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Le Pharmacien d'Afrique Le Pharmacien d'Afrique
N° 161 Décembre 2002

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Etude statistique sur le diagnostic bactériologique de la tuberculose au Laboratoire Universitaire de Butaré sur une période de 9 ans (1992 - 2000). A propos de 10.451 échantillons.
J.B. NKURIKIYINFURA, C. BAYINGANA
Nécrolyse épidermique toxique : série de 8 cas cliniques.
U. NGABOU, G. EBINDA, C. CHAVIHOT, J.P. NDINGA, CONIQUET, BOUANGA, MENGUE, R. TCHOUA
Etude de la prévalence du paludisme dans la commune de Yopougon - Abidjan - Côte d'Ivoire.
NS DAGNAN, A.B. KONE, I. TIEMBRE, D. EKRA, V.J. BENIE, M.N NDOUTABE, A. FALL, J. TAGLIANTE-SARACINO

 


Etude statistique sur le diagnostic bactériologique de la tuberculose au Laboratoire Universitaire de Butaré sur une période de 9 ans (1992 - 2000). A propos de 10.451 échantillons

Le pharmacien d'Afrique n° 161 - Décembre 2002 - pages 3-6

La mise en évidence des bacilles acido-alcoolo-résistants à l'examen microscopique, la culture et l'antibiogramme sur milieu à l'œuf de Löwenstein-Jensen sont encore les piliers et les méthodes de référence du diagnostic bactériologique de la tuberculose.
L'étude que nous avons réalisé porte sur la statistique, sur le diagnostic bactériologique de la tuberculose au Laboratoire Universitaire de Butaré (Rwanda) sur une période de 9 ans (de janvier 1992 à décembre 2000). Le comptage des échantillons s'est effectué à partir des registres du service.
Ainsi les résultats suivants ont été obtenus : de 1992 à 2000 le pourcentage de positivité a été respectivement de 6.55, 8.18, 4.86, 16.55, 18.58, 18.85, 16.80, 16.34 et 15.31. Nous pouvons conclure que la montée du pourcentage de positivité à partir de 1995 serait due à l'infection VIH, aggravée par le génocide de 1994. Les tranches d'âge les plus touchées (21-30 ans et 31-40 ans) qui forment à elles deux 60 % des échantillons positifs et qui concernent les groupes les plus actifs sexuellement, plaident pour cette conclusion.
Le pourcentage élevé de cas positifs à l'examen de contrôle s'expliquerait d'une part par la mauvaise prise des médicaments par les patients, et probablement par l'émergence de souches résistantes d'autre part. Cette dernière hypothèse devrait être confirmée ou infirmée bientôt, quant nous allons commencer à faire le mycobiogramme

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 Nécrolyse épidermique toxique : série de 8 cas cliniques

Le pharmacien d'Afrique n° 161 - Décembre 2002 - pages 7-10

Nous rapportons une analyse prospective de huit cas de nécrolyse épidermique toxique, traitées au centre Hospitalier de Libreville au cours de l'année 2001. Les patients jeunes pour la plupart avaient présenté au décours d'une automédication une réaction cutanée grave. Les lésions étaient bulleuses, dans la majorité des cas, comparativement aux formes érythémato-nécrotiques. Les sulfamides antibiotiques représentaient l'agent étiologique le plus fréquent. L'évolution bien que favorable dans la presque totalité des cas, peut s'avérer parfois fatale, de même, nous rapportons quelques aspects de la prise en charge. La NET est habituellement imputée à un médicament, et représente un effet médicamenteux grave. Ces dermatoses bulleuses étendues engagent le pronostic vital, car elles sont à l'origine d'un tableau de défaillance cutanée aiguë. Son incidence est estimée à 1 pour 1 million d'habitants/ an, en France. Nous rapportons une analyse de 8 observations de malades ayant présentés une NET.

Mots clés : Nécrolyse épidermique toxique, sulfamides, automédication, V.I.H.

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 Etude de la prévalence du paludisme dans la commune de Yopougon - Abidjan - Côte d'Ivoire

Le pharmacien d'Afrique n° 161 - Décembre 2002 - pages 11 - 14

En Côte d'Ivoire, le paludisme est très fréquent constituant ainsi le premier motif de consultation dans les formations sanitaires de premier recours. Dans cette étude, nous avons voulu étudier la fréquence de cette affection en consultations foraines dans une commune surpeuplée, à forte densité d'anophèles et ouverte à la végétation : la commune de Yopougon. Il s'agit d'une étude transversale qui s'est déroulée du 24 juin au
4 juillet 1996 dans la dite commune. Nous avons inclus dans l'étude, toute personne qui s'est présentée à l'une des équipes. Tous les malades ont fait l'objet d'un tri opéré par l'infirmier qui a adressé au Médecin les malades ayant des signes évocateurs de paludisme. Les sujets ayant consulté le médecin ont bénéficié d'un examen clinique et parasitologique (goutte épaisse et frottis sanguin).
Cette étude nous a permis de rencontrer 3640 malades en 10 jours dont 36,7 % présentaient une histoire évoquant le diagnostic du paludisme et dont 53,1 % étaient de sexe féminin et 46,9 % de sexe masculin.
La goutte épaisse était positive chez 312 patients soit 23,3 % et négative chez 1024 patients (soit 76,7 %). Parmi les malades ayant une goutte épaisse positive nous avons noté que les charges parasitaires étaient relativement peu élevées. Nous retrouvons une liaison entre la positivité de la goutte épaisse et l'âge, le sexe et les antécédents de prise de médicaments anti-palustres.
Il ressort de ce travail que le paludisme demeure une préoccupation dans cette commune et des mesures de lutte spécifique méritent d'être entreprises.

Mots clés : Prévalence, paludisme, consultations foraines, Yopougon, Abidjan.

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