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Publié dans Médecine d'Afrique Noire 6601 - Janvier 2019 - pages 29-36

Docteur Joseph Akodjènou Survie hospitalière de brûlés graves d’une catastrophe au Bénin note

Auteurs : J. Akodjènou, C.O.A. Biaou, Ahounou, L. Fanou - Bénin


Résumé

Introduction : Suite à la prise d’assaut d’un site d’incinération de vivres avariés par des populations dans une commune du Bénin, un afflux massif de brûlés graves a été observé.
Objectif : Analyser la survie des victimes de cette catastrophe.
Cadre et méthodes : De nombreuses victimes de la catastrophe survenue à Tori, une commune de département de l’Atlantique au Bénin, ont été transférées dans six centres de santé pour leur prise en charge. Cette étude a été menée dans ces centres de santé. Il s’agissait des hôpitaux de zone de Ouidah, de Calavi, de Menotin, de Suru Léré, de l’hôpital d’Instruction des armées de Cotonou et du Centre National Hospitalier Universitaire de Cotonou. Nous avons mené une étude prospective à visée descriptive et analytique. Les données ont été collectées du 9 septembre au 9 octobre 2016 et concernaient tous les brûlés de ladite catastrophe. Les variables indépendantes sociodémographiques, cliniques et l’évolution des brûlés ont été étudiées. La variable dépendante était le décès. Les probabilités de survie étaient obtenues par la méthode de Kaplan-Meier et l’identification des facteurs associés aux décès des brûlés, par le modèle de Cox au seuil de 5%.
Résultats : Au total, 89 sujets étaient victimes de la catastrophe de TORI mais 68 d’entre eux étaient effectivement pris en charge dans les centres de santé du sud Bénin. Les hommes représentaient 58,82% des victimes et les femmes 41,18% (sex-ratio de 1,42). Dix victimes (14,71%) avaient une Surface Corporelle Brûlée (SCB) d’au moins 60 %. Vingt-cinq patients soit 36,76% présentaient des brûlures de 3è degré et 43 victimes (63,23%) avaient une brûlure de deuxième degré, dont 40 (58,82%) profondes et 3 (4,41%) superficielles. Les faces et cou étaient les plus atteints (35,29%). On notait 31 cas (45,59%) de décès après un mois de suivi et la fonction de survie dans cette période variait entre 95,59% et 55,88%. Le délai médian des décès était de 6 jours (extrêmes : 3-10). Les facteurs associés au décès en analyse uni variée étaient : la SCB (p < 0,001), la profondeur de la brûlure (p < 0,001), la localisation aux faces, cou et membres (p = 0,04) et la localisation aux membres thoraciques (p < 0,001). En analyse multivariée, seules la localisation aux membres pelviens (p = 0,017) et la profondeur de la brûlure étaient associées au décès.
Conclusion : Dans les conditions de survenue de la brûlure, le taux élevé de décès était prévisible. La SCB, la brûlure de la face et du cou 35,29%, ont fait le lit du taux élevé de décès. Dans nos pays à ressources limitées, où les centres de référence de grands brûlés sont inexistants, la mortalité de la brûlure reste élevée dans un contexte de gestion d’afflux massif. La création d’un centre spécialisé pour la prise en charge pourra sans doute optimiser les chances de survie aux brûlures.

Summary
Hospital survival of severely burned disasters in Benin

Introduction: Following the attack of a incineration site of damaged food by people in a commune of Benin, a massive influx of severe burns was observed.
Objective: To analyze the survival of the victims of this disaster.
Framework and methods: Many victims of the disaster that occurred in Tori, a town in the Atlantic department of Benin, were transferred to six health centers for their care. This study was conducted in these health centers. These included Ouidah, Calavi, Menotin, Suru Léré, Teaching Hospital of the Armed Forces of Cotonou and the National University Hospital Center of Cotonou. We conducted a prospective study for descriptive and analytical purposes. The data was collected from September 9th to October 9th, 2016 and concerned all burn victims of the said disaster. Sociodemographic, clinical and burn variables were studied. The dependent variable was death. The survival probabilities were obtained by the Kaplan-Meier method and the identification of the factors associated with deaths from burns, by the 5% threshold Cox model.
Results: A total of 89 subjects were victims of the TORI disaster, but 68 of them were effectively cared for in health centers in southern Benin. Men accounted for 58.82% of the victims and women 41.18% (sex-ratio of 1.42). Ten victims (14.71%) had a Burned Body Surface Area (BBSA) of at least 60%. Twenty-five patients (36.76%) had third degree burns and 43 (63.23%) had second degree burns, of which 40 (58.82%) were deep and 3 (4.41%) superficial. The faces and neck were the most affected (35.29%). There were 31 cases (45.59%) of deaths after one month of follow-up and the survival function in this period ranged from 95.59% to 55.88%. The median time to death was 6 days (extremes: 3-10). Factors associated with death in univariate analysis were: BBSA (p < 0.001), burn depth (p < 0.001), face, neck and limb localization (p = 0.04) and limb localization thoracic (p < 0.001). In multivariate analysis, only pelvic limb localization (p = 0.017) and depth of burn were associated with death.
Conclusion: In the conditions of occurrence of the burn, the high rate of death was predictable. The SCB, burning of the faces and the neck 35,29%, made the bed of the high rate of death. In our resource-limited countries, where reference centers for burn patients do not exist, burn mortality remains high in a context of massive influx management. The creation of a specialized center for care can probably optimize the chances of survival of burns.

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