de la famille d’Ouélé Koumba Ouamouno, au village de Méliandou, tombent malades avec vomissements, diarrhée, forte fièvre et maux de ventre. Parmi eux, un garçon de deux ans, du nom d’Emile Soupouiyo Ouamouno, trouve la mort, le 22 décembre 2013 à Méliandou, Sous-préfecture de Tiékoulo.

Le 7 Janvier 2014, la sœur d’Emile, du nom de Philomène Ouamouno meurt des suites d’une maladie comportant les mêmes signes. En fin janvier, leur maman en état de grossesse de 6 mois nommée Sia Dembadouno rend l’âme au poste de santé de Méliandou. Le lendemain, la grand-mère d’Emile, collaboratrice de l’infirmier Saa Jonas Koundouno est atteinte et meurt à son tour.

Une semaine après les différents enterrements, l’infirmier Jonas tombe malade et se rend à Macenta chez son ami Dr Etienne Fassa Kourouma, Directeur de l’hôpital pour les soins. C’était au mois de février 2014.

Il est reçu dans la chambre d’un des fils du Dr Etienne Fassa Kourouma à domicile. Arrivé à l’hôpital, il y trouve la mort. Son corps est transféré à Guéckédou.

Quelques jours plus tard, le fils du Directeur de l’hôpital présente les mêmes signes que l’infirmier. Il est alors évacué sur l’hôpital de N’Zérékoré où il meurt. Peu de temps après, le Directeur de l’Hôpital de Macenta aussi tombe malade et meurt en route vers Conakry.

Le lit sur lequel le corps de l’infirmier était couché à l’hôpital de Macenta, fut occupé par un jeune accidenté venu d’une famille Keita de la commune urbaine de Macenta. A sa sortie de l’hôpital de ses blessures, il présente les mêmes signes et en meurt.

La mère du jeune accidenté et un de ses frères contractent la même maladie et meurent à l’Hôpital de Macenta. Il y eut au total 7 morts dans cette famille Kéïta.

C’est à la suite de ces morts en série que les autorités sanitaires de Macenta ont alerté la Direction Régionale de la Santé de N’Zérékoré, laquelle informa à son tour le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique. Instruction fut donnée pour des prélèvements à des fins d’analyse. Les résultats des analyses se sont avérés positifs. C’était au mois de Mars 2014.

Suite aux multiples déplacements des populations pour la présentation des condoléances d’usage et la participation aux cérémonies funèbres, la maladie se propagea à travers les différentes sous-préfectures de Guéckédou et de Macenta, pour s’étendre aux autres préfectures de la Guinée Forestière.

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