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Revue de presse

Vieillissement précoce des ovaires : il peut survenir à tous les âges ; Le Dr Djédi Kaba Diakité : le vieillissement précoce des ovaires diffère de la ménopause précoce - 26/12/2012 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le phénomène a été constaté dans notre pays chez une jeune fille de 13 ans. Le vieillissement précoce ou prématuré des ovaires est un phénomène préoccupant pour la fertilité du couple. Il sévit avec acuité dans les pays en développement, notamment ceux du continent africain où il représente un fréquent motif de consultations gynécologiques pour désir d’enfant, dans les structures de santé.

Les statistiques fournies par le Dr Djédi Kaba Diakité gynécologue-obstétricien à la clinique Kabala confirme cette tendance. Il explique que le vieillissement prématuré des ovaires constitue 25 à 30% des consultations gynécologiques pour désir d’enfant dans son établissement. Mais qu’est ce que le vieillissement précoce des ovaires ? Un peu d’explication s’impose pour mieux comprendre le phénomène. A ce propos, le gynécologue obstétricien rappelle que physiologiquement, les ovaires sont programmés pour s’auto détruire (apoclose : selon l’expression médicale consacrée). Le spécialiste de la clinique Kabala relève qu’initialement, il y a 7 millions de follicules dans les ovaires. Mais de la vie fœtale, notamment à partir de 5 mois, jusqu’à l’accouchement, les ovaires gardent seulement un million de follicules. Une autre réduction survient de la naissance à la puberté. A ce niveau on se retrouve finalement avec 400 000 à 700 000 follicules. Le gynécologue-obstétricien précise que le vieillissement précoce des ovaires diffère de la ménopause précoce. Dans ce cas précis du vieillissement prématuré des ovaires, la femme continue de voir ses menstrues comme si de rien n’était.

Ce phénomène peut-être trompeur, même pour des praticiens. Il faut même rappeler à ce sujet qu’une croyance ancienne mais tenace des non spécialistes soutient que tant la femme voit ses règles, elle peut avoir des enfants. Aujourd’hui cette idée est battue en brèche par des scientifiques qui savent réellement de quoi ils parlent. Cette vision relève d’une totale méconnaissance des choses et requiert que des efforts de communication soient accomplis pour mieux informer les parturientes sur les risques liés par exemple au vieillissement précoce des ovaires (une pathologie aux conséquences dramatiques). Les expériences ont montré que le vieillissement précoce des ovaires peut survenir 10 ans avant la ménopause. Le phénomène se constate entre 42 et 43 ans. Mais généralement la cassure commence vers les 35 ans. Mais le toubib de la clinique Kabala s’empresse de préciser aussi que le vieillissement prématuré des ovaires peut survenir à tous les âges. Sur la base de statistiques données par le gynécologue-obstétricien, le vieillissement précoce des ovaires a été même constaté dans notre pays chez une jeune fille de 13 ans.

A l’origine du vieillissement prématuré des ovaires, on retrouve des facteurs génétiques. A titre d’exemple, notre interlocuteur précise que dans certaines familles, toutes les femmes deviennent infertiles à 35 ans. Mais les causes peuvent-être acquises aussi.

A ce propos, on incrimine le tabagisme actif ou passif, le stress (un hyper oxydant). L’alcool et le cannabis, sont aussi mis en cause par des études parcellaires. Les experts incriminent aussi l’alimentation. Les perturbateurs endocriniens, notamment les vernis pour les ongles, les teintures pour cheveux, les crèmes à lèvre peuvent-être à l’origine de la pathologie, tout comme l’utilisation de l’ordinateur sur les parties génitales. Mais le Dr Djedi Kaba Diakité précise que tout cela n’a pas été quantifié. En Afrique, les observations ont permis de dégager des facteurs de risque.

