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Acromégalie : une maladie rare aux symptômes insidieux ; On en dénombre un ou deux cas par an à l’hôpital du point G - 06/12/2011 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’acromégalie est une maladie rare, un trouble hormonal qui provoque une augmentation de la taille. En l’absence de toute statistique en la matière, à en croire les médecins la maladie parait rare dans notre pays. On en dénombre un ou deux cas par an au centre hospitalo-universitaire (CHU) du Point G.

L’acromégalie est une maladie essentiellement de l’adulte. Selon le Pr Abdel Kader Traoré, médecin interniste au service de médecine interne du centre hospitalo-universitaire du Point G, il s’agit d’une tumeur, généralement bénigne, de l’antéhypophyse (lobe intérieur de l’hypophyse) qui secrète, dans la majorité des cas, une quantité importante d’hormone de croissance. Chez l’enfant, cette sécrétion importante engendre une augmentation importante de la taille, appelée (gigantisme chez les tout petits). Normalement l’enfant doit avoir une taille proportionnelle à son âge. Mais dans une situation de gigantisme, la taille est disproportionnée avec l’âge. Ce qui voudrait simplement dire qu’il y a quelque chose qui stimule les cartilages de croissance. Le Pr Abdel Kader Traoré rappelle que pour l’adulte la croissance est achevée.

Mais à ce niveau, la sécrétion hormonale importante va occasionner un épaississement des os avec une déformation des organes internes comme l’œsophage (méga œsophage), ou les intestins. Ces organes internes vont grossir et prendre des proportions contraires à la normale. C’est naturellement une anomalie qu’il faut prendre en charge par des spécialistes. L’acromégalie a une cause méconnue de la science qui n’a pu déceler son origine. Elle va opérer chez la personne atteinte, un changement du visage. Cela peut se mesurer à travers des petits détails comme par exemple, ne plus pouvoir porter le chapeau que l’on porte tous les jours ou la bague d’alliance qu’on avait au doigt, du fait de grossissement des os. La personne devient obèse avec un menton proéminent. Selon le Pr Abdel Kader Traoré l’acromégalie peut entrainer aussi des troubles métaboliques et apparaître comme une cause de diabète secondaire (diabète dont la cause est une maladie). L’acromégalie est une maladie dont les symptômes sont insidieux. Selon certains spécialistes, l’affection est difficile à diagnostiquer à un stade précoce.

Le Pr Abdel Kader Traoré explique que le diagnostic de l’acromégalie est essentiellement clinique. Il arrive même dans certaines situations que le médecin, se réfère même à une photo d’identité antérieure du malade pour établir une comparaison avec son état présent. Le médecin peut aussi, faire une radio du crâne, rechercher la tumeur au niveau de l’hypophyse ou doser l’hormone de croissance pour poser le diagnostic de la maladie. Non prise en charge, l’acromégalie provoque des déformations et des complications dans certains organes de taille qui ne pourront plus jouer leurs fonctions normalement. Il faut donc le soigner. Le traitement indiqué dans la prise en charge d’une acromégalie est la chirurgie. Généralement ce sont les neurochirurgiens qui font cette opération chirurgicale. A partir d’une petite incision faite sous la lèvre supérieure, ils vont chercher la tumeur au dessous du nez précise le professeur. Notre interlocuteur est on ne peut plus clair sur l’après intervention. Retrouver son état normal après l’intervention dépend des malades a-t-il observé. L’acromégalie est une pathologie dont la prise en charge peut être réalisée dans notre pays, notamment au centre hospitalier du Point G. C’est une maladie qui relève de la compétence des médecins internistes. Ces spécialistes ne sont pas légion mais accompagnent toujours les malades.

INRSP : Le bel âge

L’institut qui à 30 ans aujourd’hui, a exécuté beaucoup de recherches avec un impact avéré sur la santé publique

L’institut national de recherche en santé publique (INRSP) a aujourd’hui 30 ans, le bel âge pour une institution de recherche. La première structure de recherche du département de la Santé a été créée en mars 1981. Pour une souplesse de gestion, il a obtenu le statut d’établissement public à caractère administratif avant d’être érigé en 2006 en établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST). L’INRSP continue de donner la preuve de son utilité. Il fait aujourd’hui la fierté du peuple malien avec des chercheurs qui font autorité dans leurs domaines de compétence. L’institut donne une idée du potentiel malien en termes de recherche. Il a mission de promouvoir la recherche médicale et pharmaceutique en santé publique, notamment dans les domaines de maladies infectieuses, néoplasiques et sociales entre autres. Il doit également assurer la référence dans le domaine biologique, la mise au point et la formulation des médicaments traditionnels améliorés. L’institut a d’autres missions spécifiques. Le Pr Flabou Bougoudogo, directeur général de l’INRSP explique qu’à l’origine l’institut était organisé en trois divisions techniques dont la santé communautaire, la biologie clinique et la formation et il comptait très peu de chercheurs. La tendance a été inversée et l’établissement dispose aujourd’hui de 41 chercheurs hiérarchisés parmi lesquels on dénombre près d’une quinzaine de professeurs.

