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Pr Mireille Dosso, directrice de l’Institut Pasteur :“ nous nous engageons résolument dans la lutte contre les maladies émergentes ” - 06/09/2012 - Fraternité matin - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Pr Mireille Dosso, directrice de l’Institut Pasteur Pr Mireille Dosso, directrice de l’Institut Pasteur Vous êtes le cinquième directeur de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire qui célèbre ses 40 ans lundi prochain. Ce sera l’occasion, sans doute, de rappeler l’histoire particulière de cet établissement né d’une volonté politique forte ?

En effet ! L’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, et j’en suis très fière, est né de la volonté du Président Houphouët- Boigny qui a demandé, en 1971, de pouvoir faire un Institut Pasteur. Il a pris les dispositions nécessaires et cet institut a été inauguré en 1972 sur le site d’Adiopodoumé (route de Dabou). La célébration de ces 40 ans, c’est aussi pour lui rendre hommage. Créer ce genre d’établissement il y a 40 ans, c’était visionnaire de sa part.

Il y avait certainement beaucoup d’autres priorités, mais il a compris que la recherche en santé faisait également partie des priorités. Pour nous, en tout cas, c’est une manière de montrer ce que nous avons pu faire avec ce qui nous a été donné comme outil.

40 ans après, qu’est-ce qui a pu changer dans les missions de l’institut ?

L’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire a été créé au départ pour les maladies qui étaient transmises par les vecteurs, et en tout premier, la fièvre jaune. En pleine épidémie de fièvre jaune qui avait eu lieu à Grand-Bassam et qui avait fait une trentaine de morts, la fièvre jaune était un fléau très grave en ce moment-là. L’institut a été créé donc pour toutes les maladies virales qui étaient transmises par les insectes… Au fil du temps, l’Institut Pasteur s’est développé comme un partenaire d’appui au ministère de la Santé et nous intervenons dans beaucoup de programmes nationaux de santé. L’Institut Pasteur joue donc un rôle important dans la surveillance des maladies transmissibles et dans la recherche des agents responsables des maladies transmissibles. Il joue aussi un rôle important dans la formation.

Beaucoup de personnes viennent se spécialiser à l’Institut Pasteur, dans le domaine de la microbiologie bien sûr.

Combien d’instituts de ce type compte-t-on dans le monde aujourd’hui ?

Il y en a 32. Tous les continents ont des Instituts Pasteur, sauf l’Australie. Mais ils ne portent pas tous le nom d’Institut Pasteur. Certains ont été créés par des disciples de Louis Pasteur, mais il y en a un certain nombre qui sont des instituts nationaux, comme ceux du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie et de la Côte d’Ivoire. Certains sont des fondations. Autre particularité de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, c’est qu’il est rattaché au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, parce que c’est essentiellement un institut de recherche.

Quelles sont les perspectives pour l’Ipci ?

Ces 10 dernières années, nous avons essayé de moderniser les installations et les équipements. Donc, résolument nous nous engageons dans la lutte contre les maladies émergentes et ré émergentes.

C’est véritablement l’objectif de l’institution.

Mais, c’est plus encore à travers des méthodes de pointe et du personnel hautement spécialisé. Alors là, nous serons capables de mettre en place des formations spécialisées non seulement pour le personnel scientifique en Côte d’Ivoire, mais également pour la sous-région. Quand vous avez une maladie transmissible,

il y a la maladie elle même que les médecins vont prendre en charge en donnant les médicaments. Il y a aussi le micro-organisme qui est responsable de la maladie.

L’Institut Pasteur s’intéresse au micro-organisme responsable de la maladie.

Ce 40e anniversaire sera marqué par l’inauguration d’un laboratoire P3. De quoi s’agit-il ?

Le laboratoire P3 est un laboratoire de haute sécurité. Les micro-organismes sont classés en quatre catégories, selon le degré de virulence. Pour chacune des catégories, il y a des conditions de sécurité. La tuberculose est classée niveau 3. Cela veut dire qu’il ne faut pas contaminer ni le manipulateur ni l’environnement ni l’échantillon qu’on veut analyser. Donc les conditions de sécurité sont strictes. Ce sont ces conditions de sécurité qui sont respectées dans ce laboratoire-là qui a coûté un milliard de francs CFA. Le projet a démarré en juillet 2007 avec les premières discussions. Et le laboratoire est opérationnel depuis début 2012. Il a été partiellement financé par l’Etat de Côte d’Ivoire et surtout par le programme Pepfar. Dans la zone francophone de l’Afrique saharienne, ce laboratoire est l’un des mieux équipés pour manipuler ce genre de bacilles.

Qu’est-ce qui justifie l’acquisition de cet outil ?

En Côte d’Ivoire, nous avons deux problèmes. Nous avons la tuberculose multi résistance qui nécessite des méthodes de pointe pour la diagnostiquer. Pour une tuberculose multi résistante, ce n’est pas le même traitement que quand on fait une tuberculose classique. Et pour manipuler ces bacilles multi résistantes, il faut que des conditions de sécurité soient réunies. Vous n’êtes pas autorisé à les manipuler sans ces conditions de sécurité. Le deuxième problème que nous avons, c’est au niveau de l’enfant. Il est difficile de faire le diagnostic de la tuberculose de l’enfant avec les techniques usuelles. Il faut utiliser des techniques de pointe pour le faire. Ce sont les deux raisons majeures qui justifient ce type de laboratoire. La tuberculose, vous le savez, est un problème de santé publique en Côte d’Ivoire. Avec l’avènement du VIH/sida, le nombre de cas a augmenté et on a vu malheureusement apparaître des cas de tuberculose à bacilles multi résistantes, voire ultra résistantes. Ça pose des problèmes de diagnostic évidemment, mais aussi de traitement.

Pourquoi avez-vous choisi de coupler l’inauguration de ce laboratoire avec la célébration des 40 ans ?

On a voulu marquer le 40e anniversaire avec l’inauguration de ce laboratoire, parce qu’il fait entrer l’Institut Pasteur dans une ère de modernité. Il nous a semblé nécessaire de remercier d’abord ceux qui nous ont permis d’avoir ce joyau, mais aussi d’informer les populations des dispositions arrêtées prises dans le cadre de la prise en charge spécialisée. Souvent, les gens ne sont pas au courant de ces cures spécialisées et de ces laboratoires spécialisées qui existent en Côte d’Ivoire.

Elvis Kodjo

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