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Revue de presse

Lutte contre la tuberculose : des progrès, mais trop lents - 21/03/2008 - Fraternité matin - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Global Tuberculosis Control 2008, constate que le rythme des progrès pour endiguer l’épidémie de tuberculose a légèrement ralenti en 2006, année des données les plus récentes. Les nouvelles informations de ce douzième rapport, fournies par 202 pays et territoires, établissent un ralentissement dans la progression du nombre de diagnostics. De 2001 à 2005, le nombre des nouveaux cas détectés a augmenté à un rythme annuel moyen de 6 %, mais de seulement la moitié, 3 %, de 2005 à 2006.

La raison, certains programmes nationaux qui progressaient à grand pas au cours des cinq années précédentes n’ont pu maintenir le rythme en 2006. De plus, dans la plupart des pays africains, il n’y a pas eu une augmentation des cas détectés par les programmes nationaux. D’autres études ont également montré que de nombreux patients sont soignés dans le privé ou par des organisations non gouvernementales, confessionnelles ou communautaires, échappant ainsi à la détection par les programmes publics. Neuf millions de nouveaux cas de tuberculose ont été recensés en 2006, dont 700 000 chez des personnes vivant avec le VIH et 500 000 cas de tuberculose à bacilles multirésistants (tuberculose-MR). On estime que la tuberculose a tué 1,5 million de personnes en 2006, auxquelles s’ajoutent 200 000 séropositifs, morts de la co-infection.

Le rapport souligne deux aspects de l’épidémie qui pourraient encore ralentir les progrès. Le premier concerne la tuberculose-MR qui atteint les plus hauts niveaux jamais enregistrés. Jusqu’à maintenant, les mesures prises contre cette épidémie n’ont pas été suffisantes. Compte tenu des moyens limités des laboratoires et des services de traitement, les projections des pays indiquent qu’à l’échelle mondiale, seuls 10 % des cas de tuberculose-MR pourront être traités en 2008. L’association mortelle de la tuberculose et du VIH, qui alimente l’épidémie de tuberculose dans de nombreuses parties du monde, notamment en Afrique, constitue la seconde menace pesant sur la poursuite des progrès. Même si certains pays avancent à grand pas.

Près de 700 000 patients atteints de tuberculose ont eu un dépistage du VIH en 2006, contre 22 000 en 2002, un signe de progrès mais encore loin de la cible de 1,6 million fixée pour 2006 par le Plan mondial Halte à la tuberculose (2006–2015). Les trois pays africains obtenant les taux les plus élevés de dépistage du VIH dans les services de soins de la tuberculose ont été en 2006, le Rwanda (76 %), le Malawi (64 %) et le Kenya (60 %).

Dr Peter Piot, directeur exécutif de l’ONUSIDA, déclare : «Nous sommes encore loin d’assurer l’accès universel à des services de qualité de prévention, de diagnostic, de traitement et de soins pour le VIH et la tuberculose. Il y a eu manifestement des progrès, mais nous devons tous ensemble en faire plus pour adopter une approche commune et faire baisser le nombre des décès dus à la tuberculose chez les séropositifs.»

Le rapport montre également des problèmes de financement. Malgré l’accroissement des ressources, notamment en provenance du Fonds mondial, les budgets projetés pour la tuberculose n’augmenteront pas dans la plupart des pays les plus affectés par cette maladie. Pour atteindre les cibles fixées pour 2008 par le Plan mondial Halte à la tuberculose, il manque environ 1 milliard de dollars pour ces 90 pays. La tuberculose est la première cause de mortalité chez les personnes vivant avec le VIH/Sida, a rappelé Dr Piot.

Catherine Fiankan-Bokoga, Correspondance particulière

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