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Essan Albert (président national de l`association des dialysés et insuffisants rénaux) : “Nous mourons en cascade, faute d`assistance” - 21/05/2011 - Le nouveau réveil - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les personnes souffrant d'insuffisance rénale sont confrontées à d'énormes difficultés, faute de matériels d'hémodialyse et de prise en charge. Dans cet entretien, les insuffisants rénaux appellent l'Etat à l'aide.

Quelles sont aujourd'hui les difficultés que rencontrent les dialysés de Côte d'Ivoire ?

Depuis 6 mois, les dialysés de Côte d'Ivoire sont en rupture de kit de consommable. Nous ne bénéficions pas de la gratuité de soin et nous mourons en cascade. Il est bon que l'opinion sache ce que nous vivons, parce que nous souffrons énormément. Nous avons tapé à toutes les portes et aucune solution ne se présente à nous. Aujourd'hui, nous sommes le parent pauvre de la santé. L'Etat ivoirien qui était censé subventionner sa dialyse n'est plus en mesure de le faire et le dialysé n'a plus de consommable. Pourtant, il faut au dialysé au moins 2 dialyses par semaine. Nous sommes dans un état de dénuement total parce que la séance revenant au bas mot à 25000f, ce qui n'est pas permis à tout le monde.

Il avait été annoncé une prise en charge gratuite des soins pour les patients qui se rendraient dans les hôpitaux. Qu'en-est-il des dialysés aujourd'hui ?

La gratuité existe mais pour que nous en bénéficiions, il nous faut avoir le matériel. Si le matériel était là, on en bénéficierait mais aujourd'hui, le kit comprend un certain nombre d'éléments dont le rein ou dialyseur, la lire, le bickar et l'acide qui manque dans l'équipement. Donc au bas mot, il faut 25 à 30.000f. 25.000 si c'est sans acide, 35.000 si c'est avec l'acide et c'est au-delà de cela qu'il faut trouver les glucoses…Mais la base même du consommable de dialyse manque.

Combien de séances de dialyse faut-il à un dialysé?

Cela dépend de la possibilité de chacun. Certains se font dialyser toutes les 2 semaines, d'autres le font une fois dans la semaine. Certains privés, ayant constaté l'absence de l'Etat, font venir le matériel et nous font payer aux prix de 25.000, 35.000f. Les dialysésou leurs parents, ou ceux qui ont la possibilité s’arrangent pour s'approvisionner. Selon les normes de l'Organisation mondiale de la santé (Oms), il faut 3 séances de 4 heures par semaine. Mais ici en Côte d'Ivoire, compte tenu des difficultés, on nous a fait passer à 2 séances de 5 heures. Aujourd'hui, compte tenu des difficultés, du surnombre et des problèmes de générateur et bien d'autres, nous nous retrouvons à 2 séances souvent de 3 heures et demie, nous nous contentons de cela.

Comment avez-vous traversé cette période de crise quand on sait que votre état nécessite une prise en charge particulière ?

Il faut dire que depuis le 4 décembre 2001, nous avons eu des difficultés énormes sur une période d'au moins 25 jours voire un mois. Chaque fois, nous avions été face à des ruptures de consommable jusqu'à ce jour. Depuis le mois de novembre avec la crise postélectorale, nous avons eu trop de problèmes.

Dans quel état se trouvent les 3 centres d'hémodialyse d'Abidjan ?

Les centres sont dans un état de délabrement total. Surtout à Yopougon, nous étions à 5 générateurs; aujourd'hui, nous sommes à 3 générateurs. C'est difficile à supporter puisque nous comptons beaucoup de malades. Nous sommes sous-dialysés, nous faisons 3 heures de dialyse, ce n'est pas la dialyse, cela ne peut pas filtrer le sang. Faites un tour dans les centres, vous verrez la réalité. Nos camarades meurent. Venez vous-même voir dans les centres, les gens meurent en cascade.

Avez-vous approché les autorités notamment le ministère de tutelle ?

Nous avons entendu de belles initiatives quand le Golf était encore sous blocus. Il y a un communiqué que le gouvernement avait produit dans lequel il était écrit qu'on achèterait des machines et des kits de dialyse mais depuis lors plus rien. On nous annonce la gratuité des soins dans les hôpitaux mais rien pour nous. Finalement, nous avons l'impression que personne ne se soucie de notre situation. Nous avons l'impression que quand on dit des choses, on ne tient pas compte de nous. S'il y a des cas d'urgence, il faut penser à tout le monde. On nous parle de médicaments essentiels. Pour nous, le médicament essentiel, c'est le kit de dialyse. Si nous sommes au Samu, c'est parce que nous sommes un cas d'urgence. Nous sommes plus de 300 dialysés en Côte d'Ivoire. Nous souhaitons qu’on nous écoute, qu’on nous aide.

Interview réalisée Jean Prisca

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