Santé tropicale à Madagascar - Le guide de la médecine et de la santé à Madagascar


Médecine d'Afrique Noire - Première revue médicale internationale panafricaine francophone - Plus d'informations


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Juillet 2018
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Mai/Juin 2018
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Mars 2018
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale à Madagascar > Revue de presse

Revue de presse

Avant d’enfanter : des tests prénuptiaux nécessaires - 14/05/2012 - La gazette de la grande île - MadagascarEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

En France, chaque jeune couple est soumis à un bilan pré-nuptial qui comprend à la fois les incompatibilités et les bilans de base comme les dépistages. Ce sont des informations sur la santé des conjoints en général. La principale incompatibilité au sens médical est l' "A, B, O" et le groupe rhésus. C'est un test sanguin qui permet de détecter l'antigène majeur qui est l'antigène D, important dans toute transfusion sanguine. Si le père est D positif alors que la mère est D négatif, elle pourrait générer des anticorps destructeurs chez le foetus.

Pour le premier enfant, qui est une sorte de mini-greffon, la grossesse se passe toujours bien. Le problème se situe chez les grossesses ultérieures pendant lesquelles des fausses couches ou même de simples rejets du foetus sont possibles. Pour qu'une grossesse soit possible chez une femme porteuse de rhésus négatif ayant déjà subit une quelconque intervention gynécologique, il faut une injection immunoglobuline dans les 72 h qui suivent cette opération. Et ce dans le cas où son conjoint est de rhésus positif. Mais lorsqu'il s'agit de recherches de gènes porteurs de maladies chez les couples, on parle alors de "conseil prénuptial".

Il s'agit de bilans récapitulatifs des possibles maladies que les conjoints risquent de transmettre à leur enfant si l'un ou l'autre, voire les deux, ont les gènes porteurs. Ou encore la drépanocytose qui est le plus fréquent : actuellement, on estime que 10% des Malgaches portent ce gène. Il existe des spécialistes (pédiatres ou immunologues) qui peuvent conseiller les couples dans leurs projets d'enfanter. Malheureusement, à Madagascar, les couples qui effectuent ces tests sont rares. Seuls les nantis les effectuent. Il faut dire que les tests coûtent environ 227 700 ar, sinon deux fois plus.

Cependant, les Malgaches qui effectuent les tests en question le font après 5 ou 60 ans de vie commune, sans avoir enfanté. Et c'est à ce moment-là qu'ils ont recours à la fécondation in vitro qui coûte pas moins de 8 000 € en Europe. Le plus proche de Madagascar pour cette intervention est l'île Maurice, mais les frais seraient de 100 millions fmg environ. Une enquête en 2008 avait démontré que 25 à 30 % seulement des étudiants universitaires utilisent le préservatif. Un chiffre inquiétant lorsqu'on sait que des IST comme la Chlamydia peuvent rendre 30 % des femmes, stériles. Ce qui démontre non seulement l'importance de ces tests prénuptiaux, mais également la sensibilisation des jeunes à tous les niveaux.

Recueillis par Sarah R.

Lire l'article original

Plus d'articles Malgaches - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

MadagascarSanté tropicale à Madagascar
Le guide de la médecine et de la santé à Madagascar


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !