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Rapport sur le Statut de la Femme/ Dr Richard Allo - « Les africains commencent à poser des actes qui sauvent » - 03/07/2018 - Fraternité matin - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Dr Richard Allo, directeur exécutif de l'Association pour le bien-être familial(AIBEF) prend part depuis le lundi 02 juillet au dialogue régional sur l'égalité du genre et les droits. A cette occasion, le draft du rapport sur le statut de la femme africaine, a été officiellement présenté aux Organisations de la société civile. M ; Allo en donne plus de précisions sur la valeur ajoutée de ce rapport

Le lancement du rapport sur le Statut de la femme s'est fait ce lundi02 juillet. De quoi s'agit-il?

Ce rapport est une étude sur l'état des droits de la femme en Afrique. L'étude s'est appuyée sur ensemble d'accords économiques qui existent entre la Cedeao, l'Ua, la communauté économique de l'Afrique de l'est, pour voir dans quel l'avancement du protocole de Maputo. Notamment sur 4 points, le Vih sida, la Santé sexuelle et reproductive, sur le Mariage forcé, les Grossesses non désirées.

L'étude fait ressortir trois possibilités de niveaux des pays. Ce sont des pays pour lesquels il n'existe aucune loi en matière de santé sexuelle et reproductive. Pour nous il s'agit de faire en sorte que le protocole de Maputo soit un peu observé. Par exemple, prenons le cas de l'avortement.

Si dans le pays, le protocole de Maputo défini les critères de l'avortement à quatre points essentiels (.la vie de la mère en danger, la vie du bébé en danger, fœtus mal formé, cas de viol ou , d'inceste).Des pays qui ont ratifié le protocole, vont l'appliquer en l'adaptant à leur contexte. il vont alors réduire les critères à leur convenance (à deux critères, trois critères voir quatre).

Ainsi, le niveau d'application de chaque pays est différent, alors que la plupart a ratifié le protocole de Maputo. C'est tout cet ensemble d'études et de faits qui aujourd'hui qui ont été mis ensemble pour mettre ce qu'on appelle l'état de la femme africaine.

Il s'agit pour nous Société civile de voir les pays où la loi existe et le niveau d'existante. C'est -à dire le niveau d'applicabilité de la loi par rapport au protocole de Maputo, si la loi existe, si elle est mise en œuvre, c'est une très bonne chose. Dans le pays où la loi existe mais n'est pas mise en œuvre, c'est de faire en sorte qu'il y ait l'application.

Que la société civile fasse des sensibilisations pour que les uns et les autres prennent conscience pour que la loi également soit mise en œuvre, dans les pays où cela n'existe pas du tout, c'est que ces pays prennent les bonnes pratiques dans les autres pays et essaient de mettre quelque chose en place. Pour que les droits de la femme qui sont énoncés dans le protocole d Maputo soit exercé ou vécus.

Passée l'étape de la présentation du rapport, sera-t-il mis à la disposition des acteurs de la société civile ?

C'est l'IPPF et ses partenaires allemands(GIZ), ainsi qu'un ensemble de collaborateurs qui ont mis ensemble leur savoir-faire. Les ressources logistiques financières pour que ce rapport soit édité. Est-ce qu'on va mettre à disposition cette étude. C'est le but de notre présence ici.

Un travail a été fait, c'est un travail humain, donc il peut y avoir des imperfections. Quels sont les ajouts, Les expériences des uns et des autres, pour que ce travail qui est un draft, devienne un travail final. L'objectif ce n'est pas qu'on le mette dans les tiroirs, comme la plupart des résolutions en Afrique, l'objectif c'est de le diffuser en maximum au niveau de nos Etats qu'ils en prennent conscience.

Et l'objectif pour nous c'est de faire en sorte que tous les pays aient le même niveau d'observation de la loi. comme le disait le président de l'Ippfar, de sorte « qu'aucun pays ne soit laissé pour compte ».

Nous devons faire en sorte que tous les pays qui ont ratifié le protocole de Maputo aient les mêmes applications de la loi. Je pense que les habitudes des uns et des autres sont pareils partout. L'avortement c'est l'avortement. La santé de la reproduction, c'est la santé de la reproduction donc cela devait pouvoir standardisés.

Ce rapport peut-il être considéré comme une sorte de plaidoyer africain en faveur des droits de la femme ?

Oui. Les africains, commencent à se « desafricaniser ». C'est un terme personnel. On commence de plus en plus à poser des actes qui sauvent, pour marquer notre maturité. Quand je prends le protocole de Maputo, quand vous le lisez c'est vraiment un document articulé qui est fait par les africains eux même et pour les africains.

Ce rapport va dans la même ligne que le protocole de Maputo en réalité. C'est de détailler le protocole, le niveau d'application de chaque pays, point de mise en œuvre au niveau de chaque pays et attirer l'attention des uns et des autres. Il s'agit tout aussi de sensibiliser les signataires du protocole à une meilleure prise en charge des droits de la femme.

Car la femme n'est pas seulement une machine à produire. La femme ne doit plus être reléguée au rang de subalterne. Par ailleurs, emmener les chefs de l'Etat à comprendre que pour que l'économie avance. Il faut qu'il ait de plus en plus de femmes ministres, parlementaires à tous les niveaux pour que la société se réveille.

Par Isabelle Somian

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