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Télémédecine : quand l'aide médicale arrive par l'Internet - 19/01/2012 - L'express de Madagascar - MadagascarEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Des professionnels de la santé reçoivent de la formation complémentaire grâce à un projet de la télémédecine. Les TIC offrent aussi des télédiagnostics et des téléconsultations. «Vous avez un patient avec une hypoglycémie d'un diabétique non traité avec insuline. Donc, il n'a pas assez de sucre dans son sang et il ne reçoit pas des piqûres d'insuline.

Quelles sont les causes possibles et comment allez-vous traiter le patient », interroge le Dr Evariste Bouenizabila.
Ce n'est pas un examen pour des étudiants en médecine. La trentaine de personnes réunies dans une salle de la clinique de l'Association malagasy contre le diabète, l'Amadia à Faravohitra, semblent un peu trop âgées pour ce genre d'épreuve.

Ce que se passe ici, c'est un cours pour une formation complémentaire. Détail le plus surprenant : l'orateur n'est pas présent dans la salle, il se trouve au Congo.
Cette séance sert à la formation à distance des docteurs et des enseignants médicaux.
« C'est le Réseau en Afrique francophone pour la télémédecine (RAFT) », explique le Dr Rado Randriamboavonjy, de la faculté de Médecine de l'Université d'Antananarivo et responsable de toutes les techniques de l'information et de la communication (TIC), y compris la télémédecine.

Créé en 2001 en partenariat avec l'Université numérique francophone mondiale (UNFM), le Fonds de solidarité numérique (FSN), et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le RAFT propose la télémédecine pour trois raisons, selon une plaquette éditée à cet effet.
Ainsi, les professionnels de la santé manquent en Afrique, surtout dans les régions périphériques et les zones rurales. Ensuite, en dehors des grandes villes, ils n'ont accès ni à la formation continue ni à l'aide de spécialistes. Enfin, il est cher et dangereux de transporter des patients qui pourraient être pris en charge sur place.

La télémédecine permettrait donc « d'aider à distance les professionnels à prendre de meilleures décisions diagnostiques et thérapeutiques, de suivre une formation continue adaptée à leurs besoins, sans qu'ils aient à quitter leur lieu de travail, et de coordonner les actions de santé publique par une meilleure information des décideurs ».
Madagascar fait partie du RAFT depuis 2005. Jusqu'à maintenant, près d'une vingtaine de pays ont des coordinateurs locaux.
« Tous les deuxièmes jeudis du mois et pendant toute l'année, à 9 h TU, le monde professionnel de la santé a la possibilité de se connecter par l'internet à une plateforme appelée DUDAL. xxx », précise le Dr Rado Randriamboavonjy.

Dans la salle de l'Amadia à Faravohitra, les professionnels de la santé suivent à l'écran la présentation en ligne. En même temps, en simultané, ils écoutent ce que le docteur du Congo raconte.

Vidéoconférence

À la fin de la séance, une petite image est prise à l'aide d'une webcam apparaît à gauche de la dernière page. À droite, il y a une colonne pour le chat. Ainsi, quelqu'un a écrit des mots de remerciements, un autre demande des détails.

« Malheureusement, la séance n'est pas en live aujourd'hui. C'est l'enregistrement de la dernière fois, car il y a eu des problèmes techniques et le professeur n'est pas là. Mais il a déjà promis de répondre à toutes les questions plus tard. Vous pourrez lire les réponses dans le système DUDAL », explique le Dr Rado Randriamboavonjy;

En tout cas, la séance a été suivie par une petite discussion entre les personnes présentes.
« Aujourd'hui, il n’y avait pas vraiment de nouvelles pour moi, parce que je suis diabétologue moi-même au Centre hospitalier universitaire d'Antananarivo », fait remarquer un des participants suivant les séances du RAFT depuis quelques années.
« En fait, pour moi il s'agissait de rencontrer des jeunes collègues et de discuter avec eux », ajoute-t-il.

D'autres séances sur la pédiatrie, la radiologie, la dermatologie et d'autres matières auront lieu.
En plus de cela, une vidéoconférence spéciale est aussi organisée. Une fois tous les deux mois au plus tard, les professionnels de la santé se rencontrent en ligne avec les promoteurs de Genève, Suisse, afin de répéter des détails ou des questions des séances précédentes.
Selon les organisateurs, c'est « obligatoire » pour les professionnels de la santé, surtout les médecins et les enseignants, d'utiliser les TIC.

« Même si c'est juste pour lire de nouvelles études, des publications scientifiques, on utilise les TIC. Notre bibliothèque, c'est l'internet », affirme le Dr Rado Randriamboavonjy, en ajoutant la remarque d'un ami: « Un médecin qui ne s'informe pas pendant deux ans, devient dangereux ».

Les TIC sont aussi d'une importante nécessité, d'une autre façon : pour le télédiagnostic et la téléconsultation. Le projet RAFT offre un deuxième outil nominal iPath.

« Si j'ai un cas difficile, je le mets en ligne avec des informations et des photos. Après, on peut discuter avec des collègues n'importe où ils se trouvent et travaillent », précise le médecin-chef d'Amadia, le Dr Haja Ramamonjisoa.

Il ajoute que les TIC facilitent aussi le traitement pour le patient et les proches.
« Notre diabétique la plus jeune, actuellement, a un an. Elle est en peine toutes les 15 minutes. Nous devons tous les jours consulter les parents par téléphone afin de leur demander : comment va le taux de glycémie le matin, à midi, le soir Comme ça, nous pouvons équilibrer la dose d'insuline sans ce que la famille doive venir ici et perdre du temps et de l'argent », témoigne encore le médecin-chef d'Amadia

Franziska Badenschier

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