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Tuberculose : 13% des malades sont perdus de vue - 15/03/2007 - Madagascar tribune - MadagascarEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Un malade mal traité risque de répandre la maladie autour de lui. Pourtant malgré la gratuité des soins et des médicaments, 1858 tuberculeux ne parviennent pas aux termes de leur traitement, constituant ainsi une grave menace pour la santé publique. Un homme averti en vaut deux. Le ministre de la Santé et du Planning familial (MSPF) a mis en garde la population malagasy.

« Un tuberculeux, s’il n’est pas bien guéri, s’il n’a pas reçu le traitement approprié risque de transmettre la maladie à 10 personnes ». De ces propos, le Dr Jean Louis Robinson, dans une conférence de presse organisée hier à Antanimena, a voulu dire que les personnes atteintes de la tuberculose doivent suivre à la lettre les prescriptions médicales.

Traitements gratuits

D’une source ministérielle, on a appris que 13% des tuberculeux soit 1858 malades sont perdus de vue pour une raison ou une autre. Cette situation est tout à fait incompréhensible du fait que les médicaments et le traitement de la maladie sont entièrement gratuits. Les patients ne paient rien pendant le traitement qui dure 8 mois.

La tuberculose est une maladie infectieuse. Elle est transmise par voie aérienne, par exposition aux germes présents dans la salive et les expectorations pulmonaires ou crachats des personnes infectées. Lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue, de minuscules gouttelettes contenant les germes sont projetées dans l’air et peuvent être inhalées par toute personne se trouvant à proximité.

Pas si simple

Médecin de formation, le ministre de la Santé et du Planning familial a bien affirmé que cette maladie est guérissable si la personne malade accepte de se faire dépister rapidement après l’apparition des symptômes, de suivre les directives du médecin et de prendre les médicaments conformément à ses recommandations.

Ceci étant, ces malades qui sont perdus de vue ne seraient-ils pas morts des suites de leur maladie ? Interdits d’efforts, ils sont pourtant pour la plupart des piliers d’un ménage sinon des chefs de famille. Ce qui suppose toute une responsabilité, dont le devoir de nourrir et de vêtir, de scolariser et de fournir un abri à tous les membres de la famille; donc de travailler. Sont-ils tous pris en charge et soutenus durant la période de traitements ?

La tuberculose reste encore un problème de santé publique à Madagascar. Le chiffre fourni par le MSPF le confirme. En 2005, on a compté 14 297 malades suivis. Toliara est la ville la plus touchée avec 2 256 tuberculeux soit 64% du nombre totale des malades.

En 2006, ils étaient plus de 15 500, victimes de cette maladie. Pour le ministère, cette hausse du nombre de tuberculeux peut être interprétée comme récompense des efforts entrepris au niveau de sensibilisation. Le taux de guérison, bien qu’il ne soit pas satisfaisant, a atteint 75% en 2005.

De nouvelles stratégies

En fait, le MSPF ne s’est pas contenté de ces résultats. Avec l’appui de ses partenaires, il entend renforcer la lutte contre la tuberculose.
Parmi les stratégies adoptées, on peut citer la mise en place des 1 000 nouveaux centres de traitements dans tout Madagascar, l’amélioration de la qualité de service dans les 203 centre de diagnostics existants, la mise à la disposition des malades tuberculeux de médicaments sans rupture de stock pendant les 8 mois de traitement. Selon le ministre Jean Louis Robinson, l’objectif est d’augmenter le taux de guérison à 85% d’ici 2009, de faire baisser le taux de perdus de vue à moins de 10%.
En tout cas, la tuberculose est pour beaucoup une maladie qui sévit surtout dans les milieux pauvres. Sont apparemment les plus exposées, les personnes qui n’arrivent pas à satisfaire leurs besoins alimentaires alors que les travaux manuels auxquels ils se livrent les épuisent. Quelque part, on s’interroge pourquoi la malnutrition et la pauvreté ne sont pas citées comme source ou pouvant être à l’origine de la tuberculose.

Herimanda R.

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