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Santé/bilan 2007: la Côte d'ivoire malade de son système sanitaire - 08/01/2008 - Notre Voie - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L'année 2007 a pris fin. La Côte d'Ivoire est sur les rails d'un processus de paix qui va s'achever par des élections. Mais son système de santé, lui, n'est pas prêt de sortir de l'ornière. En ce début d'année, Notre Voie dresse un bilan de la situation sanitaire en Côte d'Ivoire sur l'année 2007. La Côte d'Ivoire est malade de son système sanitaire. En 2007, elle n'a consacré que 6% de son budget aux dépenses sanitaires de sa population. Là où l'OMS recommande 15%. Des maladies comme l'onchocercose (maladie de la cécité), pourtant éradiquée, ont fait leur réapparition dans la zone forestière après une évaluation en juillet et septembre.

“Les résultats de l'enquête indiquent que la situation est devenue alarmante dans des zones où l'épidémie avait été par le passé définitivement éradiquée”, avait déclaré le ministre ivoirien de la Santé, Rémi Allah Kouadio, le 19 décembre dernier, de retour d'une conférence sur l'onchocercose qui s'est tenue à Bruxelles, en Belgique. En fait, l’évaluation épidémiologique réalisée entre juillet et septembre 2007 à la suite de quelques cas d'onchocercose enregistrés dans les zones forestières de l'ouest de la Côte d'Ivoire a révélé que le taux de prévalence chez les enfants de moins de cinq ans était de 14,29 pour cent. Les objectifs du plan national de développement sanitaire (PNDS) élaboré en 1996 n'ont pas été atteints en 2005 principalement en raison du délabrement du système sanitaire et du manque de ressources financières affectées aux investissements.

Le PNDS se propose, d'une part, de recenser les activités sanitaires pour lutter plus efficacement contre les endémies, et d'autre part, de veiller à ce que les soins de santé soient de plus en plus orientés vers les populations défavorisées des zones rurales et urbaines. Malheureusement, ce plan n'a pas fonctionné, et le ministre Allah, fort de ce constat, a lancé en mai dernier un nouveau PNDS 2008-2012 qui reprend à son compte, les grands axes du précédent plan.

Au niveau des infrastructures, l'année 2007 a été marquée par la reprise en main de l'Etat de Côte d'Ivoire, du CHU de Bouaké en avril. Il a été aux mains de Médecins sans frontière durant quatre ans. Selon le plan d'urgence élaboré pour faire fonctionner ce centre universitaire selon la norme, 16 services sur 28 existants ne sont pas fonctionnels ; 4 sont inexistants (Rhumatologie, neurochirurgie, anatomopathologie et parasitologie); seuls 8 services sur 28 fonctionnent à minima. Les problèmes identifiés dans les services sont les dysfonctionnements liés au plateau technique (matériel) défaillant la détérioration des locaux et le déficit de personnel. Selon le directeur de cabinet du ministre de la Santé, les équipements en zone centre nord et ouest (CNO) ont été totalement détruit quand ceux de la zone gouvernementale ont été surexploités dû fait de la ruée de la population fuyant les combats.

Au plan du redéploiement du personnel de santé dans les zones CNO, ce sont, jusqu'en juin 750 sur 1350 médecins, pharmaciens, chirurgiens, ophtalmologues qui y ont été affectés. Enfin, retenons le lancement en décembre, des activités de lutte contre le paludisme avec le financement du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose dont a bénéficié la Côte d'Ivoire après plusieurs années d'échec et, le lancement de la grande campagne de vaccination contre le tétanos chez les femmes en âge de procréer.

Côté lutte contre le sida, il est à retenir l'organisation de la semaine nationale de lutte contre le sida initiée par le ministère en charge de l'organisation de la lutte contre cette pandémie, à Bouaké. Par ailleurs, ce ministère a présenté les résultats de la surveillance sentinelle du VIH et de la syphilis chez la femme enceinte en Côte d'Ivoire. Ce rapport indique que la prévalence du VIH/sida en milieu urbain est de 6,9% inférieure à celle de 2004 qui était de 8,3. En milieu rural, elle est de 4%. Quant à la syphilis, son taux de prévalence était de 0,3% en milieu urbain et de 0,6% en milieu rural.

L'année 2008 se présente donc comme une année de réorganisation du système de santé ivoirien avec la publication des résultats des travaux de planification du Plan de développement sanitaire qui devra viser, entre autres, une couverture sanitaire nationale plus élevée et une plus grande accessibilité géographique et financière aux soins et l'amélioration de la santé des populations.

Coulibaly Zié Oumar

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