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Lutte contre la drépanocytose : le dépistage est primordial - 20/06/2019 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Au Mali, l’ampleur de la maladie se traduit par un taux de prévalence élevé du gène de l’ordre de 12%, ce qui représente environ 2 millions de personnes. « Dépister la drépanocytose depuis la petite enfance ou avant le mariage », est un précepte de l’épouse du président de la République, Mme Keïta Aminata Maïga, qui doit être intégré par tous, si on veut venir à bout de cette maladie génétique très répandue dans le monde.

C’était au Centre de Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose (CRLD), à la faveur de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose que consacre le 19 juin. Le thème retenu cette année : « Le dépistage un moyen efficace de prévention et de lutte contre la drépanocytose » incite à faire du dépistage une réalité partout dans notre pays et les malades drépanocytaires ont plaidé pour la gratuité du dépistage.

La cérémonie a enregistré la présence du ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, du directeur général du CRLD, Pr Dapa Ali Diallo, de la secrétaire générale de l’Association malienne de lutte contre la drépanocytose (AMLUD), Fatoumata Coulibaly et d’acteurs de la lutte contre la maladie.

Dans son intervention, la secrétaire générale de l’AMLUD a déclaré que chaque citoyen doit connaître son statut. Pour elle, le dépistage est un moyen efficace de prévention et de lutte contre la maladie et permet d’identifier les drépanocytaires et de les maintenir dans un programme de suivi régulier en vue d’une amélioration de la qualité de leur vie. La présidente de l’association demeure convaincue que le dépistage prénuptial contribue aussi à la réduction significative de l’incidence de la drépanocytose dans notre pays. Elle a aussi reconnu les multiples efforts accomplis par le département de la Santé et des Affaires sociales dans l’amélioration de la santé des drépanocytaires. Mais, son association recommande d’ériger le CRLD en institut pour offrir des soins continus aux drépanocytaires et accorder la gratuité du dépistage de la maladie partout au Mali.

La gratuité du dépistage de la drépanocytose favorisera la généralisation et améliorera le pronostic, en permettant de prendre le malade en charge, dès son plus jeune âge, de le traiter, et prévenir les complications. A ce propos, Fatoumata Coulibaly a souligné que seule la prévention peut diminuer la fréquence et la gravité des complications de la maladie. Pour le ministre de la Santé et des Affaires sociales, le dépistage est un devoir pour tout un chacun. Il a assuré que la gratuité serait la bienvenue d’autant plus que le président de la République a déjà accordé cinq gratuités dans le domaine de la santé. Et le ministre de souligner que la drépanocytose est une maladie génétique cosmopolite qui touche 100 millions de personnes dans le monde. Au Mali, l’ampleur de la maladie se traduit par un taux de prévalence élevé du gène de l’ordre de 12%, ce qui représente environ 2.000.000 de personnes.

Aussi, le risque pour un couple porteur de gêne de la maladie de donner naissance à un enfant malade est de 25% à chaque grossesse. Pour Michel Hamala Sidibé, ce chiffre est énorme. Il estime donc qu’il faut une prise en charge spécifique sinon 50% de ces enfants n’atteindront pas l’âge de 5 ans. A cet effet, le ministre mise sur la prise en charge du dépistage rapide pour permettre à ces enfants de contribuer au développement de leurs familles et de la nation. « Le dépistage est tellement important que nous devons nous battre pour qu’il soit une réalité », a-t-il indiqué. Pour apporter une réponse à cette pandémie, la création du CRLD a été d’une grande utilité. De l’ouverture de ce centre à nos jours, 10.819 patients ont été dépistés et suivis. Et l’année dernière, les nouveaux malades enregistrés étaient au nombre de 1315. Selon le ministre en charge de la Santé, ces données traduisent l’ampleur de la maladie et font d’elle un problème de santé publique à dimension médicale, humaine et sociale. Il a également mis en lumière la problématique des soins chez les drépanocytaires et justifié pour notre pays, l’adoption d’une politique nationale de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles, y compris la drépanocytose.

Le directeur général du CRLD dira que c’est une maladie de la souffrance physique et psychologique. Pour lui, la lutte contre la drépanocytose en Afrique et au Mali se résume en deux défis majeurs. Il s’agit de celui de l’amélioration de la survie des malades drépanocytaires et le challenge de la réduction de l’incidence de la maladie. Par ailleurs, le scientifique du CRLD estime que le dépistage est une approche novatrice et la sensibilisation vient la renforcer pour mieux lutter contre la maladie. Pour la marraine de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, elle demeure une vilaine maladie qui est peut être dépistée et soignée, mais ne peut être guérie. C’est pourquoi, la Première dame a souhaité que le dépistage soit obligatoire, et soit fait depuis la naissance ou avant le mariage. Concernant les couples, elle les exhorte à veiller à leur compatibilité afin d’éviter la transmission à leurs futurs enfants.
L’épouse du chef de l’Etat a également interpellé nos compatriotes à s’approprier ce centre, à travers des dons pour permettre aux plus démunis de bénéficier des soins. Elle applique à l’envie la formule connue de tous : « vouloir, c’est pouvoir ». Quand on veut on peut, souligne-t-elle. Pour Mme Keita Aminata Maïga, il faut absolument aider à l’amélioration et à l’extension du centre, notamment à accueillir plus de patients et rendre disponibles tous les médicaments. Elle compte sur les journalistes pour s’engager dans la sensibilisation pour plus de dépistages.

Fatoumata NAPHO

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