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Mortalité maternelle : Koulikoro veut redresser ses indicateurs - 06/09/2010 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le rapport du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) classe notre pays parmi les pays les plus pauvres du monde avec un indice de développement humain (IDH) égal à 0,338. Cela concerne essentiellement les services sociaux de base comme l’éducation et la santé. Cette situation sanitaire est caractérisée par plusieurs facteurs défavorables : faible couverture sanitaire, inégalité dans la répartition du personnel médical sur toute l’étendue du territoire, personnel sanitaire insuffisant et mal qualifié pour offrir des services de qualité, insuffisance d’infrastructures et d’équipements et coût élevé des services par rapport au revenu moyen des populations.

Par ailleurs, le recensement de 2008 note aussi que le ratio personnel sanitaire au Mali est d’un médecin pour 10.389 habitants, une sage femme pour 23.615 et un infirmier pour 5.000 habitants. Tandis que les normes indiquées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se présentent comme suit : un médecin pour 10.000 habitants, une sage femme pour 5.000 habitants et un infirmier pour 5.000 habitants. Ces disparités, à n’en pas douter, ont une influence sur la répartition du personnel sanitaire (médecins, sages, infirmiers). C’est ainsi la région de Koulikoro qui présente des écarts notoires en matière de ratio personnel sanitaire par habitant. La région affiche ainsi un ratio d’une sage femme pour 38.841 habitants, alors que la moyenne nationale prévue est estimée à une sage femme pour 23.615 habitants. Cet écart est significatif du retard pris par la région en matière de santé maternelle. Cette situation a incité la Coalition des alternatives Africaines dette et Développement (CAD-Mali) à lancer jeudi à Koulikoro, son programme "Projet de plaidoyer budgétaire pour une réduction de la mortalité maternelle dans la région de Koulikoro".

Le représentant du gouverneur de la Région, Bougouzanga Coulibaly, en a présidé la cérémonie en présence du président de CAD-MALI, Sékou Diarra, du coordinateur du projet. Étaient également présents à la cérémonie, la présidente de l’association des sages femmes de Koulikoro, Mme Diakité Maimouna Sylla, et nombre de responsables sanitaires de la 2è Région. Initié par la CAD-Mali, le projet est financé par l’International budget partnership (IBP). Le président de la coalition a souligné que ce lancement marquait le début d’un projet qui se situe dans la continuité des interventions de sa structure dans la région de Koulikoro. Le projet, a-t-il poursuivi, va également aider à orienter et répartir des fonds destinés au secteur de la santé, assurer et promouvoir le contrôle citoyen par l’implication des organisations de la société civile dans le suivi de la gestion des fonds alloués au secteur de la santé et contribuer à une gestion transparente des fonds publics. Le représentant du chef de l’exécutif régional, Bougouzanga Coulibaly, a confirmé le projet figurait au coeur des priorités des autorités de Koulikoro. Le coordinateur du projet, Brehima Traoré, a annoncé que le projet visait à améliorer le budget alloué à la santé et atteindre la moyenne nationale en affectation de sages femmes dans la région de Koulikoro afin de réduire la mortalité maternelle. Il entend ainsi amener les pouvoirs publics à affecter d’ici 2012, une cinquantaine de nouvelles sages femmes en 2è Région pour atteindre la moyenne nationale d’une sage pour 23.615 habitants. Bréhima Traoré assigne au projet la mission d’influencer la politique budgétaire nationale et régionale en faveur d’une répartition efficiente et rationnelle des fonds dans le secteur de la santé à Koulikoro en général et de la lutte contre la mortalité maternelle en particulier. "J’ai compris beaucoup de choses sur la mortalité maternelle, notamment les difficultés liées à l’accouchement. Je souhaiterais que le même message soit véhiculé dans les autres localités de la région, car non seulement les femmes sont mal informées mais aussi beaucoup de structures sanitaires à Koulikoro manquent de matériels adéquats pour faire face à la situation", a commenté Mme Maimouna Cissé, une participante de la conférence.

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