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Eradication de la dracunculose : l’espoir est permis - 27/11/2013 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Selon les statistiques de l’OMS, environ 192 pays dans le monde ont été certifiés libres du ver de Guinée. La dracunculose ou ver de Guinée est une parasitose invalidante qui continue de préoccuper des pays sur le continent africain. Ceux-ci doivent affiner la riposte contre le fléau et poursuivre les efforts de prévention et de prise en charge des différents cas de dracunculose.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) multiplie les initiatives et les actions de lutte contre la maladie. C’est dans cette vision globale d’amélioration de la riposte que s’inscrit la réunion de revue et planification des programmes nationaux de lutte contre la dracunculose en Afrique, tenue hier au Grand hôtel.

La cérémonie d’ouverture présidée par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, s’est déroulée en présence de son homologue de l’Energie et de l’Hydraulique, Mamadou Frankaly Keita, du représentant résident de l’OMS dans notre pays, Ibrahima Sossé Fall, et d’autres invités de marque.

La réunion de Bamako crée un cadre de concertation et d’échanges sur les préoccupations essentielles liées au ver de Guinée dans nos différentes contrées, notamment dans les pays où il reste encore endémique. Elle fera le bilan de l’exécution des plans d’action de l’exercice en cours. Les plans d’action 2014 des différents programmes nationaux d’éradication de la dracunculose seront aussi sur la table de discussions des partenaires avec les responsables de ces programmes.

Un autre objectif de la réunion de Bamako est de tenir une session spécifique sur le renforcement des capacités des programmes dans le domaine de la gestion des données relatives à la dracunculose à l’échelle africaine voire mondiale. A ce propos, il convient de préciser que les efforts nationaux de lutte contre le mal sont porteurs d’espoir. Selon les statistiques de l’OMS, environ 192 pays dans le monde ont été certifiés libres de dracunculose. Les autres doivent encore maintenir la garde haute pour se débarrasser définitivement du ver de Guinée.

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a souscrit au même titre que les autres pays africains et asiatiques à l’éradication de la dracunculose. Pour Ousmane Koné, la mise en œuvre des activités d’éradication du fléau dans notre pays a permis de réduire sensiblement l’incidence annuelle de la maladie. Et le ministre de préciser que le nombre de cas de dracunculose est passé de 16 024 en 1991 à 10 en 2013 soit un taux de réduction de plus de 99%. Par ailleurs, le nombre de villages endémiques a été aussi réduit de 1 163 à 6 sur la même période, soit un taux de réduction de plus de 99% aussi.

Ousmane Koné prône toutefois la vigilance. « Malgré ces avancées, le Mali figure avec l’Ethiopie, le Tchad et le Soudan Sud, parmi les 4 pays à n’avoir pas encore éradiqué le ver de Guinée. La persistance de la dracunculose dans les régions septentrionales est liée, selon le ministre à la grande mobilité des populations, à la faible couverture en points d’eau potable des sites endémiques et à l’étendue des zones à couvrir. Le facteur insécurité aussi est à prendre en compte, a souligné le ministre de la Santé en notant combien l’occupation de régions du nord par les narco-djihadistes avait entravé les activités d’éradication et de surveillance de la maladie.

Le représentant de l’Unicef a salué les efforts importants déployés dans la lutte contre la maladie. Ibrahima Sossé Fall a confirmé plus de 99% de réduction de la maladie dans le monde de 1986 à nos jours. Il a également souligné la symbolique de la présence du ministre de l’Energie et de l’Hydraulique à la cérémonie car la lutte contre le ver de Guinée est multisectorielle.

Notre pays garde une bonne longueur d’avance sur nombre de ses voisins africains en terme d’organisation de la lutte contre le ver de Guinée. Notre Programme national de lutte contre la dracunculose est un des plus performants mais les difficultés d’approvisionnement en eau potable des sites endémiques du pays constituent un vrai casse-tête dans la consolidation de ses résultats encourageants.

B. DOUMBIA

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