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Historique : chronique d’une bataille de longue haleine ; L'évolution des larves d'anophèles en eau stagnante est reproduite en laboratoire - 19/05/2012 - L'express de Madagascar - MadagascarEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Malgré d’intenses campagnes de lutte menées dans les zones les plus vulnérables par le ministère de la Santé et ses partenaires nationaux et internationaux, Madagascar n’est pas encore venu à bout de celui qui a fait des centaines de milliers de morts par le passé. Dès les années 1800, le paludisme fait des ravages parmi les émigrants venus sur la Grande île.

« La fièvre constitue la meilleure protection de mon royaume », affirmait également la Reine Ranavalona III, qui voyait ses adversaires, les conquérants étrangers, affaiblis par « une fièvre pernicieuse » avant d’arriver sur les Hautes terres. La maladie sévissait alors surtout sur les zones côtières.

Mais à partir de 1878, le paludisme fait son entrée sur les Hautes terres centrales. Depuis, ces zones ont fait face à trois épidémies meurtrières, en 1878, 1895 et 1986. Les premières épidémies sont surtout dues à l’arrivée des travailleurs issus des zones côtières. Ces derniers avaient « importé » les parasites responsables de l’épidémie, tandis que les vecteurs, les anophèles, avaient déjà trouvé des gîtes favorables à leur éclosion dans les rizières irriguées qui se sont généralisées à l’époque.

Non aux moustiques

Après la deuxième épidémie de 1895, la maladie devient endémique sur les Hautes terres. Des campagnes de lutte sont, depuis, menées et ont commencé à porter leurs fruits. En 1903, pour juguler une poussée de paludisme, la direction du service de santé avait prescrit des injections de quinine à toutes les populations des régions contaminées.
En 1905, la quinine est distribuée gratuitement dans tous les postes médicaux. Les déplacements des populations sont limités. Les travailleurs envoyés sur les chantiers sont dotés d’une provision préventive de quinine, tandis que ceux atteints de la maladie sont mis « en presque quarantaine » et ne doivent se déplacer qu’en cas de guérison complète. Parallèlement à cette campagne préventive sur les hommes, une lutte antilarvaire est également menée à Antananarivo et ses environs par des travaux de drainage.
A partir de 1945, la quinine préventive se fait progressivement supplanter par la chloroquine. Les insecticides domiciliaires font également leur apparition, et dès 1947, le Bureau municipal d’hygiène essaie de combiner les deux stratégies : un traitement préventif de masse par la chloroquine sur tous les enfants et aspersion d’insecticide domiciliaire. L’opération est conduite dans un quartier considéré insalubre de la capitale, Isotry en l’occurrence, et les résultats sont spectaculaires. La campagne s’étend alors sur l’ensemble des Hautes terres et donne des résultats probants.

La distribution gratuite hebdomadaire de chloroquine dans les écoles ainsi que l’aspersion de DDT dans les foyers marqueront les années 1949 à 1975. Puis la lutte a connu un certain relâchement. Celui-ci était tel que, vers la fin des années 1980, des vagues épidémiques sont réapparues, faisant jusqu’à 25 000 morts par an. C’était la période du Bemangovitra, les frissons étant les principaux symptômes de la maladie.

Depuis, la lutte s’est de nouveau intensifiée avec l’appui de partenaires techniques et financiers. Elle est surtout axée sur la bataille contre les moustiques, la prévention par les médicaments étant de plus en plus mise de côté.

Bodo Voahangy

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