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Syndrome de Korsakoff : la faute à l’alcool - 19/01/2010 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le malade atteint présente un tableau psychiatrique à type d’agitations psychomotrices. Ce désordre est accentué par des délires et des hallucinations. Peu de gens connaissent le syndrome de Korsakof. C’est un phénomène qui découle essentiellement de l’alcoolisme et de la carence en vitamine B. Ces informations générales sont données par le Dr Issoufa Maïga, neurologue au centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré.

Il ressort que depuis les années 1800, le neurologue allemand Wernicke, constate des troubles de mémoire chez trois de ses patients. Les deux premiers étaient alcooliques. Le dernier avait des vomissements. Pourtant ces malades présentaient le tableau, c’est-à-dire des troubles de la mémoire. Une décennie après le psychiatre russe, Korsakoff confirmera que l’alcoolisme chronique débouche sur un tableau psychiatrique et des neuropathies périphériques. Ce médecin va donner son nom à ces troubles qu’on retrouve chez les alcooliques chroniques ou invétérés : d’où le syndrome de Korsakoff. Le Dr Issoufa Maïga explique que l’alcoolisme reste le facteur essentiel du syndrome de Korsakof. Mais au delà, les situations carentielles graves en vitamines vitamines B, surtout la thiamine (vitamine B1). Il cite à titre d’exemple les malnutritions aiguës ou les patients opérés de l’œsophage.

Perte de mémoire. Le toubib de Gabriel Touré définit le syndrome de Korsakoff comme une affection neurologique chez l’éthylique chronique dénutri. Il se manifeste par des signes connus des neurologues. Le patient va présenter un tableau psychiatrique à type d’agitations psychomotrices qui se complète par des délires et des hallucinations. Notre interlocuteur précise qu’à ce niveau il faut agir vite sinon ce tableau évoluera vers d’autres formes de troubles importants de la mémoire, comme l’incapacité du sujet atteint à fixer les événements dans le temps même et dans l’espace. Même si on lui serine à satiété les choses, il ne peut les retenir. C’est donc une perte de mémoire. Comment diagnostiquer le syndrome de Korsakoff ? Celui-ci est basé sur un faisceau d’arguments cliniques.

L’imagerie médicale par résonance (IRM) peut aider à poser le diagnostic. En d’autres termes la paraclinique vient en appoint dans le diagnostic après l’observation clinique de l’alcoolique chronique. Rappelons que les complications de l’alcoolisme sont de trois ordres. Issoufa Maïga note qu’il y a l’alcoolisme aigu pouvant aller de l’état d’ébriété jusqu’au coma en passant par des convulsions. Selon le terme consacré par les neurologues, ceci est donc une intoxication éthylique aiguë. Le spécialiste constate des complications chroniques. A en croire les spécialistes l’alcool a cette particularité de créer des dysfonctionnements membranaires. Ceux-ci vont agir sur le système nerveux. Mais l’alcoolisme peut atteindre tous les organes et crée des carences de vitamine B surtout de la thiamine. Le médecin précise qu’il n’existe pas d’études sur l’alcoolisme pour connaître véritablement la tendance de la maladie dans notre pays. Même si le Mali ne dispose pas de statistiques exactes sur la prévalence du syndrome de Korsakoff, l’alcool reste un grand problème.

Tous les commentaires et analyses s’accordent sur le fait que le phénomène gagne, de plus en plus, de terrain dans notre pays. Le fléau frappe surtout la jeunesse actuelle grande consommatrice d’alcool. Forcement ces types de pathologies ont une incidence très nuisible. Pas de glucosé sans vitamine B chez les alcooliques. Le syndrome de Korsakoff est une conséquence de la consommation massive d’alcool. Mais il n’y a rien de spectaculaire dans les soins contre ce phénomène de troubles. Issoufa Maïga rappelle que le traitement de toutes les complications liées à l’alcool, repose préalablement sur le sevrage. Il faut arrêter l’intoxication et permettre ainsi de cerner les effets de manière partielle ou totale. Il faut aussi ajouter des mesures hygièno-diététiques, c’est-à-dire une bonne alimentation. Le spécialiste de Gabriel Touré est on ne plus clair. Le ton ferme, Issoufa Maïga rappelle à la jeune de garde de médecins non spécialistes qu’il ne faut jamais ajouter du sérum glucosé au traitement des alcooliques chroniques sans une supplémentation en vitamine B. C’est un risque réel : le sérum glucosé provoque une surconsommation de la vitamine B.

par Bréhima Doumbia

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