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Revue de presse

Césarienne et antirétroviraux : une gratuité sans prix - 20/09/2006 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La mobilisation d'importantes ressources a limité la propagation du Sida et réduit la mortalité maternelle et néonatale
Mercredi 7 juin 2005, le ministre de la Santé Mme Maïga Zeïnab Mint Youba présente au Conseil des ministres, une communication écrite sur l'instauration de la gratuité de la césarienne. Deux mois après l'adoption de la mesure, le gouvernement concrétise la décision par le décret 05-350/PRM en date du 4 août 2005. Cet acte accorde la gratuité de la césarienne à toutes les parturientes en difficulté au moment de l'accouchement. Cette décision politique historique marque un tournant capital dans la prise en charge des urgences obstétricales et dans la réduction du taux de mortalité maternelle et infantile. Pour sa mise en œuvre, l'État mobilise plus de 400 millions de Fcfa durant le second semestre de l'année 2005.

Le soulagement
La mesure a soulagé les personnes dont les portefeuilles sont affectés par la conjoncture économique difficile. D. V., fonctionnaire, le confirme. Son épouse a bénéficié de la gratuité de la césarienne cette année. La mère et l'enfant se portent bien. L'année dernière, sa femme a subi une césarienne mais l'enfant n'a pas survécu à l'épreuve. Sans dépenser de grosses sommes d'argent, D. V. a vu sa épouse et son enfant sauvés grâce à l'intervention chirurgicale qui lui aurait coûté, il y a moins de trois ans, 60.000 Fcfa.
La gratuité de la césarienne est une réalité. Mais cela ne signifie pas que les parents de la patiente ne supportent aucune dépense. "Personnellement, j'ai déboursé près de 50.000 Fcfa pour l'achat de certains produits et les pansements postopératoires qui n'interviennent pas directement dans l'intervention chirurgicale", révèle notre fonctionnaire.
Paradoxalement depuis l'instauration de la gratuité de la césarienne, les services de santé sont indexés pour leur promptitude à décider la césarienne. Mais le directeur national de la santé, Mamadou Souncalo Traoré, réfute cette accusation et assure "qu'en dépit de la gratuité, le taux de césarienne pratiqué dans notre pays reste en deçà des 5 à 15 % enregistrés sous d'autres latitudes".
Durant le premier semestre 2006, le district de Bamako a enregistré 1070 césariennes, 490 cas ont été recensés à Kayes, 721 à Sikasso et 747 à Ségou. Il faut noter que les premiers mois ont été difficiles à cause de problèmes liés à la constitution et au prépositionnement des kits d'intervention dans les centres de soin. Ces difficultés ont été aplanies et des kits en quantité suffisante, sont aujourd'hui à disposition dans les hôpitaux et centres de santé de référence.

Un accès sans contraintes
La gratuité de la césarienne fait suite à celle des antirétroviraux (ARV) accordée à toutes les personnes vivant avec le VIH/Sida. Ainsi des structures chargées de la mise en œuvre du traitement antirétroviral veillent au suivi biologique des personnes retenues dans le protocole thérapeutique. Dans ces établissements, sont effectués des examens cliniques qui déterminent de la nécessité de mettre un malade sous ARV.
Aujourd'hui les malades accèdent aux ARV sans contrainte dans les hôpitaux du Point G et Gabriel Touré ainsi qu'au Centre d'écoute, de soins, d'animation et de conseils (CESAC), une des premières structures de prise en charge des personnes vivant avec le virus du Sida.
Des personnes infectées viennent chaque jour ici s'approvisionner en ARV et en médicaments destinés à lutter contre les infections opportunistes comme le paludisme et la tuberculose. Un patient d'une trentaine d'années que nous avons rencontré là assure que la gratuité des ARV est une bonne chose, un acte de solidarité qui soulage les personnes infectées.
Auparavant un malade atteint de Sida devait débourser plus d'un demi-million par mois pour se procurer des ARV. Grâce à l'intervention de l'État qui subventionnait une partie du coût des médicaments, les malades payaient entre 4500 et 90.000 Fcfa. Le Dr Adama Diawara de la direction de la pharmacie et du médicament (DPM), explique qu'à cette époque, l'État mettait annuellement à la disposition de son service, un milliard de Fcfa pour l'achat des antirétroviraux. Les médicaments étaient ensuite dispatchés entre les structures de prises en charge. La DPM assurait plus tard le contrôle des conditions d'entreposage, supervisait la tenue des fiches de stock.
La gratuité des ARV et de la césarienne a assurément permis de limiter la propagation de la pandémie et de réduire la mortalité maternelle et néonatale liée aux complications de l'accouchement.

Malade depuis 1998
Ali Djerma, malgré ce patronyme à consonance étrangère, est un jeune malien qui officiait comme transitaire à Zégoua. Sa vie a basculé un jour de 1998 lorsqu'il fut contrôlé positif au cours d'un dépistage du VIH/Sida, suite à des infections récurrentes. Depuis ce jour, Ali ne cesse de se battre contre l'exclusion, la stigmatisation et la discrimination.
Son père lui assurera l'accès au traitement antirétroviral pendant plus de quatre ans. "Par la grâce d'Allah, il déboursait environ 600 000 à 700 000 Fcfa par mois pour me permettre d'accéder aux médicaments", explique le jeune homme. Aujourd'hui Ali Djerma suit gratuitement un traitement antirétroviral dans le cadre de l'initiative malienne d'accès aux ARV. Il faut rappeler que le schéma thérapeutique adopté dans notre pays est la trithérapie (qui consiste à réunir trois molécules indiquées dans le traitement de la maladie).

B. DOUMBIA

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