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N° 202 Juin/Juillet 2007 |
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| Infection urinaire chez le diabétique |
Le pharmacien d'Afrique n° 202 - Juin/Juillet 2007 - pages 3-5
Résumé
La fréquence de l’infection urinaire chez le diabétique est supérieure à celle d’une population de non diabétiques (2 à 3 fois environ), augmentation de fréquence liée à l’âge (plus de 50 ans) et à une prédisposition féminine. Le plus souvent asymptomatique, elle doit être systématiquement recherchée et traitée au même titre que l’hypertension artérielle. L’hyperglycémie joue le rôle déterminant, par pullulation microbienne facilitée et réduction du pouvoir bactéricide des leucocytes, elle favorise de plus chez la femme les vulvo-vaginites. La durée du diabète (plus 10 ans) joue un rôle plus accessoire.
Cliniquement asymptomatiques dans 90 % des cas, les infections urinaires basses peuvent ne se manifester que par un déséquilibre glycémique par ailleurs inexpliqué (hyperglycémie majeure voire cétose). De plus elles obligent à un contrôle urinaire trois fois par an chez tout diabétique et plus souvent chez les patients à risque.
L’objectif de cette étude est l’étude du profil épidémiologique de l’infection urinaire chez des patients diabétiques.
L’étude a porté sur 230 sujets hospitalisés dans différents services de l’hôpital militaire ou consultant à titre externe durant l’année 2004. L’analyse cytobactériologique des prélèvements urinaires a montré :
- Une culture positive dans 38 cas avec isolement d’Escherichia coli dans 18 cas,
- une culture polymorphe pour 14 échantillons urinaires,
- une culture stérile, sans leucocyturie dans 144 cas,
- pour 34 prélèvements, une leucocyturie significative (> 104/ ml) contrastant avec une culture stérile.
Mots-clés : Infection, urinaire, diabétique.
Summary
The frequency of the urinary infection is higher in the diabetic than in a no diabetic population (2 to 3 times approximately), increase of frequency depending on the age (more than 50 years) and on a female predisposition. Generally asymptomatic, it must be systematically required and treated as well as arterial hyper-tension. The hyperglycemia plays a determining part, facilitating microbial pullulation and reduction of bactericidal capacity of leucocytes, it supports moreover vulvo-vaginites in woman. The duration of the diabetes (more 10 years) plays a more additional part. Clinically asymptomatic in 90% of the cases, low urinary infec-tions can appear only by one glycemic imbalance often unexplained (major hyperglycemia even ketosis). Moreover they oblige with a urinary control three times per year in any diabetic and more often among patients with high risk. The objective of this work is to study the epidemiological profile of the urinary infection among diabectic patients. The study related the cases of 230 subjects hospitalized in various services of the military hospital or consulting on a purely external basis during the year 2004. The cytobacteriological analysis of the urine showed: a positive culture in 38 cases with insulation of Escherichia coli in 18 cases, a polymorphic culture for 14 urinary samples, a sterile culture, without leukocyturia in 144 cases, for 34 samples, a significant leukocyturia (>104/ml) contrasting with a sterile culture.
Key words: Infection, urinary, diabetic.
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| Bilan biologique chez un adulte jeune face à une thrombose veineuse |
Le pharmacien d'Afrique n° 202 - Juin/Juillet 2007 - pages 7-11
Résumé
La thrombose veineuse est une pathologie fréquente puisque son diagnostic est porté chez environ 1/1000 habitants dans les pays occidentaux.
Malheureusement, dans notre pays les statistiques ne sont pas au point, mais une recrudescence de demande de bilan de thrombophilie ne cesse d’augmenter.
Cette pathologie augmente avec l’âge, mais peut débuter dès l’enfance.
Sa principale et redoutable complication est l’embolie pulmonaire.
En effet, plusieurs types d’anomalies de l’hémostase prédisposent aux thromboses : il s’agit des déficits en inhibiteurs physiologiques de la coagulation, les anticoagulants circulants (ACC) de type antiprothrombinases ou antiphospholipides, des mutations de certains facteurs de la coagulation et enfin les anomalies de la fibrinolyse.
Ces anomalies peuvent être constitutionnelles ou acquises.
Ces dernières années, l’exploration biologique a grandement bénéficié de l’utilisation de méthodes de biologie moléculaire et a mis en lumière le caractère plurifactoriel de cette maladie.
Le bilan biologique de première intention devra comporter un hémogramme, la recherche d’anticoagulant circulant, un temps de thrombine, le dosage de l’homocysteïne, l’utilisation des tests fonctionnels et immunologiques (Protéine S) pour dépister les déficits en inhibiteurs, la recherche d’une résistance à la protéine C activée, la recherche de la mutation G 20210 A du facteur II.
Il devra être réalisé si possible avant la mise en route du traitement anticoagulant.
A distance de l’épisode et sur un deuxième prélèvement, le même bilan confirmera l’anomalie biologique et son origine congénitale ou acquise.
Un typage immunologique sera ajouté pour préciser son type. La persistance d’anticoagulant circulant impliquera une enquête immunologique d’auto-immunité.
