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Journée internationale de la sage-femme : mobilisation contre la fistule - 10/05/2011 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La célébration, cette année, est un appel à la mise en œuvre de stratégies et d’actions de prévention de cette pathologie. À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré le week-end dernier, la 14è édition de la Journée internationale de la sage-femme. La cérémonie solennelle s’est déroulée au Centre international de conférences de Bamako sous la présidence de l’épouse du chef de l’État, Mme Touré Lobbo Traoré.

C’était en présence de membres du gouvernement dont le ministre de la Santé, Mme Diallo Madeleine Bâ, de la présidente du Réseau africain des sages-femmes pour la lutte contre la fistule, Laurence Montero, ainsi que de la présidente de l’Association des sages-femmes du Mali (ASFM), Mme Dicko Fatoumata Maïga, des représentants du corps diplomatique, des épouses de ministres et de nombre d’invités de marque. La célébration avait choisi cette année un thème d’une importance capitale : le "Rôle de la sage-femme dans la prévention de la fistule". Ce thème est un appel à l’action des sages-femmes pour la mise en œuvre de stratégie et d’actions de prévention de la fistule. Le Dr Cheick Oumar Touré de Intrahealth fistula care (une ONG américaine) a décrit, dans une communication, la situation préoccupante de la fistule obstétricale dans nos pays. 2 millions de femmes souffriraient de fistule obstétricale. Chaque année, environ 100 000 nouveaux cas sont recensés dans les pays en développement. Au Mali, chaque année 600 cas de fistules sont enregistrés dans les différentes localités du pays. Ces chiffres commandent la mise en synergie des efforts des pouvoirs publics et des praticiens (gynécologues et sages-femmes) pour une meilleure prise en charge des urgences obstétricales. L’enquête démographique et de santé (EDS IV) situe le taux de mortalité infantile à 96 pour 1000 naissances vivantes et le taux de décès maternels à 464 décès pour 100 000 naissances vivantes, malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics.

La Journée internationale de la sage-femme apparaît dans ce contexte comme un cadre de discussions sur la prévention, la prise en charge, les conséquences de la fistule. Mme Touré Lobbo Traoré a rappelé que la fistule obstétricale, liée à la grossesse, touche entre 50 000 à 100 000 femmes par an dans le monde. C’est un drame humain qui survient au plus beau moment qu’une femme peut connaître dans sa vie : celui de donner naissance à un enfant, a expliqué la Première dame. Mme Touré Lobbo Traoré qui se trouve en terrain connu (étant elle-même sage-femme de formation), a également souligné que ce drame silencieux interpelle toute la société, particulièrement les sages-femmes, car la fistule obstétricale demeure la pathologie la moins prise en charge. Elle a ensuite invité ses consœurs (les sages-femmes) à mettre leurs compétences au service de celles qui en ont le plus besoin pour mériter de la profession et la considération de nos concitoyens. La présidente de l’Association des sages-femmes, Mme Dicko Fatoumata Maïga, a réaffirmé la détermination de son association à s’impliquer davantage dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. A ce propos, la répartition des sages-femmes sur le territoire national est une question fondamentale à débattre. Parce qu’il faut pouvoir donner les mêmes chances à toutes les femmes dans les accouchements avec les compétences requises en obstétrique. Le ministre de la Santé a ainsi déploré l’inégale répartition de ces ressources humaines entre villes et campagnes. Mme Diallo Madeleine Bâ estime que cette journée est l’occasion d’attirer l’attention de tous sur la nécessité d’une répartition appropriée des sages-femmes dont plus de 58 % sont à Bamako au détriment des zones difficiles ou enclavées dans notre pays. Elle a exhorté les sages-femmes à offrir des soins de qualité aux populations qui attendent plus d’elles. Auparavant, la présidente du Réseau africain des sages-femmes pour la lutte contre la fistule a invité ses consœurs à prodiguer les soins obstétricaux et néonataux d’urgence adéquats, pour éviter la mortalité maternelle. Durant la cérémonie, des attestations de reconnaissance ont été délivrées à Mariam Tenentao, sage-femme à Gao, à Mme Touré Fatoumata Touré, directrice exécutive de l’ONG Greffa-Gao et au professeur Kalilou Ouattara dont l’expertise dans la prise en charge de la fistule est unanimement reconnue. Les efforts accomplis par ces personnes ont été reconnus et salués par l’association des sages-femmes. La présidente de l’ASFM a été décorée par l’association des sages-femmes.

Programmes de santé : des outils novateurs pour la planification et le suivi-évaluation

"On est en train d’évaluer le Programme de développement sanitaire et social (Prodess) qui a pris fin. On va élaborer un nouveau plan décennal de développement sanitaire et social. Il faut que les ressources chargées de le piloter, soient en phase avec le plan" : le directeur général de la Cellule de planification et de statistique (CPS) du ministère de la Santé, le Dr Salif Samaké, souligne clairement la nécessité de former des ressources humaines, notamment dans le domaine de la planification et du suivi-évaluation et pour une meilleure gestion des programmes de santé. C’était lors de la clôture jeudi d’un atelier de renforcement des capacités en planification stratégique et suivi-évaluation dans le cadre de la mise en œuvre des programmes publics de santé organisé par la CPS. La cérémonie s’est déroulée dans les locaux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sous la présidence du directeur de la CSP. La formation visait à transmettre des connaissances pratiques et des outils de base de la Gestion axée sur les résultats (GAR). Pour Salif Samaké, il est important d’utiliser des outils communs afin de renforcer la vision commune. A cet effet, il a promis que sa structure en charge du partenariat, saisira toutes les opportunités de formation. Le formateur principal, Zakaria Keïta, un compatriote de la diaspora a souligné l’utilité d’un renforcement des capacités en planification stratégique et suivi-évaluation dans le cadre de la mise en œuvre des programmes publics de santé. La session a, de son point de vue, permis de partager les expertises sur des outils novateurs, en terme de gestion. Les participants ont, eux, apprécié la qualité d’une formation qui a permis de passer en revue l’ensemble des outils opérationnels de planification.

Bréhima Doumbia

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