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Revue de presse

La lutte contre la fistule obstétricale a démarre à Korhogo - 31/01/2009 - Fraternité matin - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Après la région de Man où plus de 347 femmes ont été soignées de la fistule obstétricale, c’est la région de Korhogo qui déclare la guerre à cette maladie dite honteuse qui a détruit la vie de nombreuses femmes. En effet, dans le cadre de la lutte contre cette pathologie, le ministère de la santé en collaboration avec l’Ong Génération femme du troisième millénaire (GFM3) avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations Unies pour la population et avec le soutien des autorités administrations et municipales locales, a organisé récemment une campagne de sensibilisation sur cette maladie obstétricale dans la région de Korhogo. La mission a sillonné les villages de Wraniéné, Torgokaha, Natio Kobadara, Lataha et Kapélé.

Au total, a précisé Mme Touré Honorine, la présidente de GFM3, une vingtaine de femmes souffrant de cette maladie se sont discrètement signalées. C’est pour elle le signe manifeste que la maladie est une réalité dans cette région. Les Docteurs Kra Yao Jules et Diomandé Idrissa respectivement directeur du CHR et Directeur régional de la santé ont renchéri en soulignant que plusieurs cas de fistules ont déjà traités à Korhogo.

Cette maladie était jusque là considérée comme honteuse. C’est pourquoi cette mission s’est fixée non seulement pour but d’abord de sensibiliser et informer les leaders traditionnels et religieux, les accoucheuses traditionnelles, les femmes et les jeunes sur la fistule et leur dire que cette maladie se soigne et se guérit et surtout gratuitement dans le cadre de cette campagne. Et que le Chr de Korhogo sera doté d’un centre de prévention et de prise en charge. D’autre part, de les sensibiliser sur la nécessité d’abandonner certaines pratiques socio- culturelles (excision, mariages et grossesses, précoces…) favorisant la maladie et enfin de leur indiquer la nécessité d’accoucher à la maternité pour éviter cette maladie. Les messages dans ses villages ont été appuyés de sketchs présentés par la troupe « les bizarres de Man et des témoignages de porteuses guéries venues de Man.

Notons que la fistule est une maladie qui se caractérise par des pertes d’urines. Elle est propre aux femmes. Elle se contracte à la suite d’accouchements difficiles. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime à 2 millions le nombre de fistule dans le monde avec une incidence de 100.000 à 200.000 cas par an. C’est en 2003 que l’UNFPA est ses partenaires ont lancé la
première campagne contre cette pathologie.

La Côte d’Ivoire fait partie des pays les plus touchés. Les campagnes de sensibilisation communautaire ont véritablement commencé avec la mise en place du projet « prévention et prise en charge des fistules obstétricales à Man », région la plus touchée par la crise politico-militaire. 52% des femmes porteuses de cette maladie ont été enregistrés dans cette région ; 42% proviennent des autres régions et 6% viennent des pays limitrophes. Plus de 347 femmes ont été guéries.

L’ong GFM3 note avec satisfaction que cette campagne ouverte à Man a augmenté le taux de fréquentation du CHR de cette ville. En réponse à ce fléau, le gouvernement de Côte d’Ivoire en visage d’intensifier la lutte à l’échelle nationale au moyen des stratégies de communication les plus connues que sont le plaidoyer, la communication pour le changement de comportement et la mobilisation communautaire et projette de créer six autres centres régionaux de prévention et de prise en charge en plus de celui de Man à Korhogo, Bouaké, Gagnoa, Séguela, Bondoukou et san-Pedro.

Martial Niangoran
Correspondant régional

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