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Eradication de la poliomyélite : La nécessaire synergie - 22/05/2007 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Pour lutter efficacement contre cette maladie paralysante, les pays africains doivent coordonner leurs actions. L’éradication d’une maladie comme la poliomyélite qui affecte les enfants de 0 à 15 ans, répond à des étapes bien définies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour qu’un pays prépare le dossier de certification de l’éradication d’une maladie, il doit faire quatre ans sans déclarer de cas.

Le monde a connu la variole, une redoutable maladie infectieuse qui a été éradiquée grâce aux efforts de vaccination. Aujourd’hui, la poliomyélite aussi est en voie d’extinction. Pour qu’un pays puisse prétendre à son éradication, il devrait selon les normes initiales de l’OMS faire 4 ans sans polio virus sauvage et mettre en place un “comité d’experts polio” (des spécialistes) et un “comité national de certification” (composé de chercheurs et enseignants universitaires) en charge de préparer le dossier de certification. Aujourd’hui de nouvelles conditionnalités sont fixées par l’OMS. Il y a désormais des paramètres qui ne dépendent plus du pays. Un pays ne peut plus prétendre seul à l’éradication mais tout un continent. Ces critères obligent les pays à aller ensemble dans la lutte contre le polio virus sauvage.

Le Dr Nouhoum Koné, chef de la section immunisation (ancien centre national d’immunisation) de la direction nationale de la santé explique que par ailleurs, le pays doit avoir un bon système de surveillance épidémiologique qui permet de dépister tous les cas de paralysies flasques aiguës (PFA). Cette surveillance épidémiologique permet de prouver la présence ou non de polio virus sauvage chez les enfants de moins de 15 ans. Tout cas de PFA doit faire l’objet d’investigation.

Le patron de la section rappelle à ce niveau la nécessité de travailler en synergie. Ainsi tous les acteurs de soins dans les différentes structures et établissements hospitaliers, centres de santé de référence et de santé communautaires, tradipraticiens et structures privées, sont impliqués dans la recherche de cas de PFA. Mais depuis 2006, les critères de performance de la surveillance épidémiologique intègrent une nouvelle exigence. C’est-à-dire que chaque district sanitaire doit détecter 2 cas de PFA pour 100 000 enfants de moins de 15 ans contre 1 cas il y a quelque temps. La célérité du prélèvement des selles est aussi recommandée. Il doit être fait dans les 14 jours qui suivent le début de la maladie. Les selles prélevées sont envoyées dans le laboratoire de référence d’Abidjan pour confirmer ou infirmer la présence du polio virus sauvage. Nouhoun Koné s’empresse de préciser que pour le sérotypage (détermination du type de polio virus sauvage), les examens sont faits à Johannesbourg.

Le dossier de certification du continent est préparé par des pays désignés par le bureau régional de l’OMS sur la base de performances et qui doivent faire 4 ans sans déclarer de cas de poliomyélite. Les continents africains et asiatiques sont les plus touchés par le polio virus sauvage.
Le dernier rapport de l’OMS est parlant sur les foyers épidemiques comme le Nigeria (1119 cas de polio en février dernier). En Asie, l’Afghanistan (31 cas à la même période), le Pakistan (24 cas en octobre 2006) et l’Inde (672 cas en octobre 2006) sont aussi affectés. D’autres pays comme l’Angola, la Namibie, la République démocratique du Congo, le Cameroun, le Niger, la Somalie, le Bangladesh, le Népal et le Yémen ont été recontaminés.

Les spécialistes s’accordent sur la nécessité et l’urgence de briser aujourd’hui la chaîne de transmission du polio virus sauvage dans les pays où la maladie est endémique. Koné observe qu’au Mali on est parvenu à interrompre la circulation du polio virus sauvage depuis deux ans. Les derniers cas de la maladie du Mali remontent en juin 2005 où le polio virus sauvage, avait été détecté dans les régions de Mopti (Djenné et Bankass) et Ségou (Tominian). Dans ces différentes localités, une campagne de ratissage avait été organisée en synchronisation avec le Burkina. Mais le toubib note que depuis 2005 notre pays observe une pause dans l’organisation des journées nationales de vaccination (JNV). Mais le Programme élargi de vaccination (PEV) de routine qui intègre le vaccin contre la polio, se poursuit pour immuniser les enfants de 0 à 1 an. Il se garde d’avoir un optimisme démesuré. Pour lui, la vigilance doit reste de mise et le système de surveillance épidémiologique doit être efficace et renforcé.

Mais il y a des préoccupations définies à l’échelle mondiale pour atteindre l’éradication de la polio. Il s’agit d’interrompre la transmission du polio virus sauvage, de limiter les risques de sa propagation et bien d’autres dispositions. “Le vaccin reste un moyen sûr de prévention. Tout enfant qui échappe à la vaccination constitue un risque pour les autres”, a commenté notre interlocuteur.

B. DOUMBIA

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