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Lutte contre le paludisme : un vaccin made in mali ! - 20/09/2011 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Ce vaccin au stade sanguin a été testé à Bandiagara sur une population cible de 400 enfants de la tranche d’âge de 1 à 6 ans. Publier les résultats d’une recherche dans la prestigieuse revue scientifique : « New England Journal Of Medecine » est un honneur, mais surtout une reconnaissance de la solidité scientifique des arguments avancés dans l’étude. Il est également connu que publier dans cette revue scientifique permet de faire vendre dans le monde scientifique mais aussi de marquer des points.

Le Malaria Research and Training Center (MRTC) marque tous les jours des bons points. Ce centre de recherche sur le paludisme, dispose d’une équipe dirigée par le prestigieux parasitologue, le Pr Ogobara Doumbo. Elle vient de publier dans New England Journal Of Médecine, en date du 15 septembre, les résultats de ses recherches sur un vaccin de statut sanguin. Le FMP2.1/ASO2A (falciparum malaria protéine/ adjuvant system 2A) s’est révélé efficace contre certaines formes de paludisme. Il a été conçu à partir d’antigènes émis par un parasite. Les résultats des essais vaccinaux ont démontré une efficacité de 64% de ce vaccin au stade sanguin. Ce produit a été testé à Bandiagara (dans la région de Mopti) sur une population cible de 400 enfants de la tranche d’âge de 1 à 6 ans. Le Pr Mahamadou Théra, acteur majeur de ces essais vaccinaux, explique que cet immense travail scientifique a été accompli en collaboration avec l’université de Maryland, l’Institut de recherche de l’armée américaine, Walter Reed et la firme GlaxoSmithKline. Mais il a fallu que l’USAID et le NIH (l’Institut national de la santé) des Etats-Unis mettent la main à la poche. Ces deux partenaires ont apporté le financement. Le Pr Mahamadou Théra rappelle que la protéine a été fabriquée par l’armée américaine.

L’adjuvant (un produit que l’on ajoute à d’autres pour en améliorer les caractéristiques), provient de la firme GlaxoSmithKline. Le vaccin au stade sanguin a été bien toléré chez les enfants inclus dans l’étude et a démontré une efficacité certaine dans certaines formes de paludisme. Mais il convient de préciser que le Mali est un des rares pays africains à avoir publié quatre articles dans le New England Journal Of Médecine. Une croyance ancienne, mais tenace, soutient que les pays africains sont restés à la traîne, en matière de recherche. Cette vision est désormais erronée, au regard de la qualité de nos ressources humaines et de nos structures qui officient avec des standards internationaux. Notre pays dispose, aujourd’hui, de chercheurs compétitifs au plan mondial et de centres de recherches performantes.
L’exemple du MRTC est plus parlant. Ce centre, à la pointe de la recherche sur le paludisme, constitue aujourd’hui un motif de fierté national. Dans ce temple du savoir, le Pr Ogobra Doumbo et son équipe continuent de faire la preuve par la qualité. La publication de ses résultats sur le FMP2.1/ASO2A, atteste de la rigueur scientifique, mais aussi, de la dimension planétaire de l’équipe de recherche du MRTC. L’essentiel du travail a été fait par les chercheurs maliens. L’équipe du Pr Ogobara Doumbo a conduit l’étude clinique avec l’université de Maryland.