A en croire le médecin de Kabala, la consommation abusive des médicaments traditionnels, les élévateurs de goût : glutamates, arômes magies et autres additifs alimentaires. Selon les spécialistes, les gynécologues-obstétriciens naturellement, le premier signe clinique du vieillissement précoce des ovaires est le raccourcissement du cycle menstruel. A titre d’exemple, un cycle de 30 jours est ramené à 20 jours. Il y a après des épisodes d’aménorrhée (une absence de menstruations chez une femme en âge de procréer), principale cause d’une infertilité inexpliquée et la stérilité avant 40 ans. Le diagnostic de la maladie est facile. Notre interlocuteur précise à cet effet, qu’il suffit d’un dosage hormonal, couplé à une échographie endovaginale pour le comptage des follicules antraux. Ainsi on pourrait bien poser le diagnostic de cette redoutable pathologie. Mais il précise que l’échographie doit être faite en début de cycle Djedi Kaba Diakité note que pour le traitement plusieurs protocoles thérapeutiques ont été élaborés.

A ce propos, les praticiens peuvent avoir recours aux anti oxydants comme solution temporaire. Dans certaines situations, ils se rabattent sur la procréation médicalement assistée avec don d’ovocyte. A défaut de ces différentes solutions, il y a l’adoption filiation. Le gynécologue observe que l’infertilité concerne dans 1/3des cas la femme, 1/3 des cas l’homme et le couple dans 1/3 des cas. Ceci pour expliquer que dans le couple tout le monde peut-être en cause. Mais au delà de cette réalité, les gynécologues obstétriciens recommandent crûment et sans ambages aux femmes de ne pas perdre du temps. « Faites trop tôt vos enfants » est la consigne maintenant.

Recherche : L’exigence de La collaboration

Elle permet surtout aux pays en développement de faire face à des difficultés notamment liées au financement des protocoles et de la publication des études réalisées dans ces contrées

Dans le domaine de la recherche pour le développement, les afro pessimistes ne donnent pas le beau rôle au continent africain. Certains poussent encore plus le scepticisme sur les capacités réelles de notre continent en la matière. Ces sceptiques pensent que l’Afrique reste simplement un terrain d’expérimentations, c’est-à-dire d’essais cliniques pour les pays du Nord : les pays développés qui, il faut l’admettre, ne boxent pas dans la même catégorie que ceux de notre continent. Mais on pourrait simplement rétorquer à ces afro pessimistes que la science n’est pas l’apanage des seuls pays développés et que les pays africains aussi disposent de gros potentiels, en terme de ressources humaines et d’institutions de recherche. Ces chercheurs africains apportent aussi une plus value à la recherche.

La recherche est un impératif de développement. Cette réalité est largement partagée par les observateurs, les plus avertis et qui s’accordent sur l’urgence et la nécessité pour les pays en développement, notamment ceux du continent africain, de dérouler des activités de recherche pour ne pas rater le train du progrès. Mais il faut rappeler que la collaboration est une exigence dans le domaine de la recherche. Le Pr Abdoulaye Diallo, directeur général de l’Institut d’ophtalmologie tropicale d’Afrique (IOTA), un centre hospitalo-universitaire (CHU) qui a aussi une mission de recherche en plus de celles de soins et de formation initiale et continue explique les avantages de cette collaboration entre chercheurs. A cet effet, il rappelle que les conclusions du forum ministériel mondial sur la recherche pour la santé, tenu du 17 au 19 novembre 2008 dans notre pays, s’inscrivent dans cette dynamique de créer un cadre de collaboration entre les chercheurs, les institutions de recherche.

L’Appel de Bamako qui a sanctionné ce rendez-vous scientifique mondial a invité à assister les pays par le biais de la collaboration internationale et dans les cas où il y a un besoin identifié, de construire et de renforcer la capacité de recherche pour la santé. Il faut rappeler que la recherche pour la santé intègre une vision globale de développement. Il s’agit de faire en sorte que la recherche apporte des réponses efficaces et efficientes aux difficultés de nos pays dans le domaine de la santé et dans d’autres secteurs de la vie. L’Appel de Bamako recommande également aux pays d’exploiter le potentiel de la recherche en s’appuyant sur les nouvelles sciences, les technologies émergentes et les innovations sociales et technologiques pour faire face aux défis sanitaires de brûlante actualité. Cette vision est largement partagée par le Pr Abdoulaye Diallo.

