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Revue de presse

Dystonie : une contracture anormale et douloureuse ; Dr Issoufa Maïga : la pathologie est fréquente dans notre pays - 16/04/2013 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Cette pathologie fait partie de la famille de maladies liées à un dysfonctionnement des ganglions de base. La dystonie, une maladie assez répandue, intégrant les troubles du mouvement qui représentent moins de 2% des consultations neurologiques au Centre hospitalo-universitaire (CHU) : Gabriel Touré. Il faut rappeler que ces troubles affectent les capacités de l’individu à contrôler ses mouvements. Mais pour mieux comprendre le mécanisme, suivons les explications du Dr Issoufa Maïga, neurologue au centre hospitalo-universitaire (CHU) : Gabriel Touré.

Ce praticien hospitalier rappelle qu’il existe trois types de mouvements : les volontaires, les involontaires et les mouvements de réflexe. Ces mouvements sont commandés par des programmateurs qu’on appelle, les ganglions de la base, selon l’expression médicale consacrée. Il s’agit d’un ensemble de ganglions situé à la base du cerveau et qui permet à l’être humain d’effectuer les différents mouvements. Selon le Dr Issoufa Maïga, la dystonie fait partie de la famille de maladies liées à un dysfonctionnement des ganglions de base. En termes clairs, il s’agit d’une contracture anormale soutenue et douloureuse d’une partie du corps. Les neurologues rappellent que la dystonie est une maladie assez connue dans notre pays. Même s’ils ne donnent pas statistiques précises sur la pathologie, ils confirment tout de même sa fréquence dans notre pays. On en distingue quatre types de dystonie. Il y a la dystonie primaire, la dystonie plus, la dystonie secondaire (à ce niveau la dystonie est plutôt liée à une maladie) et la dystonie neurodégénérative. Le scientifique de Gabriel Toure explique que parmi les dystonies primaires, on retrouve la dystonie primaire focale comme la crampe de l’écrivain. A titre d’exemple, il s’agit de cet enseignant dont le doigt en raidit sous le stylo ou du journaliste dont les doigts se contractent en écrivant entre autres. Par ailleurs, les cas de blépharospasme (c’est-à-dire de gens dont les paupières se ferment de façon incontrôlée) et la dystonie cervicale du cou sont aussi des dystonies primaires focales. Dans les situations de dystonie plus, la dystonie, elle même est un élément de la maladie. La dystonie secondaire, est liée généralement à des neuroleptiques utilisés comme des antiémétiques (des médicaments qui agissent contre les vomissements). Mais le neurologue de Gabriel Touré est on ne peut plus clair sur l’utilisation des neuroleptiques. Il explique que les neuroleptiques peuvent, à court, moyen et long terme, provoquer des dystonies. Celles-ci peuvent aussi être liées à d’autres maladies, notamment l’anorexie cérébrale, les traumatismes. La dystonie a une évolution connue des spécialistes, les neurologues naturellement.

Ces spécialistes des pathologies des nerfs rappellent que la dystonie s’exacerbe pendant l’éveil et a tendance à disparaître au sommeil. A en croire le Dr Issou Maïga, il peut même avoir une accalmie au réveil. Parfois il y a une hyperactivité soutenue et douloureuse avec un caractère overflow (diffusion de la dystonie à d’autres groupes musculaires). Notre interlocuteur précise, que la dystonie peut engendrer des conséquences d’inconfort, de douleur et un impact négatif sur la qualité de vie des patients. Le spécialiste note que dans certains cas, il y a le regard des autres qui peser sur le patient du fait des postures que celui-ci peut adopter. Pour le prestigieux neurologue de Gabriel Touré qui fait autorité dans sa science médicale, en tout cas à l’échelle nationale, le traitement de la dystonie se fait à deux niveaux. Il y a des médicaments appelés « les analogues du gaba » qui sont disponibles. Mais le neurologue qui demeure au diapason de l’évolution de la neurologie dans le monde (du fait de la formation continue, des participations à des grands congrès de neurologie) explique qu’à l’heure actuelle le traitement de première intention se fait avec la toxine de botulique qui occasionne un relâchement. Mais ce traitement a un effet limité dans le temps. A ce propos, le Dr Issoufa Maïga précise qu’il est conseiller de faire une injection tous les 3 mois pour garder ce relâchement. Mais le médecin neurologue prévient que la kinésithérapie est une partie intégrante du traitement et permet de ralentir l’évolution de la pathologie.

