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Centres de santé de référence : Au bon milieu - 19/06/2007 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Structures intermédiaires entre les centres de santé communautaires et les hôpitaux de troisième niveau, ces établissements jouent un rôle important dans le système sanitaire. La pyramide sanitaire de notre pays est composée de 3 niveaux. Au premier niveau, on retrouve les centres de santé communautaires communément appelés Cscom. Puis, il y a les centres de santé de référence (Csref) qui existent dans les communes du district de Bamako et dans les différents cercles.

Au palier suprême (le troisième niveau), on retrouve les centres hospitalo-universitaires. Il s'agit des hôpitaux du Point G, le nec le plus ultra en matière de soins de référence dans notre pays, Gabriel Touré (un établissement qui dispose aussi de ressources humaines et d'équipement de qualité) et de l'Institut d'ophtalmologie tropicale d'Afrique (IOTA). L'hôpital de Kati et le Centre national d'odonto-stomatologie (CNOS) sont également des centres hospitalo-universitaires ayant pour vocation la formation et la recherche, bien entendu en plus des consultations préventives et des soins curatifs.

Pour revenir aux centres de santé de référence, disons que ceux-ci n'ont certes pas le même potentiel que les hôpitaux de 3è référence. Mais ils sont compétents pour prendre en charge bien de pathologies à l'exception des cas qui nécessitent une réanimation. Par exemple les enfants en situation de détresse respiratoire, les bébés vraiment prématurés et les personnes dans le coma.

Toutes les situations qui ne peuvent pas être gérées au niveau des Csref sont donc référées aux structures hospitalières qui disposent d'un plateau technique parfois de pointe. Mais les autorités sanitaires du pays s'accordent tous pour dire que les Csref constituent une réelle bouffée d'oxygène pour les centres hospitalo-universitaires. Ils permettent de désengorger en partie ceux-ci souvent abusivement sollicités même pour des maladies qui peuvent prises en charge dans les Cscom au niveau des différents quartiers.

L'hôpital Gabriel Touré facilement accessible du fait de sa position géographique est l'illustration parfaite de cette propension à se diriger systématiquement vers les grands hôpitaux.

De l'autre côté, le Csref de la Commune IV à Lafiabougou donne un aperçu des compétences des structures de santé de deuxième niveau. Le Dr Moustapha Touré, médecin chef de l'établissement sanitaire, explique que celui-ci peut prendre en charge bien de pathologies parce que disposant de médecins généralistes et spécialistes compétents. Mais le Centre, il est aussi, est confronté à des difficultés. L'on y constate une grande disproportion entre les sollicitations et les capacités du Csref en terme notamment de salles d'hospitalisation.

Par ailleurs, le toubib explique qu'il y a une insuffisance de bureaux pour le personnel socio-sanitaire. Parallèlement à ces difficultés, le besoin de disposer d'une deuxième ambulance se fait pressant pour la structure. Sur la question, le médecin compte sur les pouvoirs publics qui, il vrai, ont fait des efforts réels en faveur de la santé ces dernières années.
Une dynamique de coopération : Moustapha Touré souligne que parfois il faut évacuer en cas de certaines complications, la mère qui accouche dans une structure de 3è niveau de référence et quelque temps après l'enfant. Ou inversement. Avec une seule ambulance, cela pose évidemment problème. Le retard souvent pris dans les évacuations peut être préjudiciable dans certaines situations soit à la mère ou à l'enfant.

Les Csref en plus des consultations préventives, des soins curatives, des activités de vaccination et de planification familiale (PF), ont aussi une mission de formation. Ils reçoivent à cet effet des étudiants de la Faculté de médecine de pharmacie et d'odonto-stomatologie pour les aider à préparer la thèse.

Pour le cas du Csref de la Commune IV, Moustapha Touré précise qu'à la date d'aujourd'hui, le centre a encadré une quarantaine de thèses. Actuellement, il accueille une vingtaine d'étudiants.
Comme d'autres centres de santé de référence, celui de la Commune IV est engagé dans une dynamique de coopération avec les organisations non gouvernementales. Celles-ci sur la base de ce partenariat font souvent appel à l'expertise de spécialistes d'autres pays pour organiser des consultations et interventions chirurgicales gratuites. A ce propos, il convient de rappeler qu'il il y a deux ans, une équipe d'ophtalmologues étrangers, avait séjourné dans notre pays et avait soigné beaucoup de malades au Csref de la Commune IV.

Le centre de santé de référence de la Commune IV a été crée en 2002. Il dispose de médecins généralistes et spécialistes en ORL, chirurgie, gynécologie-obstétrique, ophtalmologie et pédiatrie, entre autres.

B. DOUMBIA

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