Le directeur général de l’IOTA précise, à cet effet, qu’il faut des recherches opérationnelles axées sur des résultats pratiques pour les populations pour même atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). En d’autres termes, il faut de la recherche avec impact dans le monde. Le Pr Kader Traoré, enseignant chercheur à la Faculté de médecine, d’odontostomatologie explique que la collaboration entre chercheurs comporte beaucoup d’avantages. C’est même une exigence. FINANCEMENT. A titre d’exemple, le Pr Kader Traoré relève qu’une équipe de chercheurs qui travaille sur la clinique est obligée de collaborer avec une équipe de laboratoire et avec des épidémiologistes. Cela permet de mutualiser les compétences et d’accorder plus de validité scientifique aux protocoles de recherche dans les cas où les équipes sont de différents pays. L’enseignant chercheur de la Faculté de médecine, d’odontostomatologie précise qu’il y a même des organisations ou institutions qui ne financent que des équipes qui travaillent sur le même protocole. Il rappelle le cas de l’Union européenne qui finance très souvent les protocoles de recherche qui regroupent au moins deux équipes africaines et deux équipes européennes. En outre, il cite le cas d’un consortium de chercheur dont il est membre qui regroupe 10 universités africaines et autant d’Europe. Dans ce cadre, il note que le Nigeria sur la base du protocole de base a développé 10 protocoles de PHD et 3 masters.

Une université malienne, membre a aussi formé un protocole de PHD et deux protocoles de médecines internes et deux de master. Le Pr Kader Traoré indique que la collaboration permet la formation des jeunes chercheurs, le transfert des compétences et les échanges donc un renforcement des capacités. La nécessité de la collaboration est perçue par les responsables de l’IOTA. Cet institut qui est des rares établissements publics hospitaliers avec un conseil scientifique, prêche cette collaboration entre institutions de recherche par exemple. Il multiplie les échanges de partenariat avec d’autres institutions de recherche dans le domaine de la formation mais il travaille aussi sur les protocoles de recherche avec d’autres institutions de recherche. Le directeur général de l’IOTA cite quelques exemples, notamment la recherche sur la prévalence du glaucome dans notre pays, particulièrement dans le District de Bamako. Le Pr Abdoulaye Diallo souligne que la collaboration dans le domaine de la recherche est une obligation ou presque pour surmonter certaines difficultés majeures, notamment pour les pays en développement confrontés à un problème de financement de la recherche et de publication des résultats de la recherche.

A ce propos, notre interlocuteur précise que les chercheurs en Afrique, notamment dans la région ouest-africaine ne disposent que de : « Dakar médical » et « Mali médical » comme revues scientifiques. Pour les opportunités de publications scientifiques, les pays du Nord gardent une bonne longueur d’avance sur les nôtres. Malgré cette différence, les pays africains disposent de grosses structures de recherche qui font parfois autorité dans leurs domaines de compétences. Dans notre pays en particulier, on citera volontiers, le centre de développement des vaccins (CVD-Mali) du Pr Samba Ousmane Sow, le Malaria research and training center (MRTC), le centre de formation et de recherche sur le paludisme du Pr Ogobara Doumbo, le « Cerefo », témoignage en bambara, du Pr Anatole Tounkara, l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP) entre autres. Ces structures font aujourd’hui la fierté de notre pays et collaborent toutes (pour ce qui concerne les trois premières institutions) avec les partenaires américains). Ils arrivent qu’ils travaillent sur les mêmes protocoles de recherche pour obtenir des résultats probants et pour l’avancée de la science. D’ailleurs, la collaboration entre les institutions de recherches américaines et maliennes donne satisfaction. Elle a été même récompensée récemment. A titre d’exemple, la collaboration entre le MRTC avec l’Institut national des maladies infectieuses et allergiques (NIAID) des instituts nationaux de santé (NIH) américains sur la réponse immunitaire contre les parasites du paludisme en est une illustration. Celle-ci a valu au Dr Peter Crompton des Etats Unis, le Pr Boubacar Traoré, doyen de la Faculté de pharmacie et leur équipe du Laboratoire d’immunogénétique (LIG), le « Prix du début de carrière » ou « Prix Obama ». Cette distinction qui porte le nom du président américain encourage les jeunes chercheurs à persévérer dans l’effort et dans la rigueur scientifique.

B. DOUMBIA

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