Les analyses immunologiques, pour mesurer les effets du produit sur l’organisme humain, ont été réalisées par Walter Reed. Le Pr Mahamadou Théra indique que l’étude a répondu à des exigences scientifiques et à la rigueur des procédures, notamment, dans les aspects éthiques. Parce que la recherche sans éthique est une porte ouverte à toutes les aventures. A ce propos, le scientifique du MRTC note que la démarche éthique était basée sur des standards internationaux mais prenant en compte nos réalités. Il fallait dans cette démarche éthique, avoir la permission communautaire, selon l’expression consacrée. Des efforts de communications ont été entrepris, dans un processus pro-actif, pour échanger avec des acteurs clés de la communauté, notamment, les thérapeutes, les chefs traditionnels, les autorités administratives et politiques. Cette mobilisation sociale leur a fait prendre conscience des risques encourus parce que c’est un vaccin expérimental mais les autres aspects qui y sont liés. Après cette étape, il fallait avoir le consentement individuel des parents et l’assentiment verbal des enfants inclus dans l’étude. Il y a eu ensuite l’étape de sélection. Les 400 enfants inclus dans l’étude ont été sélectionnés dans un lot de 745 enfants pour recevoir ce produit. La vaccination des enfants dans l’étude a commencé en mai 2007. Ils ont été vaccinés et suivis. Le Pr Mahamadou Théra assure que tous les épisodes de paludisme de ces enfants ont été documentés pour un meilleur suivi. Le Pr Mahamadou Théra rappelle l’urgence et la nécessité de capitaliser les informations et de continuer à travailler les différents outils et les hypothèses, pour couvrir toutes les formes de paludisme.

A ce moment précis de notre entretien, le « grand maître » le Pr Ogobara, a versé son avis dans le débat. L’éminent scientifique estime que c’est une avancée scientifique, mais il reste beaucoup d’autres étapes à franchir avant l’utilisation de ce vaccin en santé publique. Lui même ne le dit pas par modestie : le Pr Ogobara a largement contribué à la compréhension de la biologie du parasité. Cet esprit cartésien continue d’encadrer, de former des chercheurs compétitifs à l’échelle mondiale et de mettre son expertise au service de la bonne cause, c’est-à-dire la science. Il est convaincu que le développement d’une médecine de qualité passe par les essais cliniques. Ogobara Doumbo a apprécié le précieux soutien de la population, mais aussi, les efforts d’accompagnement des pouvoirs publics. Au delà du MRTC, d’autres structures de recherche de pointe existent dans notre pays. Le Centre de développement des vaccins (CDV-Mali) s’occupe de recherche vaccinale contre les bactéries. Le Serofo (témoignage en langue bamanan) travaille sur le Vih/sida. Mais ces structures travaillent en synergie parce qu’elles partagent les mêmes outils, la même rigueur scientifique. A ce propos, Ogobara Doumbo dira que toutes ces structures forment la grande famille des chercheurs. Les résultats de l’équipe du MRTC suscitent beaucoup d’espoir sur l’immense potentiel de notre continent. Beaucoup d’entre nous, sont désormais convaincus que les Africains ne doivent plus couver de complexe d’infériorité dans le domaine de la recherche. Des progrès sont enregistrés un peu partout sur le continent, surtout au Mali.

******** Déchets biomédicaux : Attention à la manipulation

Au niveau de Gabriel Touré, les déchets sont enlevés tous les trois jours pour être incinérés à l’hôpital du Point G, qui du fait de sa position géographique dispose d’un incinérateur

Il est invraisemblable de comparer les centres hospitalo-universitaires (CHU) des pays développés du nord, à leurs homologues des pays en développement, dans la gestion des déchets biomédicaux. Les choses sont gérées dans les moindres détails, dans les pays nantis. Ils se prémunissent de toutes les garanties dans la collecte, l’entreposage et le traitement de ces déchets. Mais il faut souligner l’effort des établissements hospitaliers dans les pays du Sud (pays en développement). Ceux-ci ont multiplié les initiatives et les actions en faveur d’une amélioration de la qualité des soins et de l’hygiène hospitalière.

