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Chirurgie réparatrice : les séquelles de brûlures réparables - 25/11/2010 - La gazette de la grande île - MadagascarEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Lors des cinq premières missions de Médecins du Monde dans la grande île, au mois de Janvier 2005 jusqu'en Juin 2007, le nombre des victimes de brûlures laissant des séquelles est de 56. Après la fente labiale, les séquelles de brûlures constituent le deuxième motif de consultation dans le domaine. Les femmes et les enfants de moins de 14 ans sont les plus concernés par ces brûlures de troisième degré. Les déformations entraînant des limitations de mouvements sont parmi les conséquences les plus redoutées de ces brûlures. Tout comme les fentes labiales, les dégâts sont réparables. Il s'agit de se faire opérer par des chirurgiens spécialistes en réparation plastique.

Curieux de la façon adoptable à Madagascar pour ce genre d'opération, le docteur Rakotovao José a orienté ses études dans " la prise en charge des séquelles de brûlures à Madagascar". C'est l'intitulé de sa thèse pour l'obtention du diplôme universitaire en chirurgie réparatrice en situation précaire. Une étude de longue haleine qui lui a permis de constater qu'à Madagascar, une seule méthode est réalisable, celle du plastie-cutanée. Il s'agit d'allongement qui permet d'agrandir la cicatrice. Le principe de base est d'utiliser la peau saine environnante pour l'interposer dans la cicatrice permettant de diminuer la traction qu'elle risque d'engendrer. "C'es une chirurgie importée. Madagascar ne peut pas encore se permettre d'avoir les matériels adéquats. Faute de matériel, la micro-chirurgie et l'expansion cutanée ne peuvent être conçues à Madagascar. L'expansion cutanée qui nécessite une machine d'une valeur de 10 millions de dollars " a-t-il expliqué.

Mais les spécialistes en la matière sont très peu nombreux à Madagascar. Ils ne sont que 8 dont 5 travaillant en service pédiatrique. Les nouveaux diplômés ont reçu une formation de deux ans. En collaboration avec le Lions Club Doyen Tananarive Doyen, le CHU/HJRA et la faculté de Médecine, 3 autres chirurgiens réparateurs viennent de les rejoindre. Une initiative d'un coût global de 85 millions d'Ariary et permettant ainsi d'assurer près de 90% des cas rencontrés. La sortie de la première promotion s'est déroulée hier à Antsakaviro.

"Faire diminuer les évacuations et augmenter les efforts de prise en charge des malades sont les principales raisons pour lesquelles on a décidé de créer cette filière en chirurgie réparatrice en situation précaire " a rapporté Ramarosandratana Jean Louis, encadreur.

Les missions humanitaires enregistrent 200 dossiers et les chirurgiens effectuent 8 à 10 opérations. Pour un taux de 0,48 pour mille de victimes de malformation de la fente, à Madagascar le coût d'une opération de la fente peut atteindre 300 000 Ariary. Un coût assez élevé pour la population qui vit avec moins de 2 dollars par jour.

NIR

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