Mais il existe d’autres chercheurs. Avec ces différentes compétences, la structure forme des équipes de qualité pour exécuter des protocoles de recherche, scientifiquement solides avec un impact de santé publique. Flabou Bougoudogo rappelle que la recherche se situe dans le cadre de la mobilisation de la communauté internationale autour des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) : réduire de façon significative la pauvreté, la mortalité et la morbidité. Les missions de l’institut respectent ce cadre indique le directeur général de l’établissement. L’Institut a atteint sa maturité dans les années 2000 où il a connu une évolution significative. Au plan financier, le budget de l’INRSP qui intègre les subventions de l’Etat et des partenaires mais aussi les ressources internes, est passé à plus de 2 milliards de Fcfa. Dans ce montant environ 200 millions de Fcfa sont consacrés aux Etudes et à la Recherche ». Les ressources allouées à l’institut permettront de soutenir les activités de diagnostic, de surveillance épidémiologique des maladies et de recherche.Pour le financement de la recherche, les perspectives s’annoncent radieuses avec la création du Fonds compétitif de la recherche qui sera basé au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Flabou Bougoudo souligne que ce fonds apportera une réelle bouffée d’oxygène et constitue une motivation de chercheurs à former des équipes compétitives de recherche selon les priorités nationales.

L’INRSP a engrangés de très bons résultats grâce au bon management des hommes de l’administration sous la conduite du Pr Flabou Bougoudogo. Notre interlocuteur relève que l’évolution positive de la gouvernance de l’INRSP a été possible grâce à la volonté politique affichée par les autorités de notre pays mais aussi grâce au savoir faire d’anciens directeurs de l’institut. A cet effet, il cite volontiers les professeurs Yaya Fofana, premier hématologiste du Mali, Abdoulaye AG Rhaly et Sinè Bayo, prestigieux spécialiste en anatomie, pathologie (anapath) mais tous anciens directeurs de l’INRSP. L’institut a fait beaucoup de communications scientifiques dans des revues scientifiques. Celles-ci attestent de la dimension scientifique des équipes de recherche de l’INRSP qui représentent des symboles pour nous tout comme les chercheurs d’autres institutions de recherche, notamment le MRTC (le centre de recherche et de formation sur le paludisme du Pr Ogobara Doumbo), le centre de développement des vaccins (CVD du Pr samba Ousmane Sow) et le Serefo (témoignage en langue bamana) qui travaille sur la tuberculose et le VIH/sida. Il est dirigé par le Pr Anatole Tounkara actuel doyen de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odonto stomatologie. Le centre a mené des recherches sur la sensibilité du gonocoque aux antibiotiques utilisés dans la prise en charge syndromique de l’écoulement urétral et ou de la dysurie, la sensibilité des antibiotiques des bactéries isolées en routine dans divers prélèvement à l’INRSP, la stratégie de surveillance de la méningite au laboratoire national de référence de l’INSRP avant l’introduction du vaccin conjugué. L’étude épidémiologique dans les mines d’or de Sadiola et Yatela (Kayes)le système hiérarchique pour contrôler et assurer la qualité du diagnostic biologique du paludisme au Mali, la problématique de la prise en charge des personnes vivant avec le Vih au Mali figurent parmi les recherches effectuées par l’institut. L’INRS a convaincu les plus sceptiques dans le domaine de la médecine traditionnelle. Il dispose d’un département de médecine traditionnelle dirigé par le Pr Drissa Diallo. L’institut a mis sur le marché pharmaceutique des médicaments traditionnels améliorés dont les plus connus sont entre autres le sirop Balembo, contre la toux, le gastrosédal qui traite de la gastrite et de l’ulcère gastroduodénal, le malaria destiné à combattre le paludisme. En outre, on retrouve parmi ces médicaments traditionnels améliorés, l’hépatiane, le dysenterial qui soigne la dysenterie amibienne et la diarrhée, le laxacassia qui agit contre la constipation et le psorospermine, une pommade utilisée contre les infections cutanées. Ces produits sont en vente dans les officines pharmaceutiques et très abordables pour la bourse du Malien moyen. A 30 ans l’institut présente un nouveau. Celui-ci est plus rayonnant et laisse entrevoir de belles perspectives dans les années à venir. Mais en attendant l’institut doit continuer à jouer son leadership dans le domaine de la recherche en santé publique.

par Bréhima Doumbia

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