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Lutte contre la mortalité maternelle et néonatale : l’URFOSAME se positionne en amont - 01/11/2011 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’Unité de recherche et de formation en santé de la mère et de l’enfant forme des gynécologues obstétriciens et sages femmes sur le programme de gestion du travail et de l’accouchement.

L’Unité de recherche et de formation en santé de la mère et de l’enfant (URFOSAME), inaugurée en janvier dernier, est implantée au sein du centre de santé de référence (Csref) de la Commune V. Elle est engagée dans le combat contre la mortalité maternelle et néonatale. La structure est animée par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs, dénommée « Jeune équipe associée à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) ». Elle organise la formation des gynécologues obstétriciens et sages femmes sur le programme de gestion du travail et de l’accouchement (Gesta). La jeune équipe associée est dirigée par le Pr Mamadou Traoré, gynécologue obstétricien et médecin chef du Csref de la Commune V La lutte contre la mortalité maternelle et néonatale intègre les priorités dans les pays du continent africain. A cet effet, notre pays a même accueilli récemment les premières dames d’Afrique de l’ouest et du centre dans le cadre de la Vision 2010,qui est une initiative destinée à la lutte contre les décès maternels et néonatals. Il faut rappeler à cet effet que les pays en développement, notamment, ceux du continent africain restent les plus touchés par le phénomène. Dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, les petits pas accomplis par les pays en développement, particulièrement ceux du continent africain, ont permis d’améliorer la situation. Le Mali n’est pas en marge des progrès. Les multiples efforts déployés par les pouvoirs publics et le personnel socio-sanitaire sont aujourd’hui en train de porter fruit. Le Pr Mamadou Traoré, à l’avant du garde de la croisade contre la mortalité maternelle et néonatale, a initié l’Urfosame à la suite du projet « Quarité » (Amélioration de la qualité des soins, gestion du risque et techniques obstétricales). Ce programme de quatre ans prend fin cette année. L’Urfosame s’inscrit dans la même vision globale et multiplie les initiatives et les actions de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. L’unité, sur financement de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), mène la formation des médecins généralistes, des gynécologues et des sages femmes sur les audits de décès maternels.

Une contribution

Il convient de préciser que la mortalité maternelle et néonatale est un drame vécu par notre pays. Même si le tableau n’est pas très noir, il n’est guère reluisant non plus. Pour inverser la tendance, les agents de santé ont pris conscience de l’urgence mais surtout de la nécessité de leur implication dans la prise en charge des complications de la grossesse. La formation de l’URFOSAME répond à ce souci puisqu’il s’agit d’une formation sur la grossesse. Elle renforce la prévention des complications pouvant déboucher sur la mort. Les gynécologues, sages femmes et médecins généralistes de différentes régions ont reçu un enseignement sur la surveillance du travail d’accouchement, des soins et réanimation du nouveau-né, l’hémorragie post-partum et les soins après avortement. D’autres communications, à l’intention de ces médecins, ont également porté sur les infections pendant la grossesse, surtout celles qui sont post-partum. Pour le Pr Mamadou Traoré l’URFOSAM se veut une contribution à la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. Il est constaté un éveil de conscience chez les médecins sur la gravité de ce phénomène. Il fallait accompagner ce changement par la création de l’URFOSAME a expliqué le toubib. Aujourd’hui, il y a un environnement favorable à la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale dans les pays africains. Les Premières dames d’Afrique de l’Ouest et du Centre sont décidées à circonscrire le phénomène. Elles mènent un plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour le renforcement de la lutte contre les décès des mères et des enfants. Elles ont même décidé de prolonger la Vision 2010 jusqu’en 2015. L’initiative va désormais s’appeler Vision 2010+15. La lutte contre la mortalité maternelle et néonatale intègre les priorités gouvernementales. Ce constat est attesté par la volonté politique manifeste des autorités et l’institution de la journée nationale à moindre risque. La gratuité de la césarienne pour la prise en charge des complications de la grossesse est une action phare dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. Au delà de ces efforts, l’URFOSAME entend apporter sa contribution. Elle table sur la formation des médecins pour prévenir en amont les complications liées à la grossesse. Le Pr Mamadou Traoré, se basant sur l’expérience réussie de Quarité qu’il a dirigée, espère obtenir encore de meilleurs résultats dans le cadre de l’URFOSAME. Mais une réalité s’impose, il faudra encore poursuivre les efforts de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale dans nos pays, qui enregistrent des taux assez élevés de décès des mères et des enfants.

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L’aspirine réduit le taux de cancer colorectal

La prise d’aspirine à long terme préviendrait le cancer colorectal chez des personnes à très haut risque héréditaire, selon une étude publiée vendredi, montrant chez elles une réduction de plus de moitié du nombre de cas observés. Cette nouvelle étude, publiée dans The Lancet, vient confirmer les effets protecteurs de l’aspirine contre le cancer colorectal, avancés par de précédentes recherches. L’étude concerne des personnes atteintes du syndrome de Lynch qui présentent un risque élevé de développer ce cancer intestinal ainsi que d’autres cancers (ovaires, estomac...). Ce syndrome génétique rare ne concerne que 3% de tous les cancers colorectaux. Les personnes touchées par ce syndrome doivent faire l’objet d’une surveillance médicale dès l’âge de 20 ans avec des examens par endoscopie colorectale tous les deux ans. Sur les 861 participants, la moitié a pris 600 mg d’aspirine par jour pendant au moins deux ans, l’autre moitié un placebo (produit inactif). La première analyse des données en 2007 n’a pas montré de différences entre les deux groupes. Mais en 2010 il y avait 34 cas de cancer colorectal dans le groupe placebo contre 19 dans le groupe aspirine, soit une réduction de 44% de l’incidence de ce cancer. En centrant l’analyse sur ceux qui avaient pris l’aspirine pendant au moins deux ans (60% environ du total), les effets de l’aspirine apparaissent plus prononcés : on observe une réduction de 63% de l’incidence du cancer colorectal avec 23 cas dans le groupe placebo contre seulement 10 dans celui qui a pris l’aspirine.

Bréhima Doumbia

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