A ce niveau, il existe des acquis qui laissent apparaitre des tendances encourageantes dans la gestion des déchets biomédicaux dans nos établissements hospitaliers. Mais des énormes efforts restent à accomplir pour continuer à préserver, les praticiens et les usagers des risques liés aux déchets biomédicaux. Il apparait clairement que dans la gestion des déchets biomédicaux, les administrations hospitalières, celles des centres hospitalo-universitaires (CHU), déploient de gros efforts pour une meilleure gestion de ces déchets. Ceux-ci sont définis par des spécialistes comme des matières solides, liquides ou semi-liquides qui découlent des activités de diagnostic ou de prise en charge. Mme Diarra Mariam Traoré, chef de l’unité hygiène hospitalière de l’hôpital Gabriel Touré explique que la notion déchets biomédicaux englobe plusieurs aspects. En d’autres termes, ils peuvent résulter d’actes chirurgicaux (déchets anatomiques : placenta, pièces ou restes humains), déchets piquants ou tranchants (aiguilles, lames de bistouris, trocart entre autres).

Les déchets biomédicaux intègrent aussi les déchets infectieux ou biologiques. Il s’agit comme le sang périmé et les sérums, de déchets présentant un risque infectieux. Ils contiennent de micros organismes susceptibles de causer des maladies à des individus sains. Les déchets chimiques et pharmaceutiques sont aussi des déchets biomédicaux. Ce sont des médicaments périmés ou avariés, de métaux lourds (mercure des appareils à tension, paillasses de laboratoires et des déchets radios actifs comme les bains de développement, les clichés. Ces déchets biomédicaux peuvent représenter un énorme danger pour ceux ou celles qui les manipulent lors de la collecte, de l’entreposage ou du traitement. C’est pourquoi un mécanisme de gestion de ces déchets a été mis en place dans les différents hôpitaux. Les déchets biomédicaux issus des actes médicaux et chirurgicaux au CHU : Gabriel Touré sont collectés dans des contenants, c’est-à-dire des poubelles rouges et jaunes, des boites de sécurité, disponibles au niveau des blocs opératoires, des unités de soins. Mme Diarra Mariam Traoré explique que les déchets biomédicaux collectés sont entreposés dans un air de stockage ou dans un caisson confectionné dans ce but en attendant d’être acheminés à l’hôpital du Point G pour être incinérés.

Cet état de fait s’explique par le fait que Gabriel Touré, de part sa position géographique, est situé en plein centre de Bamako. Il ne dispose pas d’incinérateur. Quelles sont les difficultés majeures dans la gestion de ces déchets ? Le chef de l’unité hygiène hospitalière rappelle que les efforts de communication sont en train de porter fruit. Mais les stagiaires ont du mal à avoir le réflexe de mettre les déchets biomédicaux dans les contenants indiqués à cet effet. Les déchets assimilables à des ordures ménagères sont aussi collectés dans des poubelles noires. Les responsables de l’hôpital Gabriel Touré ont pleinement conscience du casse-tête que peut représenter la gestion des déchets biomédicaux. Cet établissement hospitalier, décidé à prendre le taureau par les cornes, s’engage à transformer son unité d’hygiène hospitalière en véritable service. Mais pour l’instant les choses restent au stade de projet. La direction générale est déterminée à aller dans ce sens. La création dudit service va permettre d’étoffer l’effectif de l’unité et de donner une autre tonalité à la gestion des déchets biomédicaux. Pour l’instant l’unité donne le meilleur d’elle même dans la gestion des déchets. Chaque jour, le personnel fait la ronde dans les différents services qui produisent des déchets biomédicaux. Les employés s’assurent de meilleures conditions de collecte et de sécurisation des déchets biomédicaux. Une fois que les déchets sont collectés et entreposés dans des contenants de couleur rouge ou jaune, ils sont ensuite acheminés, tous les trois jours, à l’hôpital du Point G pour être brulés. L’unité dispose d’un véhicule de liaison pour transporter les déchets. Il est aujourd’hui clair que les CHU sont dans une dynamique de progrès continu. Mais ils doivent faire davantage pour une maîtrise totale de la gestion des déchets biomédicaux.

Bréhima Doumbia

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