Santé tropicale en Côte d'Ivoire - Le guide de la médecine et de la santé en Côte d'Ivoire


Médecine d'Afrique Noire - Première revue médicale internationale panafricaine francophone - Plus d'informations


LE KIOSQUE

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Juillet 2017
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Mai/Juin 2017
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Juin 2017
Consulter la revue


COMPTE RENDU

Suivez l'analyse de nos experts sur le 29ème Congrès de la société Française de Rhumatologie (SFR 2016)

La 47ème émission de « En direct des congrès » était consacrée au 29ème Congrès de la société Française de Rhumatologie qui s'est déroulé à Paris du 11 au 13 décembre 2016. Les docteurs et professeurs Hachemi Djoudi, Samira Lehtihet, Houria Ayed, Serge Perrot, Thierry Conrozier, Nelly Ziadé, Fouad Fayad, Irène Kona Kaut et Stéphane Ralandison vous présentent leurs travaux et ceux de leurs confrères qui méritent votre attention - Plus d'informations


Suivez l'analyse d'experts sur les 23èmes journées Pédiadol « La douleur de l'enfant. Quelles réponses ? »

La 46ème émission de « En direct des congrès » était consacrée aux 23èmes journées Pédiadol qui se sont déroulées à Paris du 5 au 7 décembre 2016. Les docteurs Jean-Marc Benhaiem, Frédéric Lebrun, Daniel Annequin, Juliette Andreu-Gallien, Cécile Cunin-Roy, Elisabeth Fournier-Charrière, Barbara Tourniaire et Yannick Jaffré partagent leur expérience sur « la douleur de l'enfant ». Plus d'informations


A VOIR

Allo Amejjay : émission médicale avec des professionnels de santé

Allo Amejjay, émission médicale

NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale en Côte d'Ivoire > Revue de presse

Revue de presse

Maladies professionnelles : Ces métiers qui tuent ! - 20/06/2006 - Fraternité matin - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Nombre de travailleurs sont exposés à des risques sanitaires réels dus aux conditions dans lesquelles ils évoluent.
Issa Koné, 47 ans, travaille dans une entreprise textile depuis le 18 août 1997. A la section finissage d’écru, il est chargé de dépoussiérer le coton à l’aide d’une machine. Pour se préserver de la poussière de coton, il se protégeait les narines avec un cache-nez. Depuis cinq ans, cet appareil manque, du fait de la récession économique. Un jour d’octobre 2003, Issa éprouve des difficultés à respirer, alors qu’il était au travail. C’est le début des maux de poitrine qu’il ressent jusqu’au mois de décembre. Où, malgré lui, il arrête de travailler sur conseil de son médecin d’entreprise. Qui l’envoie en examen en pneumologie au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody. Là, le Professeur N’gom, qui l’examine, lui apprend qu’il souffre d’asthme.

Après un traitement de trois mois, le Dr Tuo Nalourgo, spécialiste d’asthme au CHU de Yopougon, reçoit Issa Koné, pour un traitement, de décembre 2005 à janvier 2006. Lorsqu’il reprend le travail, Issa ressent vivement des douleurs à la poitrine accompagnées d’étouffement. Sur ordre du médecin de son entreprise, Issa Koné a arrêté définitivement de travailler. Aujourd’hui, il suit un traitement au service de médecine du travail et de pathologie professionnelle au CHU de Yopougon et perçoit de son entreprise une indemnité maladie.
“ Nous lui avons ouvert un dossier en pathologie professionnelle ”, révèle le Docteur Kouassi Yao Mathias, du service de médecine du travail et de pathologie du CHU de Yopougon. Un courrier a donc été adressé, selon le Dr Kouassi Yao Mathias, au médecin de l’entreprise de Issa Koné. Pour qu’il décrive les conditions de travail de Issa. A l’analyse des données fournies par ce médecin, un certificat médical de constatation a été délivré. Attestant la nature professionnelle de l’asthme de Issa Koné.

A l’instar de Issa Koné, bon nombre de travailleurs dans certains corps de métiers, notamment les professionnels de la boulangerie, de la peinture et de la coiffure, ont une forte prévalence de l’asthme, liée à leurs conditions de travail. A cause des détergents et autres teintures et décolorants capillaires qu’ils manipulent. En plein essor avec l’occidentalisation des mœurs, le métier de la coiffure relève toutefois du secteur informel. Avec une prépondérance de la formation, sur le tas, de jeunes filles dont la plupart ont connu des difficultés scolaires au primaire et au secondaire. Toute chose qui fait que les opérations les plus nocives, surtout pour les mains, leur sont dévolues. Elles qui ne bénéficient “ d’aucune surveillance médicale ”.

