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Première cause de consultation en Côte d’Ivoire - 02/05/2006 - Fraternité matin - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le paludisme, facteur de pauvreté des populations, surtout les couches les plus vulnérables. Cinq cents millions de cas de cette maladie causent, annuellement, trois millions de décès dans le monde. Dont 90% en Afrique au sud du Sahara.

Première cause, en 2005, de consultation dans les formations sanitaires en Côte d'Ivoire, le paludisme sévit sur toute l'année. Avec une recrudescence en saison des pluies.
Toutes les populations ivoiriennes peuvent être touchées. Néanmoins, les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans paient le plus lourd tribut. Selon Koffi Koumi Marcel, Directeur de cabinet du ministre de la Santé, 62% des enfants de moins de 5 ans et 36% de femmes hospitalisés souffrent de paludisme. Qui cause environ un tiers des décès en Côte d'Ivoire.
Un véritable fléau contre lequel, depuis des décennies, plusieurs tentatives d'éradication n'ont donné aucun résultat probant. A cause d'entraves multiformes qui ont jalonné le chemin emprunté pour la lutte contre le paludisme. Faisant de cette maladie un problème majeur de santé publique. L'une des causes d'un manque de traitement efficace du paludisme réside en la contrefaçon des antipaludiques. A en croire le Dr Etienne Komla Siamevi, Représentant-résident en Côte d'Ivoire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). C'est pourquoi " l'OMS, souligne-t-il, a pris sur elle de renforcer la collaboration, avec les autorités sanitaires de chaque pays ". Afin de lutter contre la contrefaçon des antipaludiques. Les chiffres rendus publics par l'OMS en disent long sur la gravité de la situation. Dans les pays en développement, selon l'Organisation, 25% des médicaments utilisés pour traiter le paludisme sont contrefaits ou de mauvaise qualité. Quand, dans certaines régions d'Afrique et d'Asie les chiffres dépassent 50%.
Conséquence : 36 pays, dans la région africaine de l'OMS, ont adopté une nouvelle politique de traitement du paludisme et 17 l'appliquent à divers degrés.
Eu égard à cette attitude de certains " esprits bien malins (…), sans scrupule et sans état d'âme ", un traitement rapide, à base de dérivés d'Artémisinine ou ACT à un prix abordable pour tous est possible. L'OMS, à cet effet, préconise, pour la lutte contre le paludisme, un traitement précoce dans les 24 heures. Après l'apparition des symptômes.

Les recommandations de l'OMS ont été perçues.

Aujourd'hui, 33 des 42 pays d'endémie palustre ont adopté les associations thérapeutiques à base d'Artémisinine (ACT).
Résultat : dans le domaine de la prévention, des avancées notables ont été enregistrées au niveau de certains pays, conformément à l'esprit d'Abuja, capitale fédérale du Nigeria. Où, le 25 avril 2000, des chefs d'Etat ou représentants de haut niveau de 44 pays africains parmi les 50 touchés ou menacés par l'endémie paludéenne se sont réunis. Pour jeter les bases d'une " initiative à faire reculer le paludisme ", thème d'ailleurs du tout premier Sommet africain sur le paludisme à Abuja.
Depuis, le 25 avril est commémoré : " Journée africaine de lutte contre le paludisme ". Expression d'une prise de conscience, d'un engagement politique coordonné de pays africains.
Ces pays veulent aller loin et vite. D'où le thème, cette année, de la 6ème journée : " Ensemble, passons à l'action ". Suite logique de la recommandation du premier Sommet qui invitait à l'intensification des actions. En vue de diminuer " au moins " de moitié le nombre de décès dus au paludisme d'ici 2010.
Cet objectif est à réaliser à long terme. Le Dr Etienne Komlan Siamevi y croit, à l'idée que de nouvelles approches permettront de promouvoir d'autres stratégies efficaces. Notamment l'exploitation par les pays africains de ressources en médecine traditionnelle.
Le Représentant-résident de l'OMS en Côte d'Ivoire est confiant de la détermination de tous à gagner la bataille contre le paludisme. A condition, conseille-t-il, de passer " ensemble " à l'action.
La tendance des problèmes à résoudre sera alors inversée. Ainsi, la génération de demain sera une génération sans paludisme.
Pour y arriver, l'OMS en ce qui concerne la Côte d'Ivoire, ne faillira pas, selon le Dr Komla Siamevi, à sa mission : " appuyer au quotidien le gouvernement ivoirien dans ses efforts de développement sanitaire et sa course vers le bien-être social ".
" La Côte d'Ivoire, indique Youssouf Oomar, Représentant-résident de l'UNICEF, est très fortement touchée " par le paludisme. La situation est d'autant plus préoccupante, de son avis, que le parasite qui cause la maladie résiste à la chloroquine dans plus de 63% des cas. Or, la chloroquine est le médicament le plus disponible et le moins cher dans la lutte contre le paludisme.

L'adoption, en septembre dernier, par le ministère ivoirien de la Santé et de l'Hygiène publique du nouveau schéma thérapeutique rencontre l'adhésion de l'UNICEF, s’en " félicite ". Ce schéma consiste en une association de médicaments plus efficaces, conforme aux exigences épidémiologiques nouvelles et aux normes de l'Organisation mondiale de la santé.
L'implication des professionnels de la santé à la mise en œuvre de nouvelles directives de prise en charge du paludisme en Côte d'Ivoire, basée sur l'utilisation des ACT. Tel a été l'appel que le Directeur de cabinet du ministère de la Santé, Koffi Koumi Marcel, a lancé, le mardi dernier, à Koffi Amonkro, dans le district sanitaire de M'Bahiakro.
Koffi Koumi Marcel, se référant au thème de la 6ème journée : " Ensemble, passons à l'action " invitait, alors, les acteurs impliqués dans la lutte contre la paludisme à aller dans le sens du thème. Pour un traitement efficace de cette maladie qui a assez causé des pertes en vie humaine parmi les populations les plus vulnérables.
Cet appel est d'autant plus pressant que l'accès au traitement efficace du paludisme est un droit pour tous. L'on peut, de l'analyse du Représentant-résident de l'OMS en Côte d'Ivoire, le Dr Etienne Komla Siamevi, éviter la multitude de décès imputables au paludisme. Des gestes et l'adoption de comportements simples, une prise en charge simple et peu coûteuse des cas pourraient suffire.
Tel n'est pas le cas par la faute de certains fabricants de médicaments contrefaits. " Ils n'hésitent guère à tirer profit du malheur des autres, même par la fraude ", s'indigne le Dr Etienne Komla Siamevi.
Ce qui fait souligner au Représentant-résident de l'UNICEF en Côte d'Ivoire, Youssouf Oomar, que l'on s'éloigne des aspirations en matière de lutte contre le paludisme et de la généralisation du nouveau médicament.
La raison, il l'impute aux praticiens. Eux qui, selon lui, " sont libres de prescrire n'importe quel médicament contre le paludisme ". En plus obligation ne leur est pas faite de suivre le schéma national. Comme dans le cas de la tuberculose.

Face à cette situation, le Directeur de cabinet du ministre de la santé préconise une " initiative mobilisatrice " de faire reculer le paludisme. Une véritable action sociale. Pour mieux traquer le paludisme.

Ernest Simon AKA

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