Enfin, une enquête familiale et l’identification précise d’une mutation d’un inhibiteur sera réalisée.
Mots-clés : Inhibiteurs, coagulation, antithrombine, plasminogène.
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| Le premier vaccin contre les papillomavirus humains responsables du cancer du col de l’utérus |
Le pharmacien d'Afrique n° 202 - Juin/Juillet 2007 - pages 13-19
Résumé
L’infection par les virus du papillome humain (VPH) génitaux est une infection sexuellement transmissible, dont la fréquence la plus élevée est observée chez les femmes jeunes et acquise très précocement lors de la vie sexuelle (40 % dans les 2 ans qui suivent le premier rapport).
Les VPH sont à l’origine de lésions du col de l’utérus. Ces lésions peuvent évoluer de lésions de bas grade en lésions de grade modéré et de haut grade, ou lésions précancéreuses, qui peuvent ensuite conduire au cancer de l’utérus. Ce dernier, véritable problème de santé publique, est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde après le cancer de sein. Une dizaine de papillomavirus peuvent être à l’origine de ce cancer, qui est le premier à être reconnu par l’OMS comme étant attribuable à 100 % à une infection virale, mais les plus fréquemment en cause sont le VPH16 (impliqué dans 55 % des cas) et le VPH18 (impliqué dans 12 % des cas).
Le fait que les VPH représentent un facteur essentiel dans la genèse de plus de 99 % des cancers du col, permet d’envisager la prévention de ce cancer grâce à la vaccination.
Ainsi, un vaccin tétravalent dirigé contre les VPH des types (6, 11, 16, 18) a été mis sur le marché.
Mots-clés : Papillome humain, cancer, VPH
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| Etude préliminaire sur la problématique de la prise en charge des salmonelloses à Douala : influence des méthodes diagnostiques |
Le pharmacien d'Afrique n° 202 - Juin/Juillet 2007 - pages 21-26
Résumé
Introduction : Le paludisme et les salmonelloses sont endémiques au Cameroun et la similitude de leurs manifestations cliniques entraîne un recours fréquent au test de Widal pour le diagnostic des salmonelloses. La prolifération récente de cas présumés de typhoïde nous a emmené à conduire une investigation sur la qualité des analyses biologiques utilisées.
Matériel et méthodes : Une enquête a été menée afin d’évaluer les rapports entre l’incidence du paludisme et des salmonelloses à l’Hôpital Laquintinie de Douala. D’avril à juillet 2004, 51 échantillons de sérum humain testés Widal-positifs ont été analysés par la méthode sur lame et la méthode de microagglutination avec trois suspensions antigéniques différentes.
Résultats : Les corrélations entre titres d’agglutinines O et H étaient significativement faibles lorsque le test sur lame était comparé à la microagglutination (r = 0,226 et r = 0,196 respectivement). L’influence de la méthode est très significative pour les agglutinines O (a < 0,0001). La qualité des suspensions antigéniques a également influencé les résultats obtenus ; cependant, cette influence n’a pas été statistiquement significative (0,61< r <0,92 et a >0,05).
Discussion/Conclusion : Notre étude suggère que les prescriptions de tests de Widal sont relativement excessives à Douala et que de nombreux cas de paludisme sont traités comme des cas de typhoïde à cause de faux résultats positifs. Le test sur lame couramment pratiqué est d’une sensibilité trop élevée en général. Enfin, la sensibilité des différentes suspensions antigéniques proposées sur le marché est variable. La prise en charge des patients à Douala pourrait nettement être améliorée si plus d’attention était portée à la qualité des suspensions antigéniques employées et à la méthode de réalisation du test de Widal.
Mots-clés : Paludisme, salmonelloses, sérodiagnostic de Widal, faux positifs.
Abstract
Preliminary study on the problematic of salmonellosis cases management in Douala:
Influence of diagnostic methods
Background: Malaria and salmonellosis are two endemic diseases in Cameroon, with overlapping clinical manifestations that usually bring confusion. Therefore the Widal serodiagnosis is widely used to confirm salmonellosis.
Methods: During this study, an investigation was carried out in Douala Laquintinie hospital, to evaluate the relationship between the prevalence of both diseases. In addition, from April to July 2004, 51 human sera positive to the Widal slide method were further tested with the microagglutination method using three different antigenic suspensions.
Results: Weak correlation was observed between O and H agglutinins titres when slide tests were compared to micro-agglutination tests (r = 0.226 and r = 0.196 respectively, a < 0.0001). The comparison of the three antigenic suspensions also yielded some differences; however, they were not statistically significant (0.61 < r < 0.92).
Conclusion: Our study suggests that Widal test is overprescribed in Douala and that most of the so-called typhoid cases are misdiagnosed malaria. Moreover the usual slide test happens to be too sensitive. Furthermore, the sensitivity of common antigenic suspensions is variable. Patient’s management in Douala could thus be highly improved if better attention was given to the quality of antigenic suspensions and the method for diagnosing salmonellosis.
Key words : Malaria, salmonellosis, Widal serodiagnosis, false positive.
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