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Cinquante ans de santé au Mali : un check-up complet - 23/11/2010 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les Aînés ont apprécié les efforts accomplis depuis des années mais aussi déploré la perte de repères et de certaines valeurs. Les débats ont été longs et courtois bien que souvent passionnés. L’Association des témoins et grands témoins (ATGT) a organisé le week-end dernier au Centre Djoliba une conférence sur la santé au Mali depuis l’indépendance à nos jours. La rencontre présidée par le président de l’association, l’ancien Premier ministre, Abdoulaye Sékou Sow, s’est déroulée en présence de Mamadou Dembélé et Younoussi Touré, deux anciens chefs du gouvernement et de nombreux Aînés.

Le Dr Lasseny Konaté, un ancien inspecteur en chef de la santé et le Pr Abdel Kader Traoré, enseignant chercheur, ont tour à tour retracé l’évolution du cadre institutionnel et de la recherche dans notre pays. Le premier a fait un instructif rappel de l’évolution des textes dans le domaine de la santé et décrit le contexte du renforcement du cadre institutionnel avec la création du ministère de la Santé publique et des Affaires sociales aux premières heures de l’indépendance. Pour Lasseny Konaté, le pays a développé le concept de médecine pour tous et la gratuité des soins entre 1960 et 1968. Il s’agissait d’accorder gratuitement les mêmes services de base à tous les citoyens sans discrimination aucune. À partir de 1968, a été créée l’école des assistants médicaux qui sera transformée en 1972 en une École de médecine (actuelle Faculté de médecine, de pharmacie et d’odonto stomatologie) dont la première promotion est sortie en 1997.

Lasseny Konaté a aussi situé et décrit les périodes charnières du renforcement institutionnel dans le domaine de la santé. Les années 1980-1990 ont ainsi vu la promulgation des codes d’éthique et de déontologie. C’est aussi durant cette période que furent adoptés les textes importants sur l’exercice privé de la médecine. À partir de 1994, les hôpitaux furent érigés en établissements publics à caractère administratif (EPA) dotés de l’autonomie de gestion. Mais avec la loi d’orientation de 2002, ils deviendront établissements publics hospitaliers avec une grande souplesse de gestion. Dans le domaine de la recherche, le Mali n’est pas resté en marge du progrès. Le Pr Abdel Kader Traoré a rappelé que celle-ci existe dans notre pays depuis la période coloniale. À cette époque, une équipe de chercheurs travaillait déjà sur les grandes endémies. Sous la première République (1960-1968) les innovations vont commencer avec la création des grandes écoles.

La deuxième République (1968-1991) a été marquée par l’ouverture de structures de recherche comme l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP) entre autres. Mais la recherche a connu un développement fulgurant sous la troisième République (de 1991 à nos jours) avec la création des universités de Bamako et de Ségou, etc. Après le premier panel, le Dr Souleymane Guindo, ancien président directeur général de la Pharmacie populaire, le Pr Drissa Diallo, chef du département de médecine traditionnelle, et Gaoussou Traoré, inspecteur des affaires sociales sont revenus sur les faits marquants dans le domaine de la pharmacie, l’évolution de la médecine traditionnelle et la promotion du droit des personnes handicapées.

Les Aînés ont apprécié les efforts accomplis dans le domaine de la santé dans notre pays tout en critiquant certaines pratiques actuelles dans les établissements hospitaliers. Il est ainsi inadmissible, de leur point de vue, d’avoir une médecine pour riches et une médecine pour pauvres. Ils ont aussi rappelé la nécessité de « revenir à nos valeurs ». Pour le président de l’ATGT, son association a organisé des conférences sur le droit de battre une monnaie, sur la jeunesse, sur les femmes et aujourd’hui sur la santé. Ce sont là des thèmes transversaux qui font partie des fondamentaux du développement, a relevé Abdoulaye Sékou Sow. Le doyen Youssouf Traoré, l’initiateur de l’ATGT, s’est félicité de cette initiative dont l’ambition est d’établir une vérité historique et de mettre en exergue nos forces et nos faiblesses pour mieux avancer.

Bréhima Doumbia

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