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Femme et Sida : la résistance s’organise dans les entreprises ; Les femmes sont très vulnérables face au virus de la maladie dans le milieu du travail - 25/03/2008 - L'essor - MaliEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les analyses médicales et les statistiques l'assurent : le Sida se féminise de plus en plus. Selon lesdites statistiques, 61% des personnes infectées par la maladie au niveau mondial sont des femmes. Au Mali, 1,5% des femmes sont infectées par le virus contre 1% pour les hommes. Cette disparité dans le genre face à la maladie ne peut laisser indifférents ceux qui s'impliquent pour la combattre. Comme la Coalition du secteur privé qui entend mener le leadership dans ce domaine. Elle a organisé samedi une matinée de sensibilisation sur le thème : "femme et VIH/Sida en milieu de travail". La cérémonie était présidée par le Premier ministre, Modibo Sidibé.

L'on ne cessera de le répéter : la pandémie du Sida est à la fois un problème de santé publique et de développement, surtout en Afrique où les femmes et les enfants sont particulièrement affectés.

La Coalition du secteur privé pour la lutte contre le Sida, consciente du fait que le milieu du travail est très propice à la propagation du virus, a pris l'initiative d'organiser cette matinée. La Coalition regroupe plus d'une quarantaine d'entreprises. Elle a développé à cet effet des stratégies dont une basée sur l'éducation. Elle consiste à faire parler des femmes à d'autres femmes sur leur vulnérabilité face à la maladie. Elles leur expliquent la nécessité de leur implication pour la réussite des programmes élaborés en la matière au sein des entreprises.

Ces dernières années, les sociétés du secteur privé, tout comme celles du secteur public et la société civile sont engagées dans un processus qui privilégie l'information sur le Sida et l'accompagnement des personnes vivant avec le virus en milieu de travail.

Notre pays enregistre un taux de prévalence à la baisse (1,3%) selon la dernière enquête démographique et de santé (EDS IV), mais il ne baisse pas pour autant la garde. Au contraire, le pays multiplie les initiatives. C'est ainsi que les entreprises sont incitées à encourager par exemple le dépistage volontaire et à initier des actions pour réduire l'impact de la pandémie sur leur capital humain, leur première richesse.

Cette démarche s'est concrétisée par la signature d'une convention entre les entreprises privées et le Haut conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS) et l'adoption de la Charte d'engagement des entreprises.

Le Premier ministre a salué l'initiative de l'organisation de la matinée qui vient dans le sillage des activités de la Journée internationale des femmes célébrée le 8 mars. Modibo Sidibé a réaffirmé à ce propos l'importance particulière que le gouvernement accorde à la promotion de la femme. A commencer par son épanouissement économique. Le chef du gouvernement a saisi l'occasion pour mettre l'accent sur la tendance de la maladie à se féminiser. "Le constat est là : de plus en plus, le VIH/Sida se féminise. Cela a de graves conséquences pour l'ensemble de notre société dont les fondements se trouvent sous la menace de la maladie", a dit le chef du gouvernement.

La matinée a été également marquée par des exposés sur les résultats de la CSP, sur le caractère féminin de la pandémie et les actions de prévention de la transmission de la mère à l'enfant.

Selon les données fournies par le coordinateur de la Coalition du secteur privé, le taux de prévalence est plus élevé chez les femmes âgées de 29 à 44 ans. Par exemple à Bamako, 2,3% des femmes sont séropositives contre 1,8% pour les hommes. Les facteurs qui expliquent cette vulnérabilité des femmes sont entre autres, la faiblesse du pouvoir économique et de décision de la femme, et sa mauvaise perception des risques (elle fait le plus souvent confiance à son partenaire).
Pour ce qui est de la prévention de la transmission de la mère à l'enfant connue sous le sigle PTME, des efforts importants sont faits. Aujourd'hui, il existe 148 sites de PTME dans le pays. Selon des statistiques, le risque de transmission de la mère à l'enfant est de 5% pendant la grossesse, de 15% au moment de l'accouchement et 10% pendant l'allaitement.

Le moment le plus émouvant de la matinée de sensibilisation sur les femmes et le Sida en milieu de travail a été les témoignages de personnes vivant avec la maladie. Celles-ci ont relaté au public leur vécu quotidien. Les témoignages étaient souvent si poignants que l'émotion le disputait parfois à la révolte.
Des femmes travaillant dans les entreprises ont assuré de leur détermination à bouter le Sida hors du milieu de travail par l'information, la formation et la sensibilisation.

B. DOUMBIA

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