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Dr Florent Aka - "Les ivoiriens vont se soigner au Maghreb, faute de plateau technique à Abidjan" - 30/04/2012 - Fraternité matin - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Dr Florent Aka Le Dr Florent Aka, président de l'Ordre des médecins, salue l'organisation du Salon de la santé et de l'industrie pharmaceutique initié par des opérateurs marocains et tunisiens.

Quel sens donnez-vous à votre participation à ce Salon de la santé et de l'industrie pharmaceutique ?

Je voudrais, avant tout, remercier, au nom de toute la corporation médicale ivoirienne, les initiateurs de ce Salon. Nos frères de Tunisie et du Maroc avec comme commissaire général, M. Riadh Azaïez ont pris la décision depuis 2010 de venir organiser ce Salon en Côte d'Ivoire. Malheureusement, la crise ne leur a pas permis de le faire, même en 2011. Mais, ils n'ont pas baissé les bras, ils sont revenus en 2012 pour nous soutenir. Parce qu'ils savent que lorsqu'on sort d'une crise de longue durée comme celle qu'on a connue, il y a énormément de besoins sur le plan sanitaire. Ils sont donc venus faire connaîetre leur existence non seulement sur le plan de la mise à disposition des cliniques privées qu'ils dirigent, mais aussi sur le plan pharmaceutique. Nous, en tant que Ordre des médecins, nous sommes venus, sans hésitation, les accompagner, à l'invitation des pharmaciens ivoiriens, pour leur témoigner de notre soutien et de notre encouragement.

De nombreux Ivoiriens vont se soigner dans ces pays d'Afrique du nord, n'est-ce pas un signe de dépréciation de vos compétences ?

Non. Les Ivoiriens vont recevoir dans ces pays des soins que nous ne pouvons leur offrir ici, en Côte d'Ivoire, simplement par manque de plateau technique. Nous sommes venus certes les soutenir et, surtout, profiter des échanges culturels. Nous avons les compétences humaines pour faire ce qu'ils font chez eux, mais nous n'avons pas de plateaux techniques tant dans le public que dans le privé. Dans le privé, des efforts sont faits, mais ce sont des efforts personnels d'opérateurs. Or chez eux, l'État aide les cliniques privées à avoir les moyens les plus pointus du monde en matière de plateau technique pour attirer la clientèle européenne. Les Européens vont se soigner au Maghreb. Cela veut dire que ces pays ont compris la nécessité, en plus de faire le tourisme, de développer ce que l'on peut appeler le tourisme médical. Nous sommes venus accompagner nos frères pharmaciens dans cette optique.

Un simple accompagnement... ?

En ce qui concerne l'Ordre des médecins, l'accompagnement se situe d'abord par notre présence. Nous y avons un stand. Nous rappelons aux visiteurs, surtout les médecins ivoiriens, les règles déontologiques, les principes fondamentaux et légaux d'inscription à l'Ordre, et la nécessité de figurer sur le tableau ordinal chaque année. C'est le principe de présence et de rappel à nos confrères ivoiriens de ces normes légales obligatoires. Sur le plan pratique, nous avons beaucoup de contacts avec homologues de ces deux pays qui souhaiteraient approfondir leurs connaissances, selon les spécialités, avec leurs collègues spécialistes ivoiriens. Nous leur proposons donc des annuaires qui contiennent toutes les spécialités pour leur permettre d'être en contact permanent. Ce qui va aussi permettre à nos confrères ivoiriens qui n'ont pas tous les plateaux techniques d'aller faire des séjours chez eux pour acquérir le capital technique de compétence. Ce Salon offre donc une opportunité pour fructifier les échanges entre le Maroc, la Tunisie et la Côte d'Ivoire sur le plan sanitaire, notamment dans certaines spécialités, telles que la chirurgie orthopédique, la transplantation rénale qui va commencer très bientôt en Côte d'Ivoire. Cette coopération sud-sud qui vient ainsi de s'établir, a besoin d'être renforcée.

Quelles propositions concrètes faites-vous à l'Etat de Côte d'Ivoire pour améliorer le plateau technique sanitaire ?

L'Etat ivoirien a beaucoup de priorités à gérer à la fois. Je pense qu'il revient aux autorités notamment, au ministère de la Santé et de la Lutte contre le Sida, d'établir les priorités. La présence de nos amis tunisiens et marocains offre déjà une opportunité d'enrichir les débats et de faire en sorte qu'on puisse s'accorder sur certains points concernant les évacuations des malades sur ces deux pays. Pour éviter les écueils, les retards de traitement à cause des incompréhensions. Il est plus qu'impératif pour l'Etat de Côte d'Ivoire de réduire l'anarchie dans le secteur de la santé. Il y a trop de cliniques, de structures sanitaires privées dans certains quartiers qui sont des mouroirs. C'est vrai que le déficit sanitaire en Côte d'Ivoire a occasionné le foisonnement de ces cliniques privées illégales, mais cela aggrave la morbidité de la population. Il faut donc établir des normes et avoir le courage de fermer celles qui n'ont pas le droit d'exister et d'exercer. Une autre fin à priorité, c'est le combat contre les médicaments dans les rues. Dans les pays du Maghreb, ce phénomène n'existe pas, parce qu'il y a eu un courage politique pour mettre ces activités illégales qui menacent la vie humaine. Il faut qu'on ait ce même courage chez nous en Côte d'Ivoire, afin que nos populations soient en meilleure santé. C'est possible. Le code de la santé publique qui est en élaboration va déterminer ce que chaque acteur de la santé a le droit de faire ou non sur le territoire national.

Comment expliquez-vous qu'un tel instrument d'importance n'existe pas en Côte d'Ivoire ?

Je vous assure, on n'a pas de code de la santé publique. J'ai trouvé la situation telle qu'elle que je vous la décris. Je ne veux pas jeter la pierre à qui que ce soit. Je pense que cela devrait faire partie des priorités. Il n'est jamais trop tard pour avancer. Depuis toujours, nous nous inspirons un peu du code français de la santé publique, mais il n'est pas adapté à nos réalités. Il faut que l'on arrive à élaborer le nôtre. Sur ce plan-là, l'Union européenne est prête à nous soutenir, nous accompagner pour élaborer notre propre Code de la santé publique. Ce document sera mis à jour chaque année ou tous les deux ans. Nous devons élaborer ce code de la santé publique. Malheureusement, dans la sous-région, on a pratiquement tous ce déficit. Cependant, le Sénégal et le Burkina Faso sont en train d'élaborer le leur, le Mali en a déjà un. Franchissons donc ce cap ; élaborons ce texte qui va permettre de réguler véritablement le secteur de la santé.

Avez-vous commencé l'élaboration de ce texte ?

Les travaux d'élaboration de ce texte n'ont pas encore commencé. On nous a demandé d'attendre, on ne sait pour quelle raison. Donc, on attend.

Par Germaine Boni.

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