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Carences en vitamines et minéraux : Des répercussions sur l’esprit, le corps et l’énergie - 02/05/2006 - Fraternité matin - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Un tiers de la population de l'Afrique subsaharienne souffre d'une carence en vitamines et minéraux. Cette carence a des répercussions sur l'esprit, le corps et l'énergie des gens, ainsi que sur les perspectives économiques des nations. Mais il s'agit d'un problème que la population de l'Afrique subsaharienne pourrait résoudre d'ici quelques années. Le constat est de l'UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l'enfance). C'était en 2004. Un partenariat visant à mettre un terme à la faim insoupçonnée dont souffrent les Africains subsahariens sera signé alors entre plusieurs organismes dont l'Initiative pour les micronutriments, l'Alliance globale pour l'amélioration de l'alimentation, le NEPAD…

Peu de groupes de spécialistes sont au courant de l'étendue et de la gravité de la carence en vitamines et minéraux ou de leur signification pour les individus et les nations ", note le rapport publié par l'Unicef. Et de prévenir : " Cette carence entraîne une altération du système immunitaire, ainsi que le décès de plus d'un million d'enfants par année ". Elle cause plusieurs centaines de milliers de malformations congénitales graves par année, ainsi que le décès de dizaines de milliers de femmes par année pendant leur grossesse et l'accouchement. Elle est enfin, à l'origine d'une perte d'énergie, d'intelligence, de productivité et de croissance à l'échelle nationale. L'élimination de la carence en vitamines et minéraux, selon le rapport, pourrait être saluée comme " une réalisation importante et mesurable pour la population de l'Afrique subsaharienne d'ici quelques années ".

Il y a plusieurs années, la carence en vitamines et minéraux a été enrayée dans les pays industrialisés. Il est possible de l'éliminer maintenant partout dans le monde grâce à des moyens mis à l'essai et évalués, soulignent les experts. Ces moyens sont disponibles et abordables. La Banque mondiale, à ce sujet, déclare justement : " L’élimination des carences en vitamines et minéraux fait partie des progrès scientifiques liés au développement qui sont les plus remarquables des dernières années. De nos jours, aucune autre technologie disponible ne peut fournir une telle occasion d'améliorer la qualité de vie et d'accélérer le développement à un coût si faible et en si peu de temps ".

Les solutions pour régler le problème de carences en vitamines et minéraux sont de cinq ordres : le régime alimentaire, l'enrichissement des aliments, la supplémentation, la lutte contre les maladies et l'éducation.

Le régime alimentaire : il consiste à améliorer l'apport alimentaire des groupes particulièrement vulnérables de la population. Dans la plus grande partie de l'Afrique subsaharienne notent les experts, " il faut améliorer le régime alimentaire des groupes qui courent un risque élevé de souffrir d'une carence : les nouveau-nés, les enfants en bas âge, les femmes enceintes et les allaitantes ". Dans la région, il a été prouvé, selon eux, qu'il est possible de favoriser l'allaitement naturel exclusif, de nourrir adéquatement les enfants, ainsi que d'améliorer le régime alimentaire des femmes enceintes et des allaitantes, et les soins qui leur sont donnés, grâce à des programmes visant à modifier les comportements individuels et familiaux, ainsi que les normes à respecter dans les communautés.

L'enrichissement des aliments : l'opération vise à " ajouter des vitamines et des minéraux essentiels aux aliments que consomme une grande partie de la population, comme la farine de blé, la semoule de maïs, le sel, le sucre, l'huile à friture et la margarine. Les aliments enrichis qu'il est possible de procurer aux Africains subsahariens ne coûtent que quelques cents par année pour chaque individu. L'iodation du sel est un acte important dans cette entreprise. A ce niveau, les experts notent avec satisfaction que "la plupart des pays de l'Afrique subsaharienne iodent déjà leur sel". En nous concentrant sur les principaux pays qui produisent du sel et qui en exportent, nous permettrons aux autres pays de cette région d'en bénéficier, indiquent les experts, soulignant qu'il est " possible de procéder à l'enrichissement à grande échelle de la farine, des céréales et des huiles dans plusieurs pays ". L'ajout de vitamines à saupoudrer de micronutriments à un coût abordable aux aliments que consomment les enfants en bas âge est également prometteur.

La supplémentation : il s'agit là d'offrir aux groupes vulnérables, en particulier aux enfants et aux femmes en âge de procréer, des suppléments de vitamines et de minéraux multiples sous forme de comprimés, de capsules et de sirops. Ceux-ci ne coûtent que quelques cents par année pour chaque individu. Il faudrait inclure dans les budgets des Etats des approvisionnements de vitamine A destinés aux enfants de 6 à 59 mois et aux femmes qui viennent d'accoucher, ainsi que des suppléments de micronutriments multiples destinés aux femmes en âge de procréer, y compris les femmes enceintes. Ces approvisionnements devraient également être mieux intégrés dans le réseau de la santé.

La lutte contre les maladies : Lutter contre les maladies telles que le paludisme, la rougeole, la diarrhée et les parasitoses peut aider l'organisme à absorber et à conserver les vitamines et les minéraux essentiels. Les personnes bien nourries sont les mieux armées pour lutter contre la maladie.

L'éducation : elle consiste à informer les communautés sur les types d'aliments qui peuvent augmenter l'apport des vitamines et minéraux, ainsi que leur absorption, et les aider à produire de tels aliments.
Ces méthodes, relèvent les experts, ont permis d'éliminer la carence en vitamines et minéraux dans plusieurs pays et pourraient être utilisées pour obtenir les mêmes résultats en Afrique subsaharienne, en peu de temps et à un coût assez faible.

Les progrès

  • Plusieurs pays de l'Afrique subsaharienne, y compris le Bénin, le Burundi, le Cameroun la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Mali, le Nigeria, le Rwanda, l'Ouganda et le Zimbabwe, ont réussi à fournir à leur population des quantités importantes de sel iodé. Ainsi, environ 70% des nouveau-nés sont protégés chaque année contre la déficience intellectuelle causée par la carence en iode.
  • Vingt-cinq pays de la région ont réussi à fournir une capsule de vitamine A à 70% ou plus des enfants en bas âge chaque année, ce qui a permis de sauver la vie de plus de 200 000 enfants en bas âge par année et de réduire la gravité des maladies d'enfance. L'Angola, le Bénin, la Gambie et la Guinée font partie de ces pays. Il faut continuer à améliorer la situation en fournissant les deux doses annuelles nécessaires pour protéger complètement les enfants. Le Burkina Faso, le Ghana, la Sierra Leone et la Tanzanie ont réussi à procurer aux enfants en bas âge deux doses élevées de vitamine A par année.
  • L'initiative mondiale relative à l'ajout de fer et d'acide folique à la farine de blé (comme cela se fait aux Etats-Unis et au Canada) s'affermit. Le Nigeria, le Maroc et l'Afrique du Sud font maintenant partie des 49 pays qui ajoutent du fer à leur farine. D'autres pays, comme le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Ghana et le Kenya commencent à mettre sur pied des programmes d'enrichissement des aliments.
  • De nombreux pays comme la Côte d'Ivoire, le Nigeria et le Mali ont commencé à enrichir d'autres aliments de base, y compris le sucre, les huiles de friture et la margarine, de vitamines et de minéraux essentiels. En plus d'ajouter de l'iode au sel, le Kenya et le Nigeria ajoutent maintenant du fer aux aliments

Elvis Kodjo

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