B. DOUMBIA

Anatomopathologistes : le mali n’est Pas mal loti

Le pays dispose de compétences avérées en la matière

Tous les observateurs s’accordent à reconnaître que le besoin de spécialistes est criard dans les pays en développement, notamment ceux du continent africain. Dans les sciences fondamentales, le problème se pose avec plus d’acuité. C’est une réalité que partagent tous les pays africains. Pour le cas spécifique des anatomopathologistes qui nous intéresse, ces spécialistes ne sont pas légion. Certains esprits tordus font un procès d’intention aux « grands maîtres » de la discipline dans notre pays. Ils les accusent à tort de n’avoir pas formé la relève dans cette discipline médicale qui permet de poser le diagnostic des pathologies compliquées, notamment les tumeurs. Il faut rappeler qu’au-delà des apparences, la réalité est toute autre. Selon le Pr Sinè Bayo : grand maître de cette science médicale, notre pays garde une bonne longueur d’avance sur nombre de ses voisins. Nous sommes le 3è pays de l’Afrique de l’Ouest à disposer d’un nombre suffisant d’anatomopathologistes après Dakar et Abidjan. La Côte d’Ivoire et le Sénégal dispose (chacun) de 3 ou 4 maîtres de conférences agrégés du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), des maîtres assistants et des assistants en anatomopathologie. Mais le fossé n’est pas grand entre nous. Le Mali dispose aussi de compétences en la matière dont le fameux Pr Sinè Bayo. Même s’il ne veut pas par modestie qu’on se focalise sur sa personne, ce médecin de très grande valeur reste un « anapath » de référence à l’échelle africaine voire planétaire. Il a formé le Pr Cheick Traoré, maître de conférence agrégé du CAMES, le Dr Bakarou Kamaté, maître assistant et deux internes, les docteurs Bourama Coulibaly et Ibrahima Mallé. En termes clairs, nous disposons de 5 anatomopathologistes dans notre pays pour les besoins de diagnostic.

Le Pr Sinè Bayo comprend les critiques des uns et des autres mais explique que dans nos pays, les gens ne se bousculent aux portillons des sciences fondamentales. Ils préfèrent les autres disciplines médicales. Pourtant, le diagnostic des maladies vient des hommes de laboratoires, c’est-à-dire de ceux qui ont accepté d’évoluer dans l’anonymat. Mais les pays qui sont avance sur nous, dans la région ouest-africaine ont pu pourvoir tous les postes par le concours d’internat. Cette alternative entamée un moment au Mali semble avoir aujourd’hui du plomb dans l’aile. Il n’y a pas meilleur instrument, meilleure méthode de formation de cadres de qualité dans le domaine de la médecine que l’internat. Il est important dans notre pays en ce qui concerne la formation des ressources humaines, de taire les contradictions internes, les velléités de division pour aller dans le même sens. Certes nous ne boxons pas dans la même catégorie que les pays développés en matière de formation de spécialistes, mais il y a urgence et nécessité pour notre pays d’accélérer le pas dans ce processus de formation des compétences. Le Pr Sinè Bayo rappelle que le Sénégal a une politique de formation des cadres.

Ceci s’explique peut être par le fait que ce pays a toujours été dirigé par des universitaires qui savent toute l’importance de la formation initiale et continue des ressources humaines, notamment dans le domaine de la médecine et de la pharmacie. Il précise que le pays de « gorgui » valorise les cadres. Il cite volontiers les 250 000 Fcfa d’indemnités de logement que le Sénégal accorde aux grands professeurs et enseignants à l’université. On a ouvert tôt des CES (Certificat d’études spécialisées) en chirurgie et en santé publique. Ce qui nous, a permis d’avoir un nombre important de spécialistes dans ces disciplines. Mais dans des disciplines comme la chimie minérale et la chimie générale, le Mali manque cruellement de spécialistes. Le Pr Sinè Bayo, ancien patron de la commission hospitalo-universitaire de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie, fulmine contre le bricolage dans ce pays. Les normes universitaires ne peuvent pas répondre aux raccordements. Il nous faut mettre le travail en avant. Ainsi on aura mis le sérieux en avant, la culture de l’excellence indique notre interlocuteur. La formation de spécialistes passe par la consolidation du concours d’internat. Mais depuis quelque temps ce concours n’est plus organisé dans notre pays. Le Pr Sinè Bayo est connu pour son franc-parler. Il juge que la situation actuelle non performante découle de l’absence de volonté politique. Les autorités n’ont pas fait de la formation de qualité une priorité absolue. Il est inadmissible qu’après 40 ans d’indépendance ce pays continue à enregistrer des missionnaires. Ces spécialistes viennent d’autres pays pour enseigner à l’université du Mali. Ce paradoxe nous interpelle tous.

B. D.

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