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Le paludisme, les maladies diarrhéiques et les
infections respiratoires aiguës sont les principales maladies dans
les camps.
De nombreux cas de malnutrition sont également notifiés.
Leur prise en charge est assurée par les postes de santé installés
à l'intérieur des camps.
En guinée forestière, les cas graves sont reférés
a l`hôpital préfectoral de Macenta qui dispose d'un centre de récupération
nutritionnelle d'une capacité de 20 lits et à l'hôpital régional
de N'zerekore.
Dès leur arrivée dans les camps de transit, les enfants agés
de 6 mois à 15 ans sont vaccinés contre la rougeole.
A Kounkan (Camp de transit) un Centre de santé
mentale réalisé par l`ONG Norvégienne "Action Churches
Together" (ACT) existe.
Ce centre s'occupe de la prise en charge des problèmes de santé
mentale des réfugiés, notamment le traitement, le suivi des
malades et les activités psychosociales.
Les troubles mentaux graves enregistrés
sont reférés au centre régional de psychiatrie de
N'zerekore.
Parfois, les évacuations sont faites de ce Centre au service de
psychiatrie du CHU Donka à Conakry.
L'épilepsie (60% des cas), la dépression mentale
(30%), la Poly-toxicomanie et d'autres affections mineures sont
les principaux troubles notifiés dans le camp de Kounkan.
Un programme de lutte contre le paludisme dans
les camps de réfugiés a été élaboré pour lutter contre
cette affection, qui demeure la premiere cause de morbidité et de
mortalité aussi bien pour les réfugiés que pour les populations
d'accueil.
D'autre part, la campagne spéciale de ratissage
contre la Poliomyélite qui a eu lieu dans les préfectures de Guekedougou
et de Macenta, frontalière avec des districts de santé de la Sierra
Leone et du Libéria est appréciable.
Organisée du 21 au 24 Juin et du 19 au 22 Juillet 2002, cette campagne
consistait en une vaccination porte à porte de tous les enfants
de 0 a 5 ans.
La campagne s'est déroulée de manière synchronisée
avec la Sierra Leone.
Elle avait pour but de renforcer la vaccination de routine dans
les zones dont le calendrier vaccinal a été perturbé ces
dernières années par les conflits armés le long des frontières
des trois pays.
L'objectif principal étant de rompre la transmission du poliovirus
sauvage dans cet environnement.
Le taux de couverture vaccinale par préfecture
lors de cette campagne de ratissage qui a mobilisé 1002 agents
vaccinateurs, varie de 98 a 114% entre le premier et le deuxième
passage.
Conakry, le 28 décembre 2002
Dr Kaba KOUROUMA, Ambassadeur de Santé Tropicale en Guiné
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