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Le pharmacien d'Afrique n° 161 - Décembre
2002 - pages 11 - 14
En Côte d'Ivoire, le paludisme est très fréquent
constituant ainsi le premier motif de consultation dans les formations
sanitaires de premier recours. Dans cette étude, nous avons
voulu étudier la fréquence de cette affection en consultations
foraines dans une commune surpeuplée, à forte densité
d'anophèles et ouverte à la végétation
: la commune de Yopougon. Il s'agit d'une étude transversale
qui s'est déroulée du 24 juin au
4 juillet 1996 dans la dite commune. Nous avons inclus dans l'étude,
toute personne qui s'est présentée à l'une
des équipes. Tous les malades ont fait l'objet d'un tri opéré
par l'infirmier qui a adressé au Médecin les malades
ayant des signes évocateurs de paludisme. Les sujets ayant
consulté le médecin ont bénéficié
d'un examen clinique et parasitologique (goutte épaisse et
frottis sanguin).
Cette étude nous a permis de rencontrer 3640 malades en 10
jours dont 36,7 % présentaient une histoire évoquant
le diagnostic du paludisme et dont 53,1 % étaient de sexe
féminin et 46,9 % de sexe masculin.
La goutte épaisse était positive chez 312 patients
soit 23,3 % et négative chez 1024 patients (soit 76,7 %).
Parmi les malades ayant une goutte épaisse positive nous
avons noté que les charges parasitaires étaient relativement
peu élevées. Nous retrouvons une liaison entre la
positivité de la goutte épaisse et l'âge, le
sexe et les antécédents de prise de médicaments
anti-palustres.
Il ressort de ce travail que le paludisme demeure une préoccupation
dans cette commune et des mesures de lutte spécifique méritent
d'être entreprises.
Mots clés : Prévalence, paludisme, consultations
foraines, Yopougon, Abidjan.
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