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Le Pharmacien d'Afrique Le Pharmacien d'Afrique
N° 190 Mars 2006

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Au sommaire de ce numéro

Agglutine froide à large activité thermique. A propos d’un cas
M. BAHJI, M. BELMAKI, H. ZAHID, M. BENKIRANE, M. NAJI

Aziathioprine et 6-mercaptopurine dans le traitement des MICI : efficacité, surveillance et recommandations cliniques
H. SEDDIK, F. ROUIBAA, I. SASSENOU, A. BENKIRANE, A. AOURARH, S. BERRADY, M. HACHIM, F. TOLOUNE

Les données pharmacologiques sur la problématique de prise en charge  standardisée de l’hypertension artérielle (HTA) en Afrique
M. TWAGIRUMUKISA

Etude des coûts journaliers de deux associations rémifentanil + midazolam versus sufentanil + midazolam chez le patient intubé ventilé au service des soins intensifs de l’HIA Legouest
S. DERRAJI, A. CARDE, P. LE FOULGOCQ, T. MATTON, J.C. FAVIER, A. KARTOUTI


Agglutinine froide à large activité thermique. A propos d’un cas

Le pharmacien d'Afrique n° 190 - Mars 2006 - pages 3-4

Résumé

Les anémies hémolytiques auto-immunes (AHAI) représentent un état d’hyperhémolyse lié à la présence d’auto-anticorps fixés à la surface des globules rouges.
Les formes froides de ces anémies dites «cryopathiques» sont rares ; elles sont définies par l’activité agglutinante maximale des auto-anticorps souvent de classe IgM, à une température basse (+ 4°C). Exceptionnellement, certains auto-anticorps IgM possèdent une activité thermique large, capable d’agglutiner les hématies à une température allant de + 4°C à + 45°C. Ceci est à l’origine de polymorphisme clinique et de difficulté diagnostique en raison des erreurs observées lors du bilan immunohématologique.
Ce travail illustre un cas d’agglutinine froide de classe IgM à large activité thermique, observée chez une patiente de 40 ans, hospitalisée pour exploration d’une anémie chronique profonde.
Mots-clés : Agglutinine froide, hémolyse auto-immune, optimum thermique.

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Azathioprine et 6-mercaptopurine dans le traitement des MICI : efficacité, surveillance et recommandations cliniques

Le pharmacien d'Afrique n° 190 - Mars 2006 - pages 3-4

Résumé

L’histoire naturelle des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin est caractérisée, généralement, par la survenue de poussées entrecoupées de périodes de rémission. Les traitements dont on dispose aujourd’hui, ont pour objectif d’induire une rémission clinique, puis tentent de stabiliser la maladie. L’azathioprine et son métabolite le 6-mercaptopurine, sont des dérivés puriques utilisés pour leur activité immunosuppressive dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Ces agents sont de plus en plus utilisés dans les formes corticorésistantes et corticodépendantes, et dans la maladie de Crohn fistulisante. Leur utilisation était limitée au début par leurs effets indésirables et leur délai d’action. Ils font actuellement partie intégrante de l’arsenal thérapeutique avec une efficacité démontrée aussi bien dans la maladie de Crohn que dans la rectocolite hémorragique. Cet article constitue une brève revue des données récentes de la littérature sur l’efficacité, la toxicité et les indications des analogues des purines dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
Mots-clés : Azathioprine, 6-mercaptopurine, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

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Les données pharmacologiques sur la problématique de prise en charge standardisée de l’hypertension artérielle (HTA) en Afrique

Le pharmacien d'Afrique n° 190 - Mars 2006 - pages 3-4

Résumé

L’hypertension artérielle revêt une particularité dans l’Afrique du Sud du Sahara par sa survenue à un âge plutôt précoce et où les conséquences classiques sont dominées par l’insuffisance cardiaque et parfois l’accident vasculaire plutôt que par la maladie coronaire comme dans les pays occidentaux. Depuis les années 1960 des particularités des l’hypertension chez les noirs américains ont été décrites par les larges études comme NHANES I-III1, ARIC2, Bogalusa et AASK3. Ces études ont bien montré qu’il existe chez les noirs des différences biochimiques, hormonales, génétiques et bien sûr environnementales et culturelles qui feraient de l’hyper-tension chez les noirs une maladie encore à explorer. Le traitement devrait aussi être conséquent, basé sur les faits évidents et sur les études cliniques valables. Ces études sont encore rares sur le continent africain. De rares données suggèrent néanmoins que les noirs hypertendus répondent bien aux diurétiques thiazidiques et aux vasodilatateurs et inhibiteurs des canaux calciques, mais qu’ils répondent mal aux bétabloquants, inhibiteurs d’enzyme de conversion de l’angiotensine et antagonistes de récepteur d’Angiotensine II à moins qu’ils soient combinés avec un diurétique. On remarque enfin que depuis la publication des recommandations pour la prévention, le diagnostic et la prise en charge de l’hypertension et de facteurs de risque cardio-vasculaires en Afrique sub-saharien, par l’IFHA4, es pratiques quotidiennes des professionnels de santé n’ont pas changé dans la plupart des pays. Cette revue de la littérature passe en revue les différents médicaments et veut contribuer à une harmonisation du traitement de l’hypertension dans l’Afrique Subsaharienne tout en lançant un appel à une étude clinique in vivo, sur laquelle doit se baser des guides de traitement et recommandations.
Mots-clés : Afrique subsaharienne, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, pharmacologie, antihypertenseurs, diurétiques, bêtabloquants, inhibiteurs calciques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion.

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Etude des coûts journaliers de deux associations rémifentanil + midazolam chez le patient intubé ventilé au service des soins intensifs de l’HIA Legouest

Le pharmacien d'Afrique n° 190 - Mars 2006 - pages 3-4

Résumé

La sédation et l’analgésie du patient intubé et ventilé en réanimation, utilisent, en particulier, l’association d’un agoniste morphinique et du midazolam. Les protocoles d’analgo-sédation comportent des molécules différentes selon les équipes de réanimation, et selon les pays. Une enquête réalisée au niveau européen met en évidence ces disparités. En France parmi les associations thérapeutiques les mieux évaluées, les protocoles font appel, le plus souvent, à un agoniste morphinique et au midazolam (Hypnovel®) en première intention. Ainsi, l’équipe de réanimation de l’USI de l’Hôpital d’Instruction des Armées (HIA) Legouest a choisi l’agoniste morphinique rémifentanil (Ultiva®) en association au midazolam (Hypnovel®). Cette association a pris le relais progressif de l’association sufentanil (Sufenta®)-midazolam en tenant compte évidemment des spécificités cliniques et physiopathologiques particulières à chaque patient. Ceci a suscité l’évaluation de l’intérêt économique (coûts directs) de ces molécules au sein du service de réanimation. Les coûts journaliers de traitement étaient supérieurs dans l’association sufentanil-midazolam (1,17 fois) en comparaison à l’association rémifentanil-midazolam. La part du midazolam était prépondérante dans cette dépense 42.9 %. Grâce à la synergie d’action entre les deux molécules rémifentanil-midazolam, la posologie moyenne du midazolam dans cette association était 3 fois plus inférieure à la posologie moyenne de celui ci dans l’association sufenta-nilmidazolam. Au niveau clinique, la réversibilité rapide des effets pharmacologiques du rémifentanil (1 à 3 minutes) est à opposer à la prolongation de l’effet et au phénomène de relargage décrit avec le sufentanil.
Cette démarche d’adaptation thérapeutique parrainée par le service de réanimation de l’HIA Legouest, vise à apporter au patient un rapport bénéfice/risque de l’analgo-sédation adapté à son contexte physiopathologique en tenant compte de la dépense médicamenteuse.
Mots-clés : Sédation, analgésie, réanimation, intubation, agoniste morphinique.

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