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Dans le cadre de la collaboration
entre le Ministère de la Santé Publique et l'ONG LABOFAC, une réunion
de travail s'est tenue le Mardi 4 novembre 2003 dans les locaux
de la FONDIS (Fondation Internationale de Solidarité).
Cette réunion présidée par le chef de cabinet du Ministère de la
santé avait pour ordre du jour: Examen du protocole de recherche
"Test d'efficacité du DASI dans le traitement du SIDA".
ll faut rappeler, que le "DASI" (DASI = Barbe en
langue ManinlwDioula) serait un remède composé de plusieurs plantes
et se présenterait sous les formes de décocté et de poudre d'organes
végétaux naturels.
La durée du traitement d'un sidéen serait de 40 jours dont 15 jours
de traitement intensif et 25 jours de traitement d'entretien.
elon les chercheurs, par suite d'accord de partenariat entre la
FONDIS et l'ONG LABOFAC, 18 sidéens ont été soumis au remède DASI
entre mai et juillet 2002. Les 18 patients étaient tous au stade
SIDA maladie.
Présentation des 18 malades
- Hommes = 12 ; Femmes = 6
- Elève = 1 ; Fonctionnaires = 4 ; Ouvriers = 4 ; Commerçants
= 6 ; Sans profession =3
Paramètres biologiques disponibles chez les 18
patients à la réception
- Hémoglobine : 10 à 4 g% dans 90 % des cas
- Globules blancs : 4000 à 3600/pl
- Calcémie : 2,20 à 1,17 ; le seul cas d'hypercalcémie rencontré
serait d'origine hémolytique
- Transaminases : ASAT (GOT) : 0,12 à 0,14 ; ALAT (GPT) : 0,20
à 0,75 avec un quotient de Devitis de 0,6?053.
- La Goutte épaisse était positive chez tous les patients
- Les infections urinaires (bacillaires, fongiques et parasitaires)
étaient rencontrées dans 95 % des cas
- La polyparasitose intestinale est évidente chez les patients
avec prédominance d'Ankylostomiase (5 cas) suivie d'ascaridiase
(4 cas), de teniase (3 cas), d'amibiase dysentérique. Chez la
plupart des patients, on notait du sang dans les selles.
D'après les chercheurs, la situation des patients après le traitement
au DASI est la suivante : "Les patients et
cela quel que soit leur état déclarent dès le lendemain de la prise
de la première dose du DASl, un regain de force vitale. Et à partir
du 2ème jour du traitement la disparition des candidoses, des diarrhées
et leurs séquelles primaires et secondaires (la fatigue, le manque
d'appétit, etc.) était déjà entre 81?9% et au 5ème jour elle était
complète chez 90 % des patients. Les 2 patients (12,5 %) chez lesquels
les diarrhées ne s'étaient pas fortement réduites se trouvaient
à une phase très avancée de la maladie dont l'un a rendu l'âme le
27 juin 2002. Le second sans signes apparents de SIDA maladie souffre
d'hémorroïdes accompagnées de diarrhées depuis même avant d'être
séropositif et sidéen. C'est le 12/7/2002 que nous avons commencé
le traitement de ce dernier avec notre formule AHD (anti-hémorroïdaire)
à base de plantes médicinales. En dehors de ces hémorroïdes, ce
patient se porte bien et est sorti de la phase critique de sida
et gagne de jour en jour en poids corporel. Dans la deuxième semaine,
on notait la disparition complète des boutons, du zona et dermatoses
d'origine sidéenne. Les gales et les dermatoses d'autres origines
telle que syphilitique ont été soumises au traitement MEDICAL !
(extencilline 2 400 000/semaine ou la peni?procaïne) avec succès.
A partir de la 3ème semaine, la reprise de l'état de l'amélioration
presque totale est nettement observée tout en dénotant la reconstitution
tissulaire caractérisée par l'augmentation du poids corporel.
A la phase du traitement d'entretien (15ème
au 40ème jour de traitement) les 16 patients traités et guéris cliniquement,
ont tous repris complètement leurs activités. A la fin de la phase
d'entretien pour des raisons psychologiques, certains patients passent
de temps à autre pour prendre un peu de DASI. Après le traitement
les paramètres biologiques étaient dans les limites de leurs valeurs
normales chez tous nos 17 patients en vie".
Fort de ce résultat sur les 18 patients, 270 autres sidéens ont
été adressés par la FONDIS aux chercheurs entre juillet 2002 et
août 2003. D'après eux, "sur 270 patients
reçus dans la phase SIDA-maladie, nous avons enregistré 17 cas de
décès. Les 253 se portent bien. Parmi ces cas, nous devons signaler
que 2 d'entre eux sont tombés gravement malade. L'un a fait un zona
facial et des infections odondo-stomatologiques et l'autre une crise
d'épilepsie. Ils suivent des traitements chez les spécialistes.
Tous les 251 cas se portent bien et ont repris leur activités. Un
parmi ces 251 est allé en France en août 2002 et en avril 2003 faire
son contrôle clinique et biologique, toujours bons et les valeurs
obtenues sont également bonnes, assez éloquentes, aussi bien pour
les T-lymphocytes que pour les CD3, CD4, CD8 et pour la charge virale".
La méthodologie utilisée par les chercheurs serait la "méthodologie
K. KOUROUMA" (Chercheur naturaliste guinéen décédé en 1980 en Roumanie
des suite de maladie).
au cours de cette réunion du 4 novembre, les chercheurs sont restés
discrets sur le principe de cette méthodologie. Au cours de la réunion
du 4 novembre 2003, à la FONDIS, les faiblesses suivantes ont été
relevées dans l'expérimentation du DASI dans le traitement du SIDA
:
- Le cadre de la recherche n'est pas défini,
- Les critères d'inclusions et d'exclusion des malades ne sont
pas définis,
- L'échantillonnage n'a obéi a aucune rigueur scientifique,
- Il n'y a pas eu de groupe expérimental ni de groupe contrôle,
- La représentation de la participation par rapport à la population
cible n'a pas été étudiée,
- Pas de prévention de facteurs de confusion,
- Le suivi des patients ?
- Les explorations cliniques et paracliniques pour diagnostiquer
et suivre un sidéen sous traitement n'ont pas été préalablement
déterminés sauf la sérologie VIH.
Un lecteur averti pourra relever d'autres défauts dans cette expérimentation
du DASI dans le traitement du SIDA. Malgré ces carences de l'expérimentation,
le DASI doit attirer l'attention du monde scientifique, car face
au SIDA, on ne doit rien négliger. En tout cas, à la demande du
Ministère de la santé et après la réunion du 4 Novembre, les chercheurs
sur le DASI sont repartis avec un protocole de recherche scientifique
plus rigoureux.
Conakry le 1 décembre 2003
Dr Kaba KOUROUMA, Ambassadeur Santé tropicale, Guinée.
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