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Ecoles privées de formation en santé : embouteillages pour les stages - 04/06/2009 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le flot de stagiaires déversés par des centres de formation irréguliers réduit les possibilités d’accueil des structures de santé. Notamment dans les Cscom et les Csref. La loi 94-276 fixant les modalités d'application de la loi portant statut de l'enseignement privé, détermine les conditions de création d'un établissement d'enseignement privé. L'article 2 de la même disposition stipule que l'autorisation de créer, d'ouvrir, de diriger un établissement est accordée par le ministre en charge de l'ordre d'enseignement concerné. C’est la même disposition qui créé les écoles privées de formation aux professions de la santé. Celles-ci constituent l'autre alternative à la formation du personnel paramédical, en dehors de l'Institut national de formation en sciences de la santé (INFSS) et s'attachent à répondre, avec plus ou moins de bonheur, aux mêmes exigences de qualité.

Ces écoles privées de formation éprouvaient de réelles difficultés à trouver des lieux de stage pour leurs élèves aux différents niveaux de la pyramide sanitaire dans notre pays. Les concertations et négociations engagées en 2001, sous la férule de la direction nationale de la santé (DNS), avaient permis aux parties prenantes de s'accorder sur l'essentiel. Ce qui a abouti à des conventions de stage qui seraient inspirées du Maroc et de la Tunisie. Ces accords signés avec les établissements hospitaliers, les centres de santé de référence (Csref) et de santé communautaire (Cscom), balisent le cadre de collaboration en matière de stage. Par ces conventions, les structures de santé s’engagent à assurer la formation pratique et le suivi des stagiaires des écoles privées, tout les intégrant dans les équipes de garde.

De leur côté, les écoles privées de formation aux professions de santé sont astreintes au paiement de 10 000 Fcfa par poste de stage dans les hôpitaux, 8 000 Fcfa dans les Csref et 5 000 Fcfa dans les Cscom. Ces forfaits ont été instaurés pour faire face au coût du stage (consommables pour les démonstrations et encadrement des stagiaires).
Le Dr Garba Hamadoun Cissé, président de l'Association des écoles privées de formation aux professions de la santé, explique que ces conventions constituent un cadre juridique de collaboration avec les établissements de santé. Ce qui a permis selon lui, de faire accepter facilement leurs stagiaires dans les établissements de santé.
Mais Garba Hamadoun Cissé s'empresse de préciser que les choses étaient plus faciles lorsqu’il n’y avait seulement que trois écoles de formation en santé : l'École de formation de technicien socio-sanitaire (EFTSS), le Bouctou et le Centre de formation de technicien socio-sanitaire.

PLUS D’UNE QUARANTAINE. En quelques années, on est passé de 3 à 5 puis 8 et enfin à une douzaine d'écoles de formation officiellement enregistrées. Mais dans la réalité, on en dénombre plus d'une quarantaine avec un gros contingent d'écoles irrégulières, regrette notre interlocuteur.
L'Association des écoles privées de formation aux professions de santé pointe du doigt cet état de fait et incrimine les insuffisances des textes mais surtout les pouvoirs publics.
Certaines de ces écoles irrégulières, à en croire Garba Hamadoun Cissé, offrent plus d’argent à des agents de Csref ou Cscom, afin de faire accepter leurs élèves.
Cette situation de désordre préoccupe l'Association des écoles privées de formation aux professions de santé, liée aux établissements de santé par des conventions. Elle constate une réduction des postes de stage sous l’effet de cette concurrence déloyale et un engorgement des structures qui réduit les possibilités offertes à ses étudiants.

Notre interlocuteur dénonce une complicité qui bouche l’accès aux Csref et Cscom qui accueillent le plus gros contingent de stagiaires conventionnés.
Les hôpitaux de Gabriel Touré et du Point G, reçoivent chaque année une cinquantaine de stagiaires d'écoles privées de formation en santé. Garba Hamadoun Cissé reconnait que la collaboration avec ces deux établissements hospitaliers, se passe sans problème. Ils coopèrent bien, conformément à la convention signée avec eux, se félicite le président de l'Association des écoles privées.
Sur cet aspect, le directeur général du Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Gabriel Touré, le Dr Abdoulaye Nènè Coulibaly, joint au téléphone, confirme l’exécution normale des conventions : « Nous acceptons par quota tous les stagiaires que ces établissements envoient pour la formation pratique. Il nous faut lever toute équivoque à ce niveau. Nous n'avons aucune difficulté avec ces établissements privés de formation ».

Si le Point G aussi confirme la bonne collaboration avec l'Association des écoles de formation aux professions de la santé, un responsable de l'administration de cet hôpital note que certaines de ces écoles ne s'acquittent pas régulièrement des frais de stage. « Mais le devoir d’accompagnement nous oblige à accepter leurs stagiaires dans nos établissements même dans ces conditions », a commenté ce responsable.
Aujourd'hui, les écoles de formation en santé réclament la création d'une commission nationale. Celle-là aura pour mission la gestion des programmes et contenus donc des curricula de formation et la moralisation de la création et de l'ouverture d'écoles privées de formation.
A ce propos, Garba Cissé relève que l'essentiel vaut pour tout le monde : former de bons produits, c'est-à-dire des agents de santé capables de répondre aux exigences de qualité de soins pour le bien-être de nos populations.

B. DOUMBIA

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