Une étude transversale a été réalisée, à cet effet, par le service de médecine du travail et de pathologie professionnelle du CHU de Yopougon sur la prévalence de l’asthme professionnel et des conditions de travail dans le métier de la coiffure à Abidjan. D’octobre 1999 à juin 2000, 264 coiffeurs de 65 salons de coiffure de la ville d’Abidjan, par tirage au sort, ont été soumis à des tests au questionnaire dirigé et des tests de peau.
Des signes qui évoquent l’asthme ont été décelés chez 91 coiffeurs (34,5%), avec prédominance de la rhinite (27,4%) et de l’éternuement (31,3%). Les tests de la peau ont révélé, par ailleurs, la présence de la paraphénylène diamine (PPD), la molécule responsable d’asthme, chez des coiffeurs.
N’empêche, parmi 104 coiffeurs présentant un symptôme en rapport avec leur profession, 6 ont envisagé de changer de métier, contre 98 non favorables à la reconversion professionnelle. Isabelle Chiadon, coiffeuse à Adjamé est de ceux-là.
“ Il n’y a pas d’activité sans risque de maladie ” souligne-t-elle.

Les maladies professionnelles, selon le Professeur Jean-Sylvain Bonny, chef de service de médecine du travail et de pathologie professionnelle du CHU de Yopougon, ont une définition médicale et une autre médico-légale. Au plan médical, elles se définissent comme des maladies qui évoluent chez des travailleurs exerçant des activités de façon habituelle et qui sont exposés à un risque : biologique, chimique, physique et ergonomique. Du point de vue médico-légal, ce sont des maladies liées à la profession et indemnisables, et qui appartiennent à un tableau annexé à un décret.
La liste des maladies indemnisables retenues par la prévoyance sociale vérifie deux critères, indique le Professeur Yéboué-Kouamé Yves, Directeur de la médecine du travail. La désignation de la maladie due à ses caractéristiques et le délai de prise en charge déterminent ces critères. Le délai de prise en charge varie selon les maladies.

Les travailleurs exposés au carburant et les laborantins peuvent développer une leucémie, un cancer du sang dû au benzène, 50 ans après leurs activités. Le benzène, on le retrouve à un taux assez bas dans le carburant. Il est cancérigène. Comme tout solvant, le benzène entre par la peau et les muqueuses : la bouche et les narines. Aussi, prévient le Pr Jean-Sylvain Bonny, “ certaines personnes, notamment les mécaniciens auto, qui se lavent les mains ou siphonnent le carburant courent des risques d’attraper le benzolisme : trouble hématologique du sang”. Il recommande donc de manipuler le carburant avec précaution.
Les manifestations qui évoquent le benzolisme, au plan clinique, sont les maux de têtes, les vertiges et autres eczémas (boutons sur la peau). “ Face à ce risque benzénique, les mécaniciens auto ne font l’objet d’aucune surveillance médicale ”, atteste une étude menée par le service de la médecine du travail et de la pathologie professionnelle du CHU de Yopougon.

Au terme de cette étude, le service préconise une campagne de sensibilisation et la création d’un Observatoire du risque benzolique. Pour pallier les risques, il est conseillé aux mécaniciens auto le port “ obligatoire ” d’une blouse, d’un pantalon et des chaussures.
Les pathologies professionnelles n’épargnent pas le personnel soignant. Pour qui l’intolérance aux gants de latex, avec des réactions cutanées, constitue un problème majeur de santé. Parmi les soignants, un travailleur sur dix présente une intolérance aux gants de latex. Parfois, avec des réactions cutanées importantes, gênantes pour leurs activités professionnelles.

Ernest Simon AKA

Lire l'article original

Plus d'articles Ivoiriens - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

Côte d''IvoireSanté tropicale en Côte d'Ivoire
Le guide de la médecine et de la santé en Côte d'Ivoire


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique

www.santemaghreb.com - Le guide de la médecine et de la santé au Maghrebwww.pediatrieafricaine.com - Pédiatrie africaineRencontres Africaines de Nutrition Infantile (RANI)www.sm2ea.com - Santé de la mère et de l'enfant en AfriquePaludisme d'Afrique noirewww.sorlaf.com - Société d'ORL et de Chirurgie Cervico-Faciale des pays d'Afrique